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A quel moment investir en Bourse ? : L'éternelle confrontation entre l'analyse fondamentale et l'analyse technique
Publié dans Finances news le 15 - 09 - 2011

Le signal de retournement de tendance est difficile à détecter.
Le couple rendement/risque tend actuellement à la baisse.
Acheter au plus bas et vendre au plus haut. Telle est la transaction parfaite de tout investisseur plaçant son argent en Bourse. Ayant conscience des risques encourus en entrant en Bourse, les intervenants tentent tant bien que mal d'en sortir avec les moindres dégâts possibles. Ils essayent, de ce fait, de valider le scenario de départ et de maximiser leurs plus-values.
Mais attendre le déclenchement d'un signal fort et espérer que le cours d'une valeur monte (ou baisse), encore plus pour se défaire d'une valeur ou l'acquérir, peut s'avérer périlleux. Ne le nions pas, on ven rarement au maximum du cours atteint et inversement.
Ce qui serait judicieux c'est d'attendre que le mouvement d'achat/vente se confirme, cassant ainsi la baisse (montée) du cours et de se positionner. Le rendement serait forcément moindre mais le risque est davantage managé.
La prudence est de mise
La question qui intrigue nombre d'entre nous, dès lors, est : quel est ce retournement de signal qu'il faut attendre pour investir en Bourse ? Quel est ce point haut ou bas ?
Il est vrai qu'au sein du marché boursier de Casablanca, le contexte est assez morose et ce n'est pas pour bientôt que la situation va s'améliorer. Cependant, cela n'élimine pas le fait que le placement relève d'une stratégie et d'un suivi de la part d'analystes, traders de la salle de marché et conseillers d'investissement également.
Des avis partagés
Dans ce cadre, deux écoles se confrontent. La première repose sur la psychologie des faiseurs du marché et la cyclicité des cours d'une valeur. L'autre, par contre, se base sur des éléments plus concrets qui vont des résultats réalisés par la société, à ses perspectives d'avenir et ses multiples de valeur.
De plus en plus d'analystes préconisent l'analyse chartiste pour prévoir l'évolution future des valeurs. Cette technique adoptant des méthodes simples, prend comme paramètres d'étude l'historique des cours et des volumes représentés sous forme de graphiques et essaye, par la suite, de prévoir le comportement du cours dans l'avenir. «L'analyse graphique facilite non seulement la lecture des tendances et des supports, mais permet également de prédire l'avenir», se réjouit d'assurer cet analyste.
Sans entrer dans les soubassements théoriques et les fondements académiques de chaque méthode, il est nécessaire quand même de préciser que l'analyse technique repose sur les émotions des investisseurs, sur la cyclicité de l'évolution d'un titre sur le marché et sur l'évidente reproduction des évènements passés.
L'analyse fondamentale, quant à elle, se veut plus raisonnable, parle d'elle-même, a besoin de chiffres palpables, de détails, de cerner les diverses facettes de la société pour, en fin de compte, pouvoir établir une valorisation précise de cette dernière et prévoir ainsi son avenir. En effet, prenant en compte des éléments ayant trait tant aux réalisations historiques de la société qu'à sa stratégie, sa part de marché, son volume d'activité…et moult autres paramètres, l'analyse fondamentale est naturellement bien plus réfléchie et davantage rationnelle, mais est régulièrement biaisée à cause des changements de donne macro-économique ou à l'intérieur de la société elle-même. «Bien que plus sensée, l'analyse des seuls aspects fondamentaux d'une société ne peut révéler avec exactitude le cours cible que cette dernière atteindra. Pour être crédible, elle doit continuellement être actualisée et accompagner les modifications du secteur dans lequel l'entreprise opère», ajoute notre source.
Adopter une méthode d'analyse ou une autre est sujet à débat, que cela soit sur le marché financier marocain ou sur un marché plus développé.
Il est vrai que la différence entre les deux approches est de taille et qu'il n'existe aucun point commun entre les deux, mais il existe quand même un terrain d'entente. Ce dernier réside dans l'horizon de prévisions. Alors que la première permet des prévisions courtermistes, la deuxième se spécialise plus dans le moyen et long terme et c'est ce dernier point qui fait leur complémentarité.
Les professionnels du marché peuvent ainsi effectuer des placements en Bourse et, en combinant les deux méthodes, l'analyse fondamentale permet de ce fait de sélectionner les valeurs à potentiel élevé, et ce à moyen et long terme. Quant à l'analyse technique, elle oriente sur le meilleur moment d'acheter ou vendre des valeurs et d'éviter, par conséquent, d'investir dans des valeurs sans tendance.
Qu'en est-il de la réalité du marché marocain?
De l'avis de certains analystes, la situation actuelle du marché financier rend difficile l'application de ces deux méthodes pour placer ses fonds en Bourse avec un taux d'erreur epsilon. Le manque de visibilité et l'incertitude continue qui règnent effectivement sur le contexte général, d'une part, et la méfiance des investisseurs envers tout investissement dans le marché actions, d'autre part, génèrent un ratio gain/risque insuffisant. Ce dernier penche plus vers le dénominateur.
Thami Kabbaj, président de TKL Trading, affirme qu' «il est difficile de définir un signal de retournement de tendance pour le marché marocain parce qu'il existe plusieurs possibilités».
Les propos de ces derniers sont confortés par un gestionnaire de portefeuille de la place qui affirme que «la tendance baissière est présente, les pronostics de performance du marché d'ici à la fin de l'année étant totalement opaques».
Rien n'est encore clair. Tel est le constat général de la place. Notre gérant ajoute que «l'indice général du marché a cassé le canal baissier des 11.500 points, ce qui constitue en soi un signal positif pour le marché. Ceci dit, la hausse ne s'est pas encore confirmée».
La préparation du projet de Loi de Finances 2012, l'approche des élections législatives, l'ambigüité de la situation économique européenne, sont autant de variables attendues par les investisseurs en vue d'améliorer le statut quo dans lequel baigne le marché.
«L'intervention d'une main invisible pour arranger les choses est espérée fortement», précise le gérant. L'appel est alors lancé aux gourous de la place qui dynamisent activement le marché.


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