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La haute précision marocaine mondialement reconnue
Publié dans Albayane le 13 - 04 - 2021


Observation du croissant lunaire
Par : Hanae Dakka (MAP)
Chaque fois que la fin du mois de Chaâbane se profile à l'horizon, les musulmans du monde entier sont aux aguets et se trouvent suspendus à l'annonce de l'apparition du nouveau croissant lunaire qui marque le début du mois sacré de Ramadan. Et si savants religieux et astronomes unissent habituellement leurs efforts pour déterminer le début exact de chaque mois lunaire, la révélation précise du premier jour du Ramadan béni suscite un intérêt particulier au sein de la communauté musulmane.
Au Maroc, la collecte de preuves et de données qui permettent l'observation des mois hégiriens est un exercice classique pratiqué tout au long de l'année. Pour le Ramadan, ce mois particulier aux fortes connotations religieuses, le Royaume est connu pour sa haute précision dans l'observation du croissant lunaire, avec un taux « marge zéro » d'erreurs détectées au cours des trois dernières décennies, ce qui en fait l'un des meilleurs pays arabo-musulmans en la matière.
En effet, le Royaume, fort d'une grande et longue expérience dans le domaine de l'observation de la nouvelle lune, est une référence de renommée mondiale en termes des critères de crédibilité retenus pour ce processus, basés sur les connaissances de grands savants d'Al-Andalus et du Moyen-Orient, mais aussi sur l'expérience des scientifiques et savants religieux marocains spécialisés dans l'établissement du calendrier hégirien, affirme l'ingénieur en astronomie Omar Amraoui. Ces atouts ont conféré au Maroc une crédibilité dans ce domaine et en ont fait une référence mondiale, s'est-il félicité.
Critères d'observation du croissant lunaire
Les opinions et les explications divergent quant l'aspect religieux de l'observation du croissant lunaire. Certains soutiennent que l'observation doit être confirmée à l'œil nu, tandis que d'autres préconisent le calcul astronomique. Les savants appuient leurs affirmations par une série de hadiths du Prophète (PSL), tels que : « Jeûnez à sa vision (croissant lunaire) et rompez le jeûne à sa vision », tandis que d'autres considèrent que le rôle joué par les astronomes est complémentaire à celui des savants religieux.
Le Maroc adopte le critère de la visibilité oculaire à l'œil nu à travers des Nidharas des Habous, dont les observations sont comparées aux calculs astronomiques. Les deux résultats tendent toujours à être compatibles.
Omar Amraoui précise qu'il existe trois catégories, dont la première ne reconnait que l'observation oculaire et fait fi totalement du calcul astronomique. Certains au sein de ce groupe pourraient tolérer l'observation assistée par télescope.
La deuxième catégorie englobe ceux qui considèrent uniquement le calcul astronomique, adoptant des critères qui ne conduisent pas nécessairement à l'observation oculaire, tandis que la troisième a recours au calcul pour réfuter l'observation oculaire et non pas pour la confirmer.
M. Amraoui ajoute que chacun de ces groupes défend son avis par des preuves du fiqh et des textes religieux et est soutenu par des savants.
À cet égard, l'astronome marocain a révélé que si les nombreuses conférences n'ont pas réussi à mettre d'accord les multiples intervenants sur la façon d'annoncer le début des mois hégiriens, elles ont pu au moins révéler les faiblesses de certaines méthodologies, ce qui a permis de les améliorer. Aujourd'hui, l'écart du début des mois hégiriens dans les différentes régions n'est plus que d'un jour, au pire des cas, a-t-il dit.
A la question relative au retard parfois accusé dans l'annonce du début d'un mois, M. Amraoui explique que cela tient de l'étendue des sites et de la multitude des points d'observation. Si la vision est claire à l'Est au coucher de soleil et que des témoins crédibles à Oujda rapportent l'observation du croissant lunaire, le ministère considère leurs observations comme suffisantes pour annoncer le début du mois. Sinon, il y a obligation d'attendre le coucher du soleil au niveau du point le plus extrême, soit à Dakhla, ce qui entraîne un retard de presque une demie-heure, a expliqué M. Amraoui.


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