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Croissance non agricole : Peut-on aller au-delà de la barre des 7% ?
Publié dans Finances news le 25 - 11 - 2010

La croissance du PIB n'a pas suivi la même courbe de progression que celle qu'ont connue les crédits à l'économie.
Les banques semblent avoir favorisé, durant la dernière décennie, l'investissement non productif.
Dès 2011, une nouvelle phase d'accélération devrait se manifester grâce aux crédits immobiliers et aux crédits à l'équipement, considérés comme principaux leviers.
La relation entre le rythme de la croissance économique et celui de la croissance des crédits reste très étroite. Le deuxième explique souvent le premier, mais leur corrélation n'est pas toujours parfaite.
«En effet, l'analyse comparative de l'évolution des crédits à l'économie et de celle du PIB non agricole au Maroc, sur les dix dernières années, relève que la croissance du PIB n'a pas suivi la même courbe de progression que celle qu'ont connue les crédits à l'économie», indiquent les analystes d'Attijariwafa bank dans une étude publiée récemment.
Cela laisse croire, selon la même source, «que notre croissance non agricole était en train d'approcher ses limites et qu'elle trouvait tout le mal du monde à atteindre la barre des 7%». Précisons que la restriction de l'analyse d'Attijariwafa bank au PIB non agricole au lieu du PIB global, vient, entre autres, de la volatilité de l'évolution du secteur agricole, fortement dépendant du facteur climatique et de son faible accès au crédit de financement.
Ainsi, ce plafonnement laisse penser aussi que les crédits contribuent de manière très peu efficace à la croissance globale de l'économie nationale. «Or, cette hypothèse n'est pas crédible si l'on tient compte du degré de maturité atteint par le système bancaire, puisqu'il est considéré parmi les plus élevés de l'ensemble de la région MENA», souligne l'étude.
Toutefois, cette maturité tire son origine de la réforme des statuts de Bank
Al-Maghrib en 2006, ce qui lui a permis de consolider son indépendance, d'étendre ses prérogatives et d'inscrire la maîtrise de l'inflation comme principal objectif de la politique monétaire.
À partir de ce moment-là, toutes les conditions nécessaires à l'ouverture des vannes du crédit étaient présentes. Citons, en entre autres, un système bancaire surliquide alimenté par une balance des paiements excédentaire, des taux d'intérêt orientés à la baisse, une inflation maîtrisée et un contexte macroéconomique très prometteur.
D'ailleurs, selon le ministère des Finances, il y a eu une hausse de la croissance annuelle moyenne des crédits à l'économie et celle du PIB nominal. De plus, le rapport crédits sur PIB a sensiblement augmenté (77%), accompagné par une amélioration du poids de l'ensemble des activités financières (5,7%), en gagnant 0,9 point entre 1998 et 2008.
En revanche, précisent les analystes d'Attijariwafa bank, «la distribution des crédits était largement favorable aux crédits immobiliers, gagnant 15 points pour atteindre 30% en 2009». Cette hausse s'est faite au détriment des crédits de trésorerie qui ont perdu 13 points, alors que la part des crédits à l'équipement est restée stable autour de 22%.
Cependant, la croissance des crédits immobiliers est due à la politique du logement social lancée par le gouvernement marocain. Cette politique a permis le développement phénoménal du secteur immobilier, au travers de la mise en œuvre de mesures fiscales encourageantes par l'Etat et l'ouverture de l'accès au financement par les banques aux entrepreneurs. Notons aussi que, selon le HCP, ces crédits avaient littéralement explosé en atteignant un pic de 222% (en novembre 2008) par rapport à ceux destinés à l'acquisition. En conséquence, sur une période de près de deux ans, le financement de l'offre a été supérieur à celui de la demande.
Investissement global et ressources
La somme de l'encours des crédits immobiliers et des crédits à l'équipement présente une évolution parfaitement corrélée à celle de la FBCF (Formation Brute de Capital Fixe) sur une durée de 10 ans. L'analyse de l'évolution de l'investissement globale effectuée par les analystes d'Atiijariwafa bank précise que «les banques, qui jouent un rôle de liaison entre l'épargne et l'investissement, semblent avoir favorisé durant la dernière décennie l'investissement non productif (achats de logements) au détriment de l'investissement productif (achats de machines et de biens d'équipement durables)».
Néanmoins, la dimension sociale de l'investissement non productif est considérée comme un préalable à la mise en place des conditions nécessaires à une croissance soutenue à long terme.
L'analyse des ressources alimentant l'évolution des crédits montre que la croissance moyenne des dépôts a été de sept points inférieurs à celle des crédits, sur la période 2006-2009. Selon le ministère des Finances, l'économie nationale est passée d'une situation d'excédent de financement à une situation de besoin de financement, besoin qui explose en 2008, pour atteindre près de 35 milliards de dirhams.
Cette situation s'explique par l'impact de la crise financière sur l'épargne nationale émanant des transferts des migrants (20% de l'ensemble des dépôts). Pour dire que l'épargne marocaine est fortement dépendante de l'extérieur et un choc exogène qui l'atteint peut tout de suite affecter la capacité globale de financement et limiter ainsi l'investissement.
La reprise
Le rapport d'Attijariwafa bank montre que la croissance des crédits a connu une décélération en 2009, à cause de la baisse des crédits à la consommation et des crédits de trésorerie. Mais, elle devrait se maintenir au-dessus du seuil de 8% en 2010, grâce à la demande émanant des ménages qui devrait connaître une légère reprise, vu la dernière baisse de l'impôt sur le revenu et la reprise des transferts des MRE.
Dès 2011, une nouvelle phase d'accélération devrait ainsi se manifester grâce aux crédits immobiliers et aux crédits à l'équipement, considérés comme principaux leviers. Ainsi, les crédits immobiliers, au travers notamment des incitations fiscales introduites dans la Loi de Finances pour accompagner la stratégie du logement social, se traduiraient par une hausse de la demande de financement bancaire.
De plus, selon la même source, «les crédits à l'équipement continueront à suivre la dynamique que leur insufflent les investissements publics (Plan Emergence, Plan Maroc Vert, Maroc Numeric, Plan Rawaj), soit une hausse de 20% par rapport à l'année précédente». Ce qui devrait entraîner un effet multiplicateur sur la demande en investissement, de manière générale, et favoriser la capacité exportatrice marocaine par l'amélioration de la compétitivité dans des segments industriels biens définis.
La réussite de ces plans, d'après ledit rapport, devrait sans doute permettre aux échanges extérieurs de contribuer positivement, et de manière structurelle, à la croissance globale. La croissance potentielle du PIB non agricole pourrait alors passer à un palier supérieur, au-delà des 7%, et s'approcher ainsi un peu plus des niveaux de croissance que connaît «l'élite» des pays émergents tels la Chine, l'Inde ou encore la Corée du Sud.


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