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Billet de la rédaction / Enseignement, le Maroc ce cancre de la classe
Publié dans EcoActu le 05 - 09 - 2018

Au moment où le débat fait rage à propos de la pédagogie de l'enseignement au Maroc, nous sommes-nous demandés après 60 années d'indépendance, quelle élite avons-nous formée grâce aux différents systèmes expérimentés et surtout quelles universités avons-nous préparées pour accueillir cette jeunesse composée des femmes et des hommes qui prendrales rênes du pays ?
Tout d'abord, il faut reconnaître que le constat est amer et les chiffres sont cinglants à propos de notre école publique et de notre enseignement en général, qui est classé parmi les derniers des derniers dans le monde malheureusement.
En effet, depuis les années 80, nous glissons sur une pente raide essuyant les ratages et les échecs avec les conséquences d'une part du PAS (Plan d'ajustement structurel) qui a impacté lourdement la société en désarticulant deux domaines majeurs, qui sont l'enseignement et la santé avec toutes les restrictions budgétaires qui leur ont été imposés ; Et d'autre part, et à la même période, de la fameuse arabisation des matières scientifiques qui a sacrifié des générations et des générations des enfants de la classe moyenne et de la classe paupérisée sur l'autel identitaire des « visionnaires » tandis que leurs enfants étaient placés dans un autre système scolaire à savoir les missions étrangères.
Les conséquences ont été effectivement très lourdes : une école publique démissionnaire doublée par une école privée qui saigne à blanc la classe moyenne qui espère un avenir meilleur pour ses enfants et puis une scission claire et nette entre les classes sociales avec une perception de l'avenir diamétralement opposée entre les jeunes lauréats issus d'un parcours estudiantin ou d'un autre relatif à la classe sociale à laquelle ils appartiennent.
A côté de cet échec patent et de cette dichotomie qui mettent en place des projets de vie différents pour les uns et pour les autres. Nous nous posons encore la même question : Qu'en est-il de nos universités, qu'en est-il des budgets astronomiques alloués à la promotion de la recherche et des études supérieurs ?
Malheureusement, nous ne sommes classés nulle part dans les trois classements mondiaux les plus célèbres et les plus reconnus à savoir la QS (QS World University Rankings), le classement de Times ou le classement de Shanghai. Nous n'existons même pas parmi les derniers sur les tableaux de classements des Universités du monde et exceptionnellement cette année, l'Université al Akhawayn d'Ifrane, université privée dont l'enseignement est dispensé en anglais, a pu décrochée une place dans la fourchette des 800-1000 établissements de ce classement QS. Par ailleurs, dans ce même classement QS à l'échelle de notre continent, il y a 17 universités africaines classées parmi les 1000. Les universités Sud-africaines et egyptiennes restent les meilleures en Afrique. En effet, ce sont trois universités Sud-africaines qui occupent les premières classes africaines, notamment l'université du Cap (publique) (200 au classement mondial), suivie de l'université de Witwatersrand (381), puis de Stellenbosch (405). L'Egypte vient juste après avec 6 établissements dont le mieux classé est l'université américaine du Caire (privée) qui arrive quatrième du classement africain et 420ème au classement mondial, puis de l'université du Caire (publique) au rang 521 mondial. L'Afrique du Sud revient avec l'université de Johannesburg (publique) au rang (551) puis l'université de Pretoria (publique) (561), ensuite c'est l'université de Ain Shams (publique) au rang 701.
Dans les deux autres classements mondiaux aucune université marocaine ne figure parmi les 1000 premières universités, toutefois, les universités Sud-africaines, égyptiennes et aussi tunisiennes sont bel et bien dans le podium.
Dans un autre registre, consacré aux pays émergents avec le classement du Magazine Times Higher Education pour lesdits pays, le Maroc a pu être classé parmi les 378 établissements choisis pour l'édition 2018. Sur les 23 pays africains figurant dans ce classement, ce sont les pays anglophones avec 18 établissements qui viennent en tête. L'Afrique du Sud reste le pays le plus représenté et le mieux classé avec l'Université du Cap à la neuvième place du classement général et avec sept établissements représentés au total. L'Egypte, dont la meilleure université est celle d'Alexandrie est classé 10ème en Afrique et 203ème au classement général. L'Egypte talonne l'Afrique du Sud avec sept établissements dans la liste. Le Maroc a pu décrocher la 231ème place avec l'Université Cadi Ayyad de Marrakech.
Moralité de l'histoire, pour revenir à l'essentiel, que l'enseignement soit dispensé avec la langue arabe, française, ou anglaise et peut-être demain avec la « Darija », nous n'arriverons pas à décoller vers les pôles de l'excellence tant qu'une réelle pédagogie et l'égalité des chances de tout un chacun ne soient de mise.


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