Les services de la police judiciaire relevant de la sûreté régionale d'Oujda, en coordination avec leurs homologues de Nador et sur la base d'informations précises émanant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ont saisi, jeudi 27 février, 1 160 comprimés psychotropes et interpellé un individu suspecté d'être impliqué dans un vaste réseau de trafic de substances prohibées. Selon des sources sécuritaires, le mis en cause, un praticien médical, «a été appréhendé en flagrant délit de détention et de distribution de ces substances illicites, dont la commercialisation en dehors du circuit pharmaceutique constitue une infraction grave à la législation en vigueur.» Cette opération «s'inscrit dans le cadre des efforts continus déployés pour lutter contre le commerce illicite de médicaments détournés à des fins récréatives, dont l'usage abusif engendre des effets délétères sur la santé publique», note la DGSN. Par ailleurs, «les investigations menées parallèlement par les services de sûreté à Oujda ont permis, vendredi 28 février, l'arrestation de deux autres individus en possession de 1 423 comprimés psychotropes supplémentaires, ainsi que de trois kilogrammes de résine de cannabis. Les suspects, qui se livraient activement à la distribution de ces substances prohibées, ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête préliminaire, diligentée sous la supervision du parquet compétent», a-t-on détaillé. L'enquête en cours pour élucider les ramifications de ce réseau criminel, à identifier d'éventuels complices et à déterminer les circuits d'approvisionnement de ces substances interdites.