La croissance économique marocaine devrait s'accélérer à 3,6 % en 2025, après une progression estimée à 3 % en 2024, avant de s'établir à 3,4 % en 2026, sous l'effet des réformes structurelles engagées par le Royaume, selon les projections publiées vendredi par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales, l'institution souligne que le secteur manufacturier et celui de la construction ont poursuivi leur expansion en 2024 en dépit de la sécheresse qui a affecté le secteur agricole, pilier essentiel de l'économie nationale. L'inflation sous-jacente est demeurée stable, atteignant 2,5 % au dernier trimestre 2024 contre 2,3 % au trimestre précédent. En juin 2024, Bank Al-Maghrib est devenue la première banque centrale d'Afrique du Nord à assouplir sa politique monétaire, abaissant son taux directeur de 25 points de base à 2,75 %. Selon la BERD, la diminution des importations énergétiques, conjuguée à l'augmentation des envois de fonds des Marocains résidant à l'étranger, à la progression des exportations automobiles et à la hausse de 20 % des recettes touristiques sur un an, devrait continuer de soutenir l'équilibre du compte courant. À l'échelle régionale, la croissance dans la zone sud et est de la Méditerranée (SEMED) devrait s'accélérer, passant de 2,5 % en 2024 à 3,7 % en 2025, puis à 4,1 % en 2026.