Hach Ahmed Bericalla : «2025 sera décisive pour une solution pacifique au Sahara»    La France veut repenser sa politique migratoire, à commencer par les visas    La DGSN et l'AJR renforcent leur coopération en matière de défense des intérêts de l'Etat devant la justice    Le Caire: Le Parlement arabe tient une session plénière avec la participation du Maroc    L'enquête IRES dévoile les tendances du lien social au Maroc    Refoulement de migrants : les mineurs marocains épargnés en Espagne    OCP Green Water renforce l'approvisionnement en eau potable de Casablanca Sud avec 60 Mm3 d'eau dessalée par an    Accord maroco-espagnol pour le renforcement du réseau ferroviaire en vue du Mondial 2030    Flottement du dirham: Entre 2024 et 2025, où ira-t-on ?    Electricité : aubaine pour les ménages, la stabilité des prix ne cache-t-elle pas une bombe à retardement ?    Go Siyaha : 11 nouveaux projets validés pour un tourisme plus durable    Arrêté des comptes : les provisions, gros foyer de contentieux    Abdelilah « Moul Sardine » : Le poissonnier qui a révolutionné le marché de poisson    Le peuple marocain célèbre vendredi le 18e anniversaire de SAR la Princesse Lalla Khadija    Forte baisse des visas de travail délivrés par le Royaume-Uni    Eurodéputés refoulés à Laâyoune : Les dessous d'une tentative de provocation avortée [INTEGRAL]    Sécurité alimentaire. Le Maroc leader en Afrique    Elections au Bénin. La Cedeao et la Cena se donnent la main    Officiellement : La France sanctionne le régime algérien et impose une interdiction d'entrée à cent hauts responsables algériens    Botola D1/ J23 (acte 1) : SCCM-MAT, le choc de ce jeudi !    Foot /Arbitrage : Quatre nouvelles règles proposées par la FIFA à l'IFAB    Mauritanie. La FIFA inaugure une Académie pour les talents    Rougeole : Baisse des cas pour la 3e semaine consécutive    Formation aux métiers de la pêche : une convention pour favoriser la réinsertion des détenus    La circulation chaotique à Mohammedia : Un labyrinthe sans signalisation    Casablanca: Vastes campagnes de sécurisation des environnements scolaires    Laâyoune: Tenue des premières journées médicales maroco-américaines    La Villa Carl Ficke devient le Musée de la Mémoire de Casablanca    Jazzablanca 2025 : Salif Keïta, Jordan Rakei, Tif et Emel ... aux soirées du Village    Exposition : Les «Moments suspendus» de Milló    Le RS Berkane peut-il continuer à jouer avec son maillot ? Analyse juridique à la lumière des règlements de la CAF et de la jurisprudence du TAS    Annulation de l'immolation rituelle de l'Aïd al-Adha : la responsabilité d'Aziz Akhannouch dans la crise qui affecte le marché national de l'élevage est entière    Le Parti révolutionnaire institutionnel du Mexique exprime son soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara    Mezzour inaugure à Fès une nouvelle ligne de production de compteurs électriques intelligents    Climat : l'Afrique, le continent le plus lésé par le retrait américain de l'accord de Paris    Alerte météo : chutes de neige, pluie et fortes rafales de vent vendredi et samedi dans plusieurs régions    Les températures attendues ce jeudi 27 février 2025    L'ambassade du Maroc en Chine annonce la mise en place d'un consulat mobile pour les ressortissants résidant dans le Guangdong et les provinces avoisinantes    L'Algérie qualifie les décisions de la France de "sales", mais le régime algérien supprime le mot dans la version française du communiqué du ministère des Affaires étrangères    100 matchs avec le maillot du Real Madrid, Brahim Díaz se dit "heureux et fier"    Paris s'inquiète pour "la santé" et "les pressions" exercées sur Boualem Sansal    À Fès, le musée Al Batha des arts islamiques inauguré après sa restauration    Pink Ladies Cup : Le Maroc U20 s'impose face à la Roumanie    Jazzablanca 2025 : Evening highlights at the village, July 6-9    TAS /Affaire des maillots de la RSB : Le TAS maintient le résultats de la demi-finale de la CCAF 2024 'RSB-USMA'    "Des ruines à la créativité": Une exposition à Zurich retrace la reconstruction d'Agadir vers une Afropolis moderne    Morocco Gaming Expo : Yoshiki Okamoto, légende du jeu vidéo, invité d'honneur de la 2e édition    MOGA et "M.O Studio" lancent une "M.O Studio Private Session" avec Jan Blomqvist en tête d'affiche, le samedi 5 avril à Marrakech !    









Notre sondage : Peine capitale : le débat
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 12 - 2004

Pour ou contre la peine de mort ? Les avis divergent et la question est plus que jamais à l'ordre du jour. Le débat étant engagé, les internautes se sont prononcés sur le sujet à travers notre site Web.
La peine capitale est source de tiraillement entre ses partisants et ses détracteurs. Les uns avançant comme argumentaire sa totale contradiction avec les droits de l'Homme. Les autres, de leur côté, brandissant celui de sa qualité de loi divine qu'il ne faut toucher en aucun cas.
«Aujourd'hui Le Maroc» a axé son sondage hebdomadaire sur la question et, semble-t-il, les détracteurs de la peine capitale ne se comptent pas sur les doigts d'une main. Dans une certaine mesure, toutefois, car, les gens qui sont pour son maintien et ceux qui sont pour son application avec fermeté constituent une masse imposante.
Assurément, l'abolition de la peine capitale est, selon une large frange des internautes ayant participé au sondage, l'option qui sied le mieux au contexte actuel. En effet, «Pensez-vous que la peine de mort doit être abolie», comme proposition, aura recueilli 47,8% des 823 votes.
Ce résultat est révélateur de l'idée que l'on a sur la peine de mort. Cela reflète également que la façon de voir les choses, pour cette partie représentative de l'opinion publique marocaine, s'inscrit dans la vision des pays occidentaux en général et, en particulier, dans celle des divers organismes, nationaux et internationaux confondus, ayant fait des droits humains leur raison d'exister.
Estimant qu'elle est en totale contradiction avec les principes des droits de l'Homme et ceux des sociétés civilisés, ceux qui sont pour son abrogation expriment clairement leur avis et l'étayent d'arguments similaires.
Cependant, la démarche de ceux qui veulent la peau de la peine capitale ne s'inscrit pas, forcément, dans le cadre d'un soulèvement contre la loi imposée par la Chariâ islamique ou tout autre contradiction des lois divines. Beaucoup de personnes estiment, en effet, que l'Islam s'est, au fil des âges, modelé de façon à suivre les évolutions enregistrées ça et là.
Leur démarche est, notamment, consolidée par d'autres lois de la Chariâ qui se sont égarées, dans les dédales de l'Histoire, et qui ne sont plus à l'ordre du jour.
En effet, d'autres sentences prescrites par la Chariâ ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes. Cette abrogation concerne, principalement, le châtiment réservé aux voleurs, qui sont condamnés à des peines d'emprisonnement tout en gardant l'usage de leurs deux mains. Il en va de même pour d'autres délits ou handicaps infligés à autrui, mais qui ne sont plus réprimés par des handicaps analogues. On pourrait également évoquer la lapidation réservée, aussi bien aux hommes qu'aux femmes adultères (contrairement à l'idée que propagent nos amis occidentaux, qui ne parlent que de «lapidation des femmes», tout court…). Cette exécution atroce n'est plus de rigueur et tant mieux. Donc, estime le clan des détracteurs, pourquoi pas la peine de mort ?
De l'autre côté du rideau, c'est un tout autre son de cloche. «La peine de mort doit être appliquée avec fermeté», comme proposition, s'est adjugée 29,4% des suffrages. Non seulement elle doit être maintenue et prononcée, mais la peine capitale doit également être exécutée et fermement. C'est une résolution logique, en soi, puisque, à quoi cela sert de la maintenir sans l'appliquer ? Cela rejoint à peu près une autre frange d'internautes qui estiment qu'il faut la maintenir. En effet, 22,8% des intervenants sont favorables au maintien de la peine de mort. En principe, c'est un souci d'ordre religieux qui doit être derrière ces deux derniers choix, mais pas forcément, tout comme c'est le cas des détracteurs. Car, d'aucuns pensent qu'un crime aussi abject, celui d'ôter la vie, ne peut être sanctionné que de la même façon.
On pourrait mieux le comprendre si on se mettait dans la peau de quelqu'un dont un être cher a été délibérément privé de la vie. L'affliction et la haine ressentie pour l'auteur du crime, qui nous a enlevé cet être cher, ne peuvent plaider que pour lui réserver le même sort. Ce qui est tout à fait légitime.
Les gardiens de la peine de mort pensent, également, que le maintien de celle-ci est un excellent moyen de dissuasion et que, au cas où elle serait abolie, le crime pourrait s'en nourrir et connaître une recrudescence sans limites.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.