En adoptant le décret relatif aux pensions d'invalidité ou de vieillesse versées par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), le gouvernement rend justice à des milliers de salariés qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pu atteindre le seuil de jours requis pour bénéficier d'une pension, affirme le porte-parole du gouvernement. En ce jeudi 3 avril, le gouvernement a concrétisé un engagement pris dans le cadre du dialogue social, se réjouit le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas. En effet, souligne le responsable gouvernemental, l'adoption du décret n° 2.25.265 relatif aux pensions d'invalidité ou de vieillesse versées par la CNSS marque une importante avancée et met en œuvre l'engagement pris auprès des partenaires sociaux qui a été consigné dans l'accord du 30 avril 2022. Grâce à ce décret, les employés ayant cotisé au moins 1320 jours à la CNSS vont désormais pouvoir bénéficier d'une pension de retraite, explique le ministre. "En adoptant le décret relatif aux pensions d'invalidité ou de vieillesse versées par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), le gouvernement rend justice à des milliers de salariés qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pu atteindre le seuil de jours requis pour bénéficier d'une pension", affirme M. Baitas. De même, poursuit le ministre, le Conseil de gouvernement a adopté un autre décret qui apporte une grande évolution. Il s'agit du décret n° 2.25.266 qui porte sur l'application de certaines dispositions du dahir n° 1.72.184 relatif au régime de sécurité sociale et qui intéresse particulièrement les gens de mer, fait-il savoir. Ceux-ci, explique Baitas, se voient dans l'obligation d'interrompre leur activité, par exemple pendant la période de repos biologique. L'objectif du décret adopté est donc de parer au fait de priver cette catégorie de travailleurs de la pension de retraite, sous prétexte qu'ils n'ont pas accumulé le nombre de jours de cotisation requis, étant donné que la nature de leur activité nécessite des périodes d'interruption. Et le ministre de soutenir que l'adoption de ces deux décrets témoigne de la détermination du gouvernement à œuvrer à la consolidation des fondements de l'État social en remédiant à des questions qui touchent des milliers de salariés et dont le traitement se chiffre en milliards de dirhams. Le ministre délégué aux Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, a également défendu le partenariat du Maroc avec les Etats-Unis en réponse à une question sur les droits de douane de 10% imposés par la nouvelle administration américaine au Royaume. Il a affirmé que « le partenariat maroco-américain est un partenariat stratégique multidimensionnel ». Baitas a expliqué que « le Maroc est le seul pays africain à avoir un accord de libre-échange avec les États-Unis, ce qui constitue la base solide de ce partenariat existant entre les deux pays ». Il a souligné que « Rabat est disposé à cet égard à renforcer cet accord dans le cadre de son rôle de porte d'entrée pour les investissements en Afrique ».