Séisme Grand Atlas : Transparency Maroc dénonce une reconstruction inachevée et opaque    OICS : la coopération internationale pour le contrôle des drogues a bénéficié aux populations du monde entier    Espagne : Cristiano Ronaldo devient copropriétaire de l'UD Almeria    Intégration régionale : la CEDEAO renforce son alliance avec l'Espagne    Fibre optique. Une autoroute digitale entre la Zambie et le Mozambique    Ryanair : Nouvelle liaison entre Valence et Rabat pour l'été 2026    Hôtellerie : Accor et Bouzoubaa signent le Pullman Casablanca Bouskoura    Foot : Double confrontation Maroc - Burkina Faso pour les Lionnes de l'Atlas    Les supporters de l'AS FAR appelés à la discipline au Complexe Moulay Abdellah    Xi Jinping appelle à un lancement vigoureux du 15e plan quinquennal (2026-2030)    Digital et cybersécurité : le Maroc expose son modèle à Madrid    Géopolitique. Younes Aït Hmadouch : "Parler de la fin du dollar serait économiquement excessif"    nucléaire : Américains et Iraniens se retrouvent ce jeudi à Genève    Ligue des champions : le Real Madrid expulse un supporter pour un salut nazi    Maroc Leasing : hausse du résultat net de 1,9 % en 2025    E-sport: lancement à Maârif du premier centre de gaming de Casablanca    Lekjaa salue le bilan de Gianni Infantino à la tête de la FIFA    Fès: l'USMBA et le CNRST s'allient pour promouvoir la recherche scientifique    Berrada: L'enseignement primaire dans les «Ecoles pionnières» atteindra 80% à la rentrée    Le Polisario silencieux suite à la suspension des liens par la Bolivie    Etats-Unis : Nouveau soutien au projet de loi pour classer le Polisario comme organisation terroriste    Marco Rubio souhaite la fin des missions onusiennes inefficaces comme la MINURSO    Sahara: Le silence de Mistura témoin de la gêne de l'ONU    Estados Unidos: Nuevo apoyo al proyecto de ley para clasificar al Polisario como organización terrorista    El Ktiri:La visite de feu SM Mohammed V à M'Hamid El Ghizlane: Un épisode glorieux dans le processus de parachèvement de l'intégrité territoriale du Royaume    Cotonou: Le président du CESE plaide pour le renforcement du rôle des Conseils économiques et sociaux en Afrique    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    Entre nage extrême et écriture, Hassan Baraka explore «le pouvoir du froid»    Le Chef du gouvernement préside une réunion de suivi de la mise en œuvre de la réforme du système de l'Education nationale et du préscolaire    Recherche scientifique : une nouvelle Unité régionale d'appui technique à Fès    Ramadan 1447: 27.700 ménages soutenus dans la province de Taroudant    Procédure civile : la mue judiciaire est enclenchée    Foot féminin : Maroc - Burkina Faso en match amical à Rabat    Fusillade de Rotterdam : Le Maroc extrade le suspect vers les Pays-Bas    Le tambour Djidji Ayokwè retrouve la Côte d'Ivoire, 110 ans après son départ    Man arrested in Meknes for violent robbery of minor    Fútbol: 5 árbitros suspendidos tras el partido Raja Casablanca - Ittihad Tánger    Deux secousses de magnitude 3 enregistrées près d'Ifrane et Al Hoceima sans dégâts    La FRMF dément le départ Walid Regragui, Xavi pressenti    Espagne-Témoignage au parlement. Un responsable sécuritaire espagnol salue le professionnalisme et la rigueur des services de sécurité marocains    Sahara marocain : l'ONU confirme des négociations à Washington sur la résolution 2797    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    Le site historique de Chellah accueille Candlelight, la série de concerts immersifs qui réinvente la musique classique    Guerlain dévoile Terracotta Golden Dunes, inspiré par le désert du Maroc    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un véritable tableau de bord des compétences
Publié dans La Vie éco le 11 - 07 - 2008

Une grille de compétences sert à recenser les qualités indispensables pour occuper un poste donné.
Dans le recrutement, il permet de mieux comparer les compétences des postulants.
Dans les grandes entreprises, on peut recenser jusqu'à 150 compétences requises.
Les entreprises, surtout les mieux outillées en outils GRH, utilisent de plus en plus les grilles de compétences soit lors des évaluations soit pour le recrutement. C'est un outil qui sert à répertorier les qualités techniques et humaines nécessaires pour occuper un poste donné. Il aide le recruteur à tendre vers plus d'objectivité et lui permet de limiter la marge d'erreurs. Des préalables sont, toutefois, nécessaires pour le mettre en place. Explications avec Essaid Bellal, DG du cabinet Diorh.
La Vie éco : A quoi sert une grille de compétences ?
Essaid Bellal : C'est un tableau de bord qui fournit un cadre de référence des compétences dont dispose l'entreprise. Il recense les qualités indispensables pour occuper un poste donné par exemple sur la base des compétences déjà mises en place. Il sert aussi bien pour la classification des postes, le recrutement, l'évaluation des performances, la formation, la mobilité interne…
On le retrouve généralement dans les grandes entreprises où on arrive à recenser jusqu'à 150 compétences ou plus. Cela dit, l'outil n'est pas encore parfaitement maîtrisé car sa mise en place et son utilisation requièrent des préalables. Cela suppose qu'il faut d'abord définir concrètement les compétences dont on dispose, disposer d'outils RH comme les descriptifs de poste et bien d'autres encore.
C'est sur la base de ce référentiel que les écarts entre les compétences requises et les compétences acquises par un salarié sont évaluées et que des décisions de perfectionnement sont prises.
Les compétences requises sont celles qui sont associées à un emploi, et que l'entreprise estime être indispensables, à un certain niveau, pour une personne devant occuper l'emploi. Si le salarié ne possède pas une compétence, ou la possède à un niveau insuffisant, un écart sera identifié lors de l'évaluation, et les actions de mise à niveau déclenchées.
Comment peut-on mettre en place un tel système ?
Comme je viens de le souligner, il faut d'abord commencer par lister les caractéristiques du poste. Une compétence n'est jamais facile à évaluer.
Généralement, les savoir-faire et compétences techniques constituent la base indispensable sur laquelle on s'appuie pour mener à bien les tâches. Mais elles ne sont pas suffisantes.
Pour prendre toute la mesure du poste et pour apprécier avec finesse et exactitude la capacité des personnes à contribuer au succès de leur future équipe ainsi qu'à celui de l'entreprise, il convient d'apprécier leur intelligence émotionnelle. Il s'agit là d'évaluer la capacité du cadre à prendre conscience de ses émotions et de les exprimer de manière adaptée dans le cadre de son travail.
Cette intelligence, c'est aussi la capacité à reconnaître les émotions des autres et à les utiliser de manière productive dans le cadre des relations interpersonnelles. Il s'agit de déterminer les qualités humaines et professionnelles pour chaque poste. Autre point important, il faut bien s'entendre sur le sens des mots avec l'ensemble des personnes impliquées. Quand on parle de conscience professionnelle, d'approche client, d'empathie…, il faut que chacun converge vers un sens commun aux termes définis.
Dans un second temps, il s'agit de mettre en place un mode de notation à adopter lors des entretiens afin d'évaluer au mieux les compétences des candidats.
C'est valable aussi pour les recrutements ?
Parfaitement. La grille de compétences sert justement à gagner en objectivité lors des entretiens de recrutement et à vérifier rapidement l'adéquation du candidat au poste.
Elle va surtout aider le recruteur à mieux cerner les profils et accroître les chances de trouver les bons profils.
Il faut dire aussi qu'auparavant les entreprises ne se souciaient guère de la gestion des ressources humaines, ni des outils RH. Aujourd'hui encore, pour les salaires, certaines d'entre elles ne disposent toujours pas de grille des salaires et se fient aux pratiques du marché.
Or, la compétitivité et la chasse aux talents les obligent à se remettre en cause et à mettre en place des outils RH de motivation et de fidélisation. Aujourd'hui, une politique de rémunération basée sur une classification des postes est primordiale pour pouvoir retenir les candidats.
Y a-t-il des outils standard sur le marché ?
Evidemment. Mais il y a aussi des grilles spécifiques à des secteurs d'activité et à des métiers pointus. Par exemple, nous avons déjà eu l'occasion de mettre en place une grille des compétences spécifiques à une université.
D'un autre côté, plus l'entreprise gère une multitude d'activités (commercialisation, production, distribution…), plus elle aura à étoffer sa grille de compétences.
Et quels sont les avantages que les candidats peuvent en tirer ?
L'outil est un bon moyen de positionnement en termes de salaire. Mais il sert aussi à évaluer les écarts entre les compétences requises du poste et les compétences acquises des candidats. Si les écarts sont énormes, l'entreprise doit procéder à des actions de mise à niveau.
Les grilles doivent quand même évoluer…
Tout à fait. Les compétences sont évolutives. On peut être reconnu comme compétent si on répond aux normes actuelles. Mais on peut être dépassé si on ne les met pas à jour. Une compétence est aussi transférable. Souvent, la connaissance qui est source de compétence est aussi une problématique au sein de l'entreprise.
On gère les connaissances pour les mettre à disposition des collaborateurs. Cette démarche est parfois inhibée soit en raison de la confidentialité des informations stratégiques, soit du fait de la difficulté à les transmettre ou encore par manque de temps de ceux qui sont habilités à prendre de telles initiatives.
Dans tous les cas, il faut comprendre que l'enjeu de la gestion des compétences au sein de l'entreprise est double. Il s'agit de transformer les compétences individuelles en compétences de l'entreprise mais aussi de valoriser les compétences de l'entreprise.
Par conséquent, celle-ci doit sélectionner ses salariés en fonction de leur aptitude à acquérir les compétences-clés, les pousser à adapter constamment ces connaissances aux besoins nouveaux mais également à les transmettre à autrui.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.