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Introduction en Bourse
Publié dans Finances news le 16 - 06 - 2005

En dehors des incitations fiscales, la réglementation en vigueur est un élément essentiel pour stimuler l’introduction
en Bourse des petites et moyennes entreprises. Veillant sur leurs intérêts, les banques semblent cependant ne pas toujours jouer le jeu.
Visiblement, la prochaine introduction en Bourse de Dari Couspâte a servi de catalyseur à une question d’importance : la promotion de l’introduction en Bourse des petites et moyennes entreprises.
C’est sous cet angle qu’il faut donc apprécier le séminaire qui a eu lieu le 10 juin 2005, au siège de la Bourse de Casablanca, animé par d’éminents professionnels et spécialistes marocains et européens du marché des capitaux et de financement des PME. Par cette manifestation, l’Association professionnelle des sociétés de Bourse (APSB), en collaboration avec l’institution américaine «Financial Services Volonteers Corps» (FSVC), a voulu attirer l’attention du CDVM notamment sur la nécessité de doter la réglementation d’une grande souplesse, tout en garantissant la transparence et les informations «utiles» aux investisseurs. En gros, ce qui est demandé pour encourager l’introduction en Bourse des PME, est de mettre en place une réglementation appropriée à ces structures.
Bref, le message à retenir est simple : le Maroc n’est pas obligé d’appliquer une réglementation conforme aux standards internationaux, car la question qu’il faut se poser est de savoir si cette réglementation est compatible avec les spécificités de notre tissu économique.
Les animateurs de cet important séminaire n’avaient pas pour objectif de préconiser un cadre réglementaire précis ou de proposer des solutions «miracles», mais d’exposer leurs connaissances professionnelles et faire une comparaison entre les points marquants des réglementations inhérentes à certaines places boursières internationales. La finalité est donc d’inspirer une réglementation typiquement marocaine, apte à encourager l’introduction en Bourse des PME.
Convaincre les PME
En Angleterre, l’introduction en Bourse d’une PME fait l’objet d’une enquête approfondie visant à déceler les raisons de cette introduction. L’enquête est ensuite publiée à grande échelle et avec tout l’intérêt publicitaire qu’elle mérite, afin de faire de la PME concernée une «vitrine», un outil d’encouragement pour les autres sociétés de même taille.
Simon Brickles, avocat de formation, diplômé de l’Université de Cambridge, et actuellement Directeur général de Plus Markets Groupe plc (auparavant Ofex Holdings plc), a précisé que certes ces enquêtes ont concerné des PME anglaises dont la taille dépasse celle des PME marocaines, mais ceci n’empêche que les résultats de ces mêmes enquêtes demeurent valables pour toutes les entreprises, quelles que soient leur taille.
Pour générer de la valeur et soutenir la croissance (par la réalisation d’investissements ou de projets d’investissements), lever des fonds à moindre coût constitue la raison principale d’une introduction en Bourse. Mais il y a parallèlement d’autres motifs qui ont également leur importance.
La Bourse a, à ce titre, la faculté d’être un miroir qui reflète l’image d’une bonne gouvernance et d’une bonne rentabilité. De ce fait, elle sert à «drainer» la confiance des clients, investisseurs et notamment celle des bailleurs de fonds. De plus, cette introduction permettra à une PME de profiter d’une évaluation indépendante de ses performances et de sa valeur. Un point qui facilite l’attractivité des capitaux-risqueurs.
Ensuite, elle est pour les actionnaires une raison non négligeable pour changer leur politique d’implication dans la vie de l’entreprise. Enfin, elle est l’outil même du développement de l’actionnariat salarial.
A ce propos, Simon Brickles précise : «il y a deux ans, le PDG d’une grande agence de télécommunications m’a expliqué qu’attirer de brillants étudiants, en leur donnant la possibilité de profiter de stocks options, était la raison principale de son introduction en Bourse».
Guerre secrète
Certes, la volonté d’attirer les PME à la Bourse existe bel et bien. Ce séminaire en est la preuve. Seulement, l’introduction en Bourse passe forcément par une société de Bourse. Cette dernière est en général filiale d’une banque. La question est donc : lorsqu’une entreprise, notamment une PME, demande un crédit, est-ce que la banque lui propose la Bourse comme alternative de financement? De même, est-ce que les avantages d’un appel public à l’épargne sont explicités clairement à cette entreprise ?
Bien entendu, pour avoir des réponses à ces questions, Finances News Hebdo ne s’est pas adressé à des banques, encore moins à des sociétés de Bourse filiales, mais plutôt aux personnes directement concernées : les dirigeants de certaines entreprises, de tailles différentes, en premier lieu, et certaines sociétés de Bourse indépendantes, en second lieu.
Les réponses à ces interrogations sont sans équivoques : les banques n’ont jamais préconisé à ces dirigeants l’appel public à l’épargne bien que leurs entreprises soient bien organisées (elles tiennent une comptabilité régulière et sont, par voie de conséquence, aptes à répondre aux exigences de transparence). «Je vois mal comment une banque peut laisser filer l’opportunité de gagner x% d’intérêt sur une créance financière à moyen ou à long terme en préconisant un mode de financement, la Bourse, qui garantit une levée régulière de fonds à un coût acceptable», précise l’un de ces dirigeants. Mieux encore, le dirigeant d’une société de Bourse indépendante nous a assuré que l’un de ces clients ne savait pas qu’il pouvait lever des fonds gratuitement (sans payer des intérêts) tout en bénéficiant d’une exonération de 50% de l’IS s’il opte pour une introduction en Bourse et que les banquiers ont toujours fait en sorte de lui montrer que le financement de la croissance via l’endettement est la solution la moins coûteuse !
Ce phénomène (la guerre secrète que les banques mènent contre le marché boursier) n’est pas propre uniquement au Maroc, car même les puissances économiques en souffrent. En tout cas, l’Angleterre a déjà trouvé la solution : «la réglementation anglaise donne la possibilité à des cabinets d’audit et à d’autres établissements non financiers la possibilité d’accompagner les entreprises dans leur introduction en Bourse», précise Sami Toutounji, associé au sein de l’équipe des marchés du cabinet juridique international de «Shearman & Sterling LLP Paris».
Non pour une réglementation pléthorique !
Quand on parle du marché financier, on parle forcément de l’épargne publique. La réglementation et les mesures répressives sont donc les bienvenues pour protéger cette épargne et donner la crédibilité nécessaire au monde des affaires. Néanmoins, il faut avoir une réglementation, mais il ne faut pas en avoir trop . «Contrairement à ce qui est répandu, ajoute Simon Brickles, les investisseurs n’aiment pas que la réglementation soit lourde, et ce pour deux raisons. D’abord, une réglementation lourde est facile à digérer quand il est question de marchés seniors, mais elle ne l’est pas du tout lorsqu’il s’agit d’un marché de PME. Ensuite, l’investisseur juge qu’il n’est pas logique d’épuiser une bonne partie de son effort rien que pour se conformer à une réglementation trop exigeante. Un investisseur a pour principal souci la rentabilité de son investissement».
Pour sa part, Sami Toutounji a évoqué la souplesse de la réglementation américaine lorsqu’il a soulevé le principe de «transparence». Un principe qui oblige, pour le cas du Maroc, la communication d’informations financières prévisionnelles avant l’introduction en Bourse ainsi que «toutes» les informations financières inhérentes au déroulement de l’activité après l’introduction.
En effet, la réglementation américaine a fixé une quinzaine de cas dont chacun exige la communication d’une certaine catégorie d’informations financières. En d’autres mots, une entreprise doit savoir dans quelle catégorie elle se trouve pour ne communiquer que quelques informations (celles exigées par ce «cas») qui sont jugées largement suffisantes pour les clients, les investisseurs et les bailleurs de fonds.
Bref, il ne faut pas tabler sur la «quantité», mais sur la «qualité» pour mettre en place un cadre réglementaire apte à encourager l’introduction en Bourse des PME. «Ce qui est exigé dans une réglementation, c’est d’être uniquement sévère là où il faut l’être : le cas d’une tentative de manipulation des cours à titre d’exemple», tient à préciser Brickles.
(Voir aussi page 11)


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