Les États-Unis s'apprêtent-ils à siffler la fin de la MINURSO ?    Ahmed Toufiq insiste sur le respect des constantes religieuses    10 Ramadan : des personnalités civiles et militaires se recueillent la tombe de feu Mohammed V    Mayors Challenge: Fès remporte un million de dollars pour sa gestion des déchets    ADM améliore son chiffre d'affaires consolidé de 20 % en 2025    Maroc : près de 12 milliards de DH de recettes touristiques en janvier    OpenAI boucle un financement record de 110 milliards de dollars    Marchés publics : l'IGF traque un vaste réseau de fausses garanties bancaires    Bourse de Casablanca : performance mensuelle négative    Royal Air Maroc annule des vols en raison de la fermeture de l'espace aérien au Moyen-Orient    Auto Hall : un chiffre d'affaires consolidé de plus de 5,9 MMDH en 2025    Le Maroc condamne les frappes iraniennes contre des pays du Golfe    Les Émirats condamnent "avec la plus grande fermeté" les attaques iraniennes visant la région    Doha condamne des tirs de missiles iraniens et se réserve le droit de riposter    Déraillement d'un tramway à Milan: 2 morts et une cinquantaine de blessés    Etats-Unis. Trump annonce le début de nouvelles frappes américaines en Iran    Mondial 2026 : la FIFA va envoyer une mission pour évaluer la sécurité au Mexique    Botola : L'AS FAR domine largement le COD Meknès    Amical: Les Lionnes écrasent le Burkina Faso    Le temps qu'il fera ce samedi 28 février 2026    Les températures attendues ce samedi 28 février 2026    Agadir: Le CHU Mohammed VI introduit la technique d'imagerie intravasculaire par ultrasons    Sport, sécurité narrative et recomposition géopolitique en Afrique : le Maroc face à la guerre des récits    Al Houara Classic : le MENA Golf Tour fait étape à Tanger    Manchester United : les finances repassent dans le vert malgré la restructuration    Bamako. La Biennale fait rayonner la photographie africaine    Chefchaouen : drones et hélicoptère mobilisés pour retrouver une fillette disparue    Un migrant tente de traverser vers Ceuta en utilisant un parapente    Marruecos: 4.083 infracciones registradas por el control de mercados durante el Ramadán    Figuig : 20 organisations saisissent le chef du gouvernement    Jared Ejiasian, pulvérise le record du monde U18 du 60 m haies    Han Jun : « L'expérience de la Chine contribue à la réduction de la pauvreté dans le monde »    Des scientifiques sonnent l'alarme : le changement climatique a intensifié les neuf récentes tempêtes    Saulos Chilima : Un an après le crash, le Malawi relance les investigations    Santé : le ministère accélère la régularisation des dossiers administratifs    Données personnelles : le Maroc et le Portugal signent un mémorandum d'entente    Sahara : la Mauritanie réaffirme sa neutralité constructive    CDH-ONU : La situation des Sahraouis des camps de Tindouf au centre d'une réunion à Genève    CDH-ONU: La situación de los saharauis en los campamentos de Tinduf en el centro de una reunión en Ginebra    Israel vuelve a tropezar con la soberanía marroquí sobre el Sahara    Israël bugge à nouveau sur la souveraineté marocaine sur le Sahara    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Plans d'aménagement de Casablanca : Le retard dans la réalisation pénalise l'investissement
Publié dans Finances news le 27 - 11 - 2014

La multitude des intervenants et la lenteur des procédures compliquent la réalisation des documents d'urbanisme. Le plan d'aménagement ne doit pas être une loi imposable à tout le monde, mais plutôt un document d'orientation. Ces documents donnent de la visibilité aux investisseurs et limitent la spéculation sur les ter-rains urbains.
La réalisation des documents d'urba-nisme est la princi-pale contrainte qui perturbe le développement des grandes villes. C'est un constat que partagent les pro-moteurs et autres profession-nels du secteur. Il est clair que la croissance démographique nécessite la réalisation de zones pour le logement, les activités, pour les loisirs, les équipements et aussi les espaces verts. Malgré le lancement de nou-velles assiettes foncières, leur accompagnement sur le plan administratif pour leur viabi-lisation et leur homologation pose différents problèmes. «Le retard dans la réalisa-tion des plans d'aménage-ment a un impact terrible sur l'investissement. Ce sont des documents qui sont réalisés sur la base de concertations avec tous les acteurs concer-nés. Sur le plan local, chacun doit donner son point de vue et ses recommandations. Le document doit être soumis par la suite au Secrétariat général du gouvernement pour une autre lecture. C'est pour cela qu'il y a plusieurs étapes, différents interve-nants et par conséquent les délais deviennent longs. Leur durée d'approbation est en moyenne de deux ans», sou-ligne Driss Effina, expert en immobilier. En effet, il y a plusieurs inter-venants dans ce domaine notamment les départements ministériels ou leurs repré-sentants locaux, l'Habitat et l'Urbanisme, l'Intérieur, la Direction des domaines, la Protection civile, l'Eau et l'En-vironnement, les communes, l'ONEE, les régies de distribu-tion de l'eau et de l'électricité, les Eaux et forêts, les sociétés de télécoms... Chaque intervenant peut blo-quer ces documents d'urba-nisme soit par son absence, par ses réserves ou par son rejet. Il est donc question que le projet reçoit l'aval de tous les membres de la commis-sion. C'est ce qui explique le retard pris en matière de pro-duction de ces lois urbaines. «Le domaine de l'urbanisme ne relève pas uniquement de la responsabilité du départe-ment de l'Habitat ou de l'Inté-rieur. Ce sont les commis-sions locales qui regroupent plusieurs administrations et d'autres acteurs publics ou privés pouvant atteindre une cinquantaine qui arrêtent ces documents d'urbanisme», explique Effina. Il y a eu beaucoup d'espoir et d'attente concernant le Schéma directeur d'aména-gement urbain (SDAU) pour bouleverser la physionomie des villes marocaines et leur permettre d'activer leur dyna-misme. Mais sa réalisation est conditionnée par la création des infrastructures néces-saires et le changement de la réglementation. Au niveau du foncier, sous la pression urbanistique les grandes villes comme Casablanca et Rabat ne dis-posent pas d'assez de marge de manoeuvre pour offrir davantage d'assiettes fon-cières, leur extension vers les périphéries est inévitable. «Le plan d'aménagement ne doit pas être une loi impo-sable à tout le monde elle doit être un document d'orienta-tion. Les autorités se sont inspirées du modèle français sans prendre en considération les spécificités marocaines. Une fois établi, le taux de réalisation des plans d'amé-nagement ne dépasse guère les 15%. Car personne n'a les moyens pour le mettre en oeuvre. Le secteur privé et la communauté seront pénalisés du fait que tout retard ne donne pas assez de visibi-lité aux investisseurs. Cela incite les propriétaires terriens à spéculer et faire flamber l'immobilier», ajoute Effina. Depuis les événements de 1981, l'Agence urbaine de Casablanca reste sous la tutelle de l'Intérieur alors que les autres agences dépendent du département de l'Habitat. Il était question de faire un cadrage sécuritaire de la ville même sur le plan de l'urba-nisme. «La dérogation qui devrait être une exception en matière des autorisations est devenue la règle», constate Effina. A Casablanca, sur 34 plans d'aménagement en projet 26 sont actuelle-ment opposables aux tiers. Le rythme des réalisations a été certes accéléré ces deux dernières années mais les années de retard ont perturbé le climat des affaires. Plusieurs grands projets sont inscrits dans le cadre du renouvellement urbain de la ville. Casablanca est une grande métropole qui connaît un essor démographique et économique notoire. Elle ambitionne de se doter d'infrastructures modernes capables de répondre aux besoins de sa population. Pour qu'elle devienne attrac-tive et agréable d'y vivre, elle doit être productive et durable. Pour réduire la pres-sion sur le foncier et offrir davantage de terres pour la construction de logements, de nouvelles zones ont intégré le périmètre urbain comme Nouaceur ou Zenata. 5000 ha sont dédiés aux nouveaux pôles d'activités.
L'héritage du système français
Les documents d'urbanisme est un système hérité du modèle français. Ils ont un intérêt en tant qu'outils de planification stratégique permettant de maîtriser et d'anticiper le développement des territoires et la promotion des investissements. Le développement durable est devenu incontournable dans leur élaboration. Pour ce faire, les projets insistent sur une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, la maîtrise des besoins de dépla-cement et de la circulation automobile, la préservation de l'environnement dans tous ses états. Il est aussi question d'assurer la sauvegarde des ensembles urbains remarquables et du patrimoine bâti, la prévention des risques naturels prévisibles, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.