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Football marocain : La valse des entraîneurs, un des points faibles d'un championnat faible
Publié dans Albayane le 25 - 02 - 2011

Les clubs marocains ne cessent de changer leurs entraîneurs. Chaque fois qu'ils leur semblent bon ou qu'ils se trouvent dans l'obligation de redorer leur blason, les dirigeants de ces clubs ne tardent pas à changer de cadre pour faire l'essentiel.
C'est devenu pratiquement une tradition, voire une mode dans un championnat national faible, souffrant et malade de plusieurs maux.
Cette saison, ils sont désormais neuf clubs à avoir changé d'entraîneur, alors que le championnat national est à deux journées de la fin du deuxième tiers de la compétition. Douze journées restent encore à jouer. Des seize clubs en lice, sept sont toujours menés par les entraîneurs avec lesquels ils ont préparé ou commencé la saison.
Le dernier club à remercier son entraîneur est le Difaâ Hassani d'El Jadida. L'ancienne gloire du foot national et du club jdidi, Chrif, prend le relais.
Les premiers clubs sont casablancais, le Raja qui a sollicité M'Hamed Fakhir après avoir remercié le Français Henri Michel, à la 5e journée, tout comme le Wydad qui a fait appel à Fakhreddine Rajhi, après le départ du Brésilien Dos Santos, puis le Franco-italien Garzetto.
Les autres clubs sont : le KACM avec le maintien de Badou Zaki après le départ de Jawad Milani, la JSM avec Aziz Khyati après Fakhreddine, les FAR avec Mustapha Madih après Aziz Amri, le KAC avec Abdelkhalek Louzani après Oscar Fullone, le MAT avec Aziz Amri après Jean-François Jodare et la JSKT avec Fouad Sahabi, après Al Aziz et Mohamed Souhaïl.
A qui le tour après le DHJ et Khalid Karama… ?
La séparation avec Karama a eu lieu, mardi dernier, au lendemain de la défaite du DHJ à domicile face au nouveau promu, le CR d'Al Hoceima (0-1). Ce dernier vient de remporter sa troisième victoire de la saison pour rejoindre, à la 12e place, son adversaire du jour, le DHJ, qui reste également avec trois succès. Les deux clubs sont toujours dans la zone rouge menant à la relégation. Le DHJ qui a surpris par ses résultats performants lors des récentes saisons et qui se trouve aujourd'hui dans une situation alarmante. Le CRA qui continue de se battre, corps et âme, pour éviter la relégation et se familiariser avec le niveau des clubs de première division qu'il vient d'atteindre pour la première fois de son histoire.
Avant leur match, les entraîneurs des deux clubs ont été menacés de quitter leur poste. Abdelkader Youmir du CRA, un des sept clubs qui n'ont pas changé d'entraîneur jusqu'à ce moment et Khalid Karama, qui n'a pas pu réussir ce que le DHJ attendait de lui. Youmir qui a sauvé sa tête en attendant de faire mieux, a en contre partie, précipité le limogeage de son homologue, Karama, qui venait de subir sa première expérience en tant qu'entraîneur d'un club au Maroc.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le contraire est aussi vrai.
Mais jusqu'à quand continuera cette tradition de la valse d'entraîneurs qui porte atteinte au football national ?
Et qui est responsable, les entraîneurs eux-mêmes ou bien les responsables des clubs… ?
Les deux sont complices.
Les entraîneurs qui ne pensent qu'à ce qu'ils peuvent gagner en somme d'argent et rien d'autre avec le souci de garder leur poste par n'importe quel moyen.
Les présidents qui manquent de bon œil et qui, en réalité, ne savent pas ce qu'ils veulent ni encore moins les objectifs à atteindre.
Cela sans oublier les joueurs qui ont, eux aussi, leur part de responsabilité. Certains pour cause de leur faiblesse et incompétence, d'autres pour leur indiscipline…
Le grand perdant, c'est le football marocain à travers son championnat national, devenu aujourd'hui l'un des plus faibles. Le niveau technique moyen du championnat reflète tout simplement l'image réelle des clubs et leur rendement qui laisse à désirer.
Un championnat où on ne peut trouver de grands joueurs comme ceux du passé, à l'instar de Boussati qui détient toujours le record de meilleur buteur avec 25 buts au début des années 1980.
Aujourd'hui, le premier buteur n'a que six buts dans un poste occupé par quatre joueurs dont Omar Hassi du WAF, le vieux de 34 ans et plus, qui passe également pour le meilleur joueur du championnat.
Les deux clubs qui se trouvent en tête du championnat n'ont que 34 points chacun sur 18 marches joués, à un moment où ils devraient avoir au moins 50 chacun.
Et puis la faiblesse du championnat se justifie également par le manque de joueurs pouvant constituer une sélection nationale locale à la hauteur. Le Maroc est toujours absent à l'échelon continental après sa double élimination au championnat africain des joueurs locaux, CHAN 2009 en Côte d'Ivoire et CHAN 2011 qui se déroule actuellement au Soudan.
Vraiment une honte pour le football marocain qui mérite mieux.
Les dirigeants des différentes instances du football national doivent revenir un petit peu en arrière et s'inspirer de l'année 1986 quand le Maroc avait brillé de mille feux au Mondial mexicain grâce à sa grande sélection nationale des Lions de l'Atlas, les vrais, qui étaient constitués de la majorité des joueurs évoluant au championnat national.
Aujourd'hui le championnat national n'a plus de joueurs de la trempe de feu Petchou, Beggar, Daïdi, Shaïta, Faras, Acila, Cherif, Laghouini, Moh, Boushaba… dans les années 70 ou Dolmy, Bouderbala, Timoumi, El Haddaoui, Lamriss, Byaz… Labied, Laghrissi, Kiddi, ou la génération venue juste après comme Abderrahim Hamraoui, Fakhreddine, Naybet, El Hadrioui, Daoudi, Abrami, Ahmed Bahja, Chaouch, Mustapha Khalef, Moustaoudaâ, Omar Nejjari… jusqu'à Salaheddine Bassir,Camacho, Youssef Rossi, Reda Riahi… Tous et d'autres, des centaines qu'on n'arrive pas à citer ont évolué au championnat national d'hier, le championnat de la belle époque, de l'âge d'or…
Une belle période où le football marocain se déroule avec peu de moyens surtout financiers sans parler du problème du manque des infrastructures.
Aujourd'hui, les temps ont changé. Les responsables du football marocain souhaitent changer la casquette de l'amateurisme par celle du professionnalisme.
Mais dans quelles perspectives… ?
Tout a évolué sauf le niveau technique et compétitif, le rendement en général et la bonne gouvernance en particulier….


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