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Attention à l'exclusion des femmes par le printemps arabe ! Appel à une marche de l'espoir pour un Maghreb Uni
Publié dans Albayane le 27 - 03 - 2011

Le printemps arabe sera-t-il seulement masculin ? Les révolutions n'ont que quelques mois, voire quelques semaines et dans certains cas ne sont pas achevés que déjà les voix s'élèvent de savoir si la femme qui représente la moitié de la population sera de la partie. C'est en tout cas à cette question que tente de répondre la Rencontre internationale organisée par Espod (Association Marocaine pour la Promotion de l'Entreprise Féminine) en partenariat avec la Fondation Hanns Seidel et le G.R.E.T. le 26 mars 2011 sur le thème « Un monde en changement : Quels rôles pour les femmes ». Ce séminaire a regroupé des femmes leaders d'opinion de différents horizons : sociologues, juristes, économistes, entrepreneures, journalistes, politiques, architectes, urbanistes, médecins, enseignantes, avocates, juges et militantes associatives impliquées dans la promotion des droits économiques et sociaux des femmes et en raison de leur engagement et de leur expérience. L'objectif du séminaire étant de créer un espace de réflexion au sujet des nouveaux rôles qu'auront les femmes à jouer dans un contexte social et politique en changement en prenant en compte les orientations dans lesquelles nos pays doivent s'inscrire pour plus d'égalité et pour une plus grande justice sociale.
Les participantes à ce séminaire n'ont pas manqué de rappeler que dans la révolution tunisienne comme celle en Egypte, la femme est la grande absente, même si elle a mené le combat sur le terrain. En Egypte, elle n'est pas prévue dans le comité qui travaille sur la future constitution. En Tunisie, ce n'est pas mieux, souligne la tunisienne Leila Khaiat, Sénateur et Présidente Mondiale Honoraire de la FCEM (World Association of Women Entrepreneurs). « L'ère de la cleptocratie est terminé ». Elle a trouvé un vocable pour qualifier sa crainte de voir la Tunisie faire un retour en arrière en oubliant de capitaliser sur ses acquis notamment concernant les droits de la femme et sa participation tant à la vie politique qu'économique. « La révolution tunisienne est d'abord une révolution pour la dignité. Cette révolution des jeunes s'est faite sans leadership. Le terrain est donc libre et pour ne pas laisser les acteurs politiques se redistribuer les cartes en excluant la femme. Celle-ci a une carte à jouer, il ne faut pas oublier qu'il y a eu une dizaine de femmes martyres et qu'aujourd'hui il y a une volonté d'occulter les acquis », déclare t'elle. Pour faire entendre sa voix, elle a purement et simplement décidé de créer un parti celui de Bourguiba, en référence à l'ensemble des acquis donnés à la femme. Les femmes en Tunisie représentent plus de 22% de la population active. Il y a plus de 20.000 entreprises gérées par les femmes, s'il s'agit pour la majorité des cas des PME et TPE, elles ont un rôle crucial à jouer surtout en période de crise économique. « Les petites structures ont des atouts majeurs, elles sont plus réactives et plus flexibles et ont une véritable capacité d'innovation ». Si la révolution tunisienne a éclaté comme un tsunami et que la lame de fonds peut atteindre des pays très lointains, l'Algérie vit une toute autre expérience. Elle reste incomprise car les réactions populaires sont nombreuses et datent quasiment de la fin des années 80. « L'Algérie a toujours constitué le laboratoire du monde », explique Malika Benaouda, professeur de Droit à l'Université Saad Dahlab à Blida. Elle souligne que si l'Algérie est entrée dans un processus de banalisation de ces émeutes qualifiées par la presse algérienne « Emeutes pour le tube digestif », il s'agit aujourd'hui de bien plus. « C'est la première fois que la population veut se réapproprier sa souveraineté. Elle demande la fin d'un régime d'impunité, elle demande la liberté d'expression et la liberté de vivre dignement ».
Ces différents cas permettent à Nezha Skalli, Ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, de réaffirmer que le Maroc constitue l'exception. Le Royaume n'a pas attendu l'appel de la rue pour avoir entamer ses réformes. « La dernière décennie est fertile en changement surtout pour la femme. Il y a avant 1993, année zéro droit et il y a après avec tous les acquis à ce jour. Sur le plan politique, le Maroc n'a pas hésité très tôt à avoir un regard critique sur son passé ».
La ministre annonce fièrement l'adoption de l'agenda gouvernemental sur l'égalité le 17 mars 2011, un combat qu'elle mène depuis le début de son mandat. Cette fois, ce n'est pas seulement le département de Nezha Skalli qui est concerné, mais l'ensemble des ministères avec à la clé une centaine de mesures prévues et un budget de 2 milliards de dirhams, sur la période 2011/2015.
Une occasion pour la ministre de lancer un appel aux femmes à intégrer la politique et à participer aux législatives de 2012 pour un changement qualitatif. Elle lance également un appel aux jeunes pour « passer du stade de la contestation au stade de la construction ».
Profitant de cet élan des femmes du Maghreb, Sabah Chraibi, Président d'Espod et organisatrice de cette rencontre lance un appel à une marche de l'espoir vers les frontières entre le Maroc et l'Algérie qui réunirait tous ceux qui veulent un Maghreb Unis.


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