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Politique de change au Maroc
Publié dans Finances news le 09 - 02 - 2006

* Oualalou répond que la politique de change adoptée ne subirait aucun changement.
* En matière de change, le vrai problème du Maroc est la perte de compétitivité.
* Il faut admettre que la mondialisation expose le Maroc à des chocs externes.
La formule revient comme un leitmotiv chaque année : «la politique de change adoptée par le Maroc reste toujours préoccupante». Cette polémique a été alimentée récemment par deux faits majeurs. Le premier est essentiellement lié à une volatilité accrue du taux de change entre l’Euro et le Dollar américain. Le second est la forte sous-évaluation de la monnaie chinoise, le Yuan.
Au Maroc, la contre-performance des exportations a remis au-devant de la scène la question de la dévaluation. Il s’agit en fait d’un débat qui part et qui revient. Face aux multiples revendications, les autorités monétaires avaient relativement réussi à tempérer ce débat en initiant une correction technique du panier du Dirham en 2001.
Au cours de l’exercice 2005, la faible performance des exportations marocaines sur les marchés européens, en particulier pour les produits d’habillement, remet au goût du jour une réévaluation du Dirham.
Toutefois, et même au cours de l’exercice 2006, l’argentier du Royaume campe sur sa position. A l’occasion de sa dernière sortie médiatique en tant qu’invité à la Chambre Française de Commerce et d’Industrie au Maroc, Fathallah Oualalou a laissé entendre que la politique de change adoptée ne subirait aucun changement. Il explique à cet égard que «le déficit accusé actuellement résulte essentiellement de la hausse des importations dont la facture pétrolière contribue à 65% dans celle des coûts». Un fait qui d’emblée ne semble pas plaire aux opérateurs, essentiellement dans un contexte de rude concurrence.
Pour l’économiste Najib Akesbi, «la véritable problématique du Maroc est la perte de compétitivité». Il considère à cet effet que si les opérateurs marocains perdent des parts de marché, c’est parce qu’ils exportent des produits à faible contenu manufacturé et technologique. Il s’empresse également d’ajouter que «pis encore, le problème au Maroc est structurel parce que le commerce marocain reste concentré sur quelques produits et quelques marchés».
La dévaluation : une arme
à double tranchant
Toute «surévaluation» de la monnaie nationale par rapport à celle des partenaires commerciaux, clients ou concurrents, augmente le prix à l’export et influe négativement sur la compétitivité du pays sur les marchés internationaux. Selon les analystes du Centre Marocain de Conjoncture, « le débat sur le taux de change ne peut se limiter à une polémique autour de la dévaluation. Il devra également porter sur le régime de change qui se définit comme l’ensemble des règles et des mesures qui délimitent et guident le champ d’intervention des autorités monétaires sur le taux de change.
Il est à rappeler que le régime de change appliqué au Maroc est celui du change fixe. «La valeur du Dirham est ancrée sur un panier de devises comprenant principalement l’Euro et le Dollar». Le choix d’un panier d’ancrage au lieu d’une devise d’ancrage telle que l’Euro ou le Dollar est censé jouer un rôle de stabilisation en plaçant la variation du taux de change du Dirham dans une position médiane par rapport à la variabilité des deux devises-clés du système international.
A ce sujet, bon nombre d’opérateurs estiment qu’il est tout à fait légitime de s’interroger sur la capacité de ce régime relativement rigide mis en place par les autorités monétaires depuis le début des années 70.
Désormais, il faut admettre que l’ouverture accrue expose le pays plus fréquemment à des chocs externes. Il s’avère ainsi plus judicieux de mettre à la disposition des opérateurs des produits financiers leur permettant de se prémunir contre les risques générés par l’instabilité des taux de change. Parce qu’à défaut de faire face aux réels problèmes de compétitivité, la dévaluation apparaît comme une solution de facilité, mais avec un résultat incertain, voire contraire à l’objectif arrêté.
Dans son dernier ouvrage «Faits et problèmes économiques», Aziz Lahlou, professeur d’analyse économique à l’ENA, estime que pour le Maroc, le risque est plus financier que commercial: le danger est que le Dirham surévalué incite les investisseurs à se désengager du marché marocain par mesure de précaution comme cela s’est passé au Mexique et en Asie. Dans les deux cas, la crise a trouvé ses origines dans une surévaluation.
Une chose est donc sûre : la question majeure est de s’assurer de la capacité des autorités monétaires à stimuler l’économie en utilisant la politique de change. Parce que si le déséquilibre est conjoncturel et que le secteur exportateur a tout bonnement besoin d’un petit coup de pouce pour «souffler», la dévaluation pourrait être une issue de court terme. Mais si la perte de compétitivité s’explique par des facteurs structurels qui ont leurs racines dans les entreprises ou leur environnement juridique, institutionnel ou financier, la dévaluation pourrait s’avérer une illusion.


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