Sahara marocain. Le Parlement andin réitère son soutien à l'intégrité territoriale du Royaume    Sahara : le Royaume-Uni n'exclut pas un éventuel soutien au plan d'autonomie    Au Palais-Bourbon à Paris, une représentation unifiée et sans équivoque du territoire marocain    Sahara : le Parti populaire espagnol s'oppose à la cession de l'espace aérien au Maroc    Guerre tarifaire: Trump fustige les représailles de la Chine, insiste que sa politique sera maintenue    GITEX Africa Morocco 2025 : l'IA au cœur de la 3ème édition    ESG/RSE : Le pari stratégique des entreprises marocaines    Coopération notariale Maroc-France : Le conseil d'administration de l'IIHN en visite à Rabat    Royal Air Maroc et Mauritania Airlines concluent un partenariat stratégique    Javier Colomina : Le Maroc est un partenaire actif de l'OTAN dans le voisinage sud    Le ministère de l'Education nationale et l'ONDH signent une convention pour accompagner le programme « Etablissements Pionniers »    Trafic d'un bébé marocain en Italie : les suspects poursuivis en détention    Amine Radi ou « Le caméléon de l'humour »    L'Humeur : Val Kilmer dans les bras de Jim Morrison    El Jadida : Ces agrès, qui subliment désormais le cadre du front de mer !    Classement futsal : 6e chez les hommes, le Maroc progresse de 18 places chez les femmes    Strengthening cooperation between Moroccan and French notariats    Akdital se abre al mercado internacional y acelera su desarrollo en Marruecos    Maroc : L'écrivain Mohamed Nedali diagnostique l'école publique    Le 30e SIEL rend un hommage posthume à l'écrivain Driss Chraïbi    EUFA: Aujourd'hui, date anniversaire de la création de la Ligue des Champions    Roberto De Zerbi mise sur Bilal Nadir pour relancer l'OM    Classement mondial de futsal FIFA : Le Maroc progresse au 6e rang mondial masculin et fait un bond de 18 places chez les femmes    Le MAS annonce la démission de son directeur sportif Tarik Chihab    Commerce extérieur : baisse des indices des valeurs unitaires à l'importation de 6,2 % et à l'exportation de 6,1 % au T4-2024    L'ONMT lance sa stratégie de promotion pour la CAN 2025    Signes d'un changement dans la position britannique sur le Sahara marocain    Marche massive attendue à Paris en soutien à l'indépendance de la République kabyle    Coup d'envoi à Rabat du 20ème Rallye national du corps diplomatique    Droits de douane: l'onde de choc se poursuit dans le monde [Florilège]    X : L'UE pourrait infliger une amende d'un milliard de dollars à Musk pour contenu illicite    La visite du président du Sénat chilien au Maroc renforce la coopération bilatérale et consacre la confiance mutuelle    CAN U17 / Programme de ce vendredi avec le choc Tunisie-Sénégal    Basketball : Rabat accueille la Conférence Kalahari de la 5e édition de la Ligue Africaine de Basketball dès ce samedi    Mohamed Essaadi: "La taxation américaine, un véritable tsunami économique"    Droits de douane: Le FMI alerte sur un risque « important » pour l'économie mondiale, appelle à surmonter les tensions    Air Europa reprend ses vols vers Marrakech à partir de dimanche prochain    L'avenir du commerce international en lien avec l'emploi au menu d'un entretien de Younes Sekkouri avec la DG de l'OMC    Droit : accord judiciaire avec le Malawi    Polisario pushes for SADC support as Morocco gains ground in Southern Africa    Violente rixe à l'arme blanche à El-Jadida : la DGSN réagit promptement et identifie les protagonistes    Un homme interpellé à Agadir après une attaque à l'arme blanche dans un café    Mondial féminin : Le Portugal confirme une candidature conjointe avec le Maroc et l'Espagne... pour 2039    Un petit bout du Maroc à Paris : le soleil s'invite place Saint-Michel    Afrique : Des Etats membres de la SADC volent au secours du Polisario    Maroc : L'USFP condamne une décision du président Erdogan    SIEL 2025 : Rabat accueille la 9e semaine de la langue espagnole    Accès aux monuments historiques : Lancement de la 1ère plateforme électronique de vente de tickets    









Coupables initiatives
Publié dans Albayane le 25 - 10 - 2010

Croire que le sens de l'initiative se perd est une chimère. L'initiative, celle réputée privée en particulier, fait flores à chaque coin de rue. Elle a en effet pour caractéristique principale de faire souche là ou se couche l'autre type d'initiative celle dite publique. Que s'en vienne à lambiner la seconde et voilà la première qui prend ses quartiers.
Des quartiers dans lesquels l'initiative privée a droit de cité, on en trouve dans presque toutes les villes avec cette réalisation de salut public qu'est le dos d'âne. Quel machiniste n'a eu maille à partir avec ces monticules qui barrent la route sans crier gare. Que d'amortisseurs ont été ankylosés à longévité après avoir rencontré inopinément un de ces dangereux obstacles. Encore que là, les choses ne sont pas homogènes. Car force est de constater qu'il y a un abîme entre les dos-d'âne dus à l'initiative publique et ceux qui sont le fait du privé. Les premiers sont conçus pour ménager les susceptibilités, les seconds se dressent contre les meilleures volontés. Différence d'approche polémique s'il en est, mais dont ne sont pas exempts, non plus, les dos d'âne administratifs. Selon qu'ils sont installés dans le centre de la ville ou à sa périphérie, ils ne présentent pas le même faciès.
Mais là n'est pas le sujet, mais plutôt, l'important est de savoir pourquoi y a t-il des dos d'âne dans nos ruelles. La réponse est simple. C'est parce que les riverains craignent pour leurs enfants des excès de vitesse toujours préjudiciables dans des voies de circulation très passantes, mais néanmoins dépourvues de panneaux de signalisation. Ce disant, on convient que le dos d'âne est légitime, quand bien même il serait illégal. On est alors en terrain glissant à ce niveau : l'opposition entre légitimité et légalité divise le monde connu.
Mais les dos d'âne auraient bon dos, s'ils ne se limitaient qu'à une simple ruade dans les brancards d'une action publique jugée insuffisante. Que l'action d'un individu- qui n'a pas qualité pour entreprendre dans un domaine donné - supplée celle de la communauté, pose un grave problème de société. Si en effet, chacun s'estime en droit d'arranger les choses à sa façon, on n'a pas fini de raccommoder le tissu social. L'exemple des jardins privés illustre ce cas. Convaincus que leur quartier est dépourvu d'espaces verts - ou qu'il en est insuffisamment doté - certains propriétaires d'appartements prennent prétexte de l'existence dans leur voisinage d'un terrain sans maître, pour l'aménager en jardin, après l'avoir enclos pour bien marquer leur droit de préemption. Résultat : des chemins d'accès fermés à la circulation et un fouillis de fourrés qui servent souvent à fourrer les ordures ménagères qu'on n'a pas pu fourguer aux éboueurs.
Troisième exemple : celui des empiètements sur la voie publique. A la différence des deux autres, celui-là n'épargne personne en aucune partie de la ville Des cafés des quartiers chics qui prennent leurs aises sur les trottoirs aux légumiers des quartiers périphériques qui proposent leurs marchandises à même la chaussée, la pratique est partout perceptible. Elle ne laisse indifférent que ceux qui ont reçu autorité pour s'y opposer.
Mais il est une initiative qui ne laisse pas d'intriguer, c'est celle étrennée par certains copropriétaires qui barrent la portion de trottoir continuant l'entrée de leur immeuble de manière à ne pas avoir les autres passants dans les jambes. Ce nouveau pas en direction d'une meilleure prise de l'initiative privée devrait alerter les services communaux. Des citoyens qui ne se privent pas d'empiéter sur l'action publique, c'est une commune qui ne cultive pas son jardin. D'un point strictement philosophique, ce n'est pas de bon conseil ; politiquement, ce n'est pas bon pour les conseils.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.