LafargeHolcim Maroc améliore son résultat net consolidé de 18,6 % en 2025    TIC : le marché marocain estimé à 10 MM$ d'ici 2031    Tourisme : la CNT recrute pour sa Commission Développement Durable    La Chine clôt les travaux du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et mise sur un bon départ du 15e Plan quinquennal    Ligue des champions : Achraf Hakimi devient le défenseur africain le plus capé    Grandes écoles françaises : les prépas marocaines en tête du classement étranger    Réforme de l'enseignement supérieur : l'Exécutif dresse le bilan    Justice sensible au genre : l'UE lance le programme HELP au Maroc    Akhannouch préside une réunion sur la mise en œuvre de la réforme de l'enseignement supérieur    Tizi et M.L.I lancent «AMAL 2026» pour former 100 jeunes candidats aux législatives marocaines    Le stade Prince Moulay Abdellah sacré meilleur stade du monde en 2025    Ginebra: El Polisario señalado durante una conferencia sobre niños soldados    Le temps qu'il fera ce jeudi 12 mars 2026    La Kabylie frappe aux portes de l'Europe... Réception de Ferhat Mehenni au Parlement européen    Rachid Talbi El Alami représente SM le Roi à la cérémonie d'investiture du nouveau président chilien    Genève : Le Polisario pointé lors d'une conférence sur les enfants soldats    Climat : Février parmi les plus chauds dans le monde    Rabat: Remise des premiers labels "Musée du Maroc"    Nabyla Maan en concert exceptionnel à Rabat    Pourquoi les gouvernements qualifient-ils les mouvements de liberté de « terroristes » ?    Football congolais : le président de la FECOFOOT condamné à perpétuité    Cash Plus. Le QR Code digitalise le commerce de proximité    RSE : Pharma 5 obtient le label de la CGEM    Agadir : Un stade de 300 MDH en projet à Tikiouine    Ligue des champions : quatre affiches au programme ce mercredi    Le Maroc et l'Espagne se disputent la pépite du Real Madrid Thiago Pitarch    Moulay Abdellah meilleur stade au monde : le Maroc remporte le titre de « Stade de l'Année 2025 »    Maroc : l'accès des filles à l'enseignement supérieur reste limité, malgré les progrès de la scolarisation    Alger : participation en baisse au «forum diplomatique» de soutien au Polisario    Congrès US : le soutien au projet de loi visant à classer le polisario organisation terroriste s'élargit    La rapporteuse spéciale de l'ONU sur la torture attendue à Rabat et Laayoune    Maroc : Les supporters sénégalais repasseront devant la justice le 16 mars    Marruecos y España se disputan la joya del Real Madrid Thiago Pitarch    Arrestation de six individus pour violences liées au sport à Casablanca    Le Chef du gouvernement préside une réunion pour le suivi de la mise en œuvre de la réforme du système de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation    La justice néerlandaise blanchit un ancien employé des accusations d'espionnage pour le Maroc    GASPI : Afrique et Golfe main dans la main    La pièce « Le porteur d'histoire » primée aux Molières arrive au Maroc    Renforcer le rapprochement des civilisations au cœur de la rencontre entre l'ambassadrice de Chine et le directeur de l'ICESCO    L'ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, pressenti pour diriger l'AFD    Paris : 27 pays dont le Maroc signent une Déclaration sur le financement de l'énergie nucléaire    Nayef Aguerd opéré pour revenir plus fort avant le Mondial ?    Gessime Yassine, la nouvelle pépite marocaine qui séduit l'Europe    Nasser Bourita s'entretient à Paris avec le ministre français des AE    Ayra Starr signe son retour avec « Where Do We Go »    Ethiopie. Le livre de Abiy Ahmed devient une bibliothèque pour le public    Le Maroc sous les projecteurs avec l'émission «Voyage Voyage» sur France Télévisions    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Education : Les enseignants grévistes offrent des cours particuliers, un paradoxe déroutant pour les parents
Publié dans Hespress le 08 - 01 - 2024

La crise de l'enseignement prend de plus en plus d'ampleur. Malgré un accord signé entre le gouvernement et les syndicats, le 26 décembre 2023, pour résoudre cette crise, les coordinations, une quarantaine, ont catégoriquement rejeté cet accord. Elles soulignent que les syndicats ne les représentent pas et expriment le souhait de dialoguer directement avec le gouvernement.
Depuis lors, les enseignants sont en grève, laissant les enfants sans école depuis le début de l'année scolaire. Si certains parents ont initialement soutenu la cause des enseignants en reconnaissant la nécessité d'améliorer leurs conditions de travail et financières, aujourd'hui, la réalité les confronte : leurs enfants sont sans école depuis près de trois mois, malgré des examens continus.
Interrogé à ce sujet par Hespress Fr, un directeur régional a justifié cette situation en affirmant que les contrôles continus portent sur les leçons enseignées. Confronté à la réalité des trois mois d'absence d'école, le directeur a corrigé en prétendant que les grèves n'ont débuté que le 5 octobre, ajoutant néanmoins que les enfants ont tout de même droit à des cours les lundis et samedis, lorsque les enseignants ne sont pas en grève, soit deux jours d'école par semaine. Une réponse qui laisse perplexe face à la gravité de la situation.
Le comble de cette affaire réside dans le fait que les mêmes enseignants en grève conseillent aux parents d'opter pour des cours particuliers afin d'améliorer les compétences de leurs enfants. Ironiquement, ces cours particuliers sont dispensés par les mêmes enseignants qui louent des salles dans des quartiers populaires, rassemblant ainsi les enfants victimes de leurs absences et grèves interminables.
« Depuis trois ans, je paie au minimum 150 dhs pour deux heures de cours particuliers par semaine à mon fils, dispensés par son professeur de mathématiques. Cette année, il lui est arrivé plusieurs fois de me dire après un cours particulier, 'ne ramène pas ton enfant demain à l'école, nous sommes en grève'« , confie Fatema, mère au foyer de Mustapha, en 6e primaire, et dont la situation reste précaire financièrement. Et pourtant !
Elle ajoute avec frustration : « Nous comprenons la situation des enseignants, leur désir d'améliorer leur situation, mais il est également crucial de penser à nos enfants. En période de grève, au moins, qu'ils donnent des exercices à faire pendant la semaine, avec l'obligation de les rendre lors du prochain cours, pour les aider à maintenir leur niveau. Sinon, nos enfants passent leur journée devant les écrans, sans rien apprendre ni à l'école ni à la maison« .
Face à la persistance des enseignants dans leur mouvement de grève, les directions régionales relevant du ministère de l'Éducation nationale ont décidé des sanctions administratives à l'encontre des enseignants grévistes. Ces mesures comprennent des suspensions temporaires motivées par le non-respect des obligations professionnelles et éducatives, des absences répétées et illégitimes, privant ainsi les élèves de leur droit à une éducation stable et continue. De plus, ces enseignants sont accusés de ne pas respecter les valeurs et l'éthique professionnelle conformément aux normes du système éducatif et de formation.
Les directions régionales considèrent ces manquements comme graves, conformément à l'article 73 du statut général de la fonction publique. La suspension temporaire s'accompagne d'une retenue sur le salaire, à l'exception des allocations familiales. La situation des enseignants concernés sera examinée en conseil de discipline dans un délai maximum de quatre mois avant la levée de la sanction.
À la fin de cette période, le fonctionnaire peut récupérer l'intégralité de son salaire, même en l'absence de toute décision du conseil à son encontre. Il peut également demander le remboursement des sommes prélevées sur son salaire si aucune sanction n'est prononcée, comme l'avertissement, la réprimande, ou la radiation de la liste des promotions. En revanche, en cas de poursuites pénales, la restauration du salaire intégral dépendra d'une décision du tribunal compétent.
La saison scolaire actuelle est marquée, depuis son commencement en septembre, par d'importantes perturbations dues à de multiples mouvements de grève. Les responsables du ministère ont justifié la suspension en suivant la procédure après avoir épuisé toutes les voies de dialogue et de motivation pour lutter contre le gaspillage du temps scolaire, garantir le droit des élèves à l'apprentissage, et mettre en œuvre le principe de rémunération en échange du travail.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.