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Migration clandestine : Seuls 2,3 % veulent rester au Maroc
Publié dans Finances news le 27 - 05 - 2010

* Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de migrants clandestins oscille entre 10.000 et 12.000 personnes.
* Comptant plus de femmes, de mineurs et de personnes instruites, les migrants ont en effet évolué ces dernières années.
* L’état des lieux de ce phénomène a fait l’objet d’une intéressante étude réalisée par Mohamed Khachani, de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat.
* Résumé de ce travail publié dans les Cahiers du Plan.
La migration irrégulière, masculine au départ, est devenue mixte. Puisque de plus en plus de femmes tentent l’aventure dans les mêmes conditions difficiles pour atteindre l’une des destinations privilégiées : L’Italie et l’Espagne. Les mineurs aussi migrent de plus en plus clandestinement. Les migrants sont de plus en plus instruits !
Au Maroc, à part les migrants marocains dont l’effectif est difficile à déterminer et qui sont originaires de pratiquement toutes les régions du Royaume, les migrants irréguliers sont constitués de trois catégories.
Il y a d’abord les réfugiés, ceux entrés au Maroc de manière irrégulière et provenant de pays en guerre civile où la sécurité des personnes n’est pas garantie, mais dont la destination finale est l’Europe. Le nombre total des réfugiés demeure relativement faible, 877 cas officiels, selon le HCR, à fin septembre 2008. Ils sont essentiellement originaires de Côte d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo et d’Iraq. La deuxième catégorie est celle des migrants en transit, qui ne sont pas attirés par des opportunités d’emploi au Maroc, mais qui considèrent ce pays comme une étape pour accéder à l’espace européen. Dans cette catégorie, on trouve principalement les subsahariens et accessoirement les asiatiques.
Enfin, les étrangers travaillant au noir, un phénomène découvert récemment à la suite d’une enquête réalisée par l’Inspection du Travail en 2007. Les inspecteurs ont recensé près de 3.000 personnes issues de 45 nationalités dont des Anglais, des Libanais, des Coréens et des Saoudiens. Mais les Chinois et les Français demeurent les plus nombreux. Tous les secteurs d’activités sont concernés, avec une forte concentration de travailleurs étrangers dans l’hôtellerie et la restauration. Cette fraude touche même les entreprises structurées. Pourtant, le code du travail est clair. Dans son article 516, il stipule que « tout employeur désireux de recruter un salarié étranger doit obtenir une autorisation de l’autorité chargée du travail ».
Mais la présence irrégulière la plus visible est celle des subsahariens. Dans cet espace méditerranéen, la géographie a fait du Maroc un passage obligé pour atteindre « l’Eldorado européen ». Le Maroc, devenu ainsi un espace de transit, a tendance à devenir un pays d’immigration.
La majorité des migrants subsahariens sont arrivés au Maroc par voie terrestre. Le principal point d’accès de ces migrants est la frontière avec l’Algérie. La frontière maroco-algérienne par l’Est concerne l’essentiel des migrants subsahariens, soit 55,9%, et leur passage se fait généralement entre la ville algérienne de Maghnia et Oujda. La frontière maroco-algérienne du sud vient en seconde position avec 17,6% des migrants. Les portes d’entrée secondaires sont les aéroports (13,2% des migrants), l’Océan Atlantique (7,2% de migrants) et la frontière maroco-mauritanienne du sud empruntée par 5,7% de migrants.
Ainsi, la durée moyenne de séjour au Maroc est d’environ 2,5 ans pour l’ensemble des migrants subsahariens enquêtés, 24% ont une ancienneté migratoire de 4-12 ans et un peu moins des deux tiers, soit 65,5%, ont une ancienneté oscillant entre 1 et 3 ans. Presque un migrant sur dix (10,5%) a séjourné dans le Royaume pour une durée de moins d’un an.
Au Maroc, ces migrants sont confrontés à de grands problèmes ; ils se livrent à différentes activités pour survivre (cordonniers, gardiens…). Seuls 2,3% déclarent avoir un travail régulier. Le secteur le plus fréquemment cité est celui du bâtiment, 20,8 %, et les travaux domestiques, 18,8%, qui occupent 14,6% des hommes et 37,5% des femmes. Quelque 16,7% affirment travailler dans l’artisanat. Seuls 4,2% ont exercé des activités l’agriculture, ce qui s’explique probablement par le fait que les subsahariens enquêtés vivent essentiellement en milieu urbain, dans des quartiers périphériques des grandes villes ou aux abords immédiats des centres urbains. La situation est plus difficile pour certains d’entre eux qui se trouvent acculés à la mendicité. Quelle que soit la situation où se trouve le migrant clandestin au Maroc, il envisage son avenir en fonction de son vécu et de ses aspirations.
L’investigation montre la force de la conviction, malgré tous les handicaps et tous les obstacles, 72,6% entendent réaliser leur projet migratoire. Cette forte détermination conforte l’hypothèse que le projet migratoire se substitue à un projet de vie pour la majorité d’entre eux.
Les 10,6% qui comptent retourner dans leurs pays ont également opté pour une prise de conscience des difficultés à surmonter en situation de migration.Il reste un pourcentage non négligeable de 14,3% qui sont indécis et n’envisagent aucune solution pour leur avenir.
Une infime minorité déclare vouloir rester au Maroc, soit 2,3% seulement.
Mais les estimations de l’effectif des migrants subsahariens irréguliers divergent. Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de ces migrants oscille entre 10 à 12.000 personnes. En raison de l’intensification du contrôle aux frontières, le phénomène serait en régression significative, selon l’étude de Mohamed Khachani.
En référence aux interceptions de personnes en situation irrégulière par les autorités nationales, il s’avère qu’après une légère croissance, de 24.245 cas en 2000 à près de 30.000 en 2005, elles ont connu un déclin significatif à partir de 2005 pour atteindre 14.449 cas en 2007, dont 7.027 migrants subsahariens. A noter que depuis 2003, le nombre de migrants subsahariens arrêtés a dépassé constamment celui des nationaux.


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