Est-il sensé de prétendre que la destination Ouarzazate prendrait le relai dans le grand sud du royaume ? Si on n'en serait pas précisé, on en serait pas loin, en tous cas ! Le produit aussi varié qu'attractif, est justement avéré pour une telle prétention. Ouarzazate, fleuron du Drâa, s'illumine de splendeur, de fond en comble, au moment où Agadir, le joyau incontesté en la matière, perd affreusement de sa lueur d'antan. A n'en pas douter, Ouarzazate relayerait, à pas de génat, adns une conjoncture plutôtb tendue, maculée de crise et de disette. Nombre de prouesse y ont vu le jour, en l'espace de quelques années, transformant la contrée exotique en espace foncièrement huppé. Il faut bien dire, en effet, la saveur de la mer, le charme du sable et la clémence du cliumat n'attendrissent plus les mordus du balnéaire, raison pour laquelle patirait, sans doute, un produit infaillible dont s'énorgueuillait la capitale du Souss, des lustres durant. Aujourd'hui, Agadir marque le pas, non sans amertume, alors que son alter égo du sud gangne du terrain, au fil des ans. Une augmentation de 18% des variations des touristes ayant séjourné dans le berceau du cinéma mondial, a été enregistrée à fin septembre dernier. Par ailleurs, une seconde performance nationale a été réalisée en termes de nuitées totales, enregistrées dans les établissements hôteliers classés. En effet, pendant la même période, les nuitées touristiques classées sont passées de 252.239 à 319.690, soit une augmentation de 27%. Les touristes français devancent de loin le classement avec un nombre d'arrivées de 51.044 (23,79%), suivis du marché national avec une part de 16,74%. Il va sans dire pareillement que Ouarzazate, aux mille hospices de la nature pure et aux temples exquis du patrimoine ancestral, constitue le tremplein vers ensorcelleries des contrées avoisinantes. A quelques disaines de kilomètres, on est plutôt ballucinés la magnificence des gorges de Toudrha et de Daddès qui font procurer aux visiteurs des frissons de resplendissement ahurissant. Les palmeraies interminables de Zagora, les écumes sablonneuses de Merzouga et les niches clinquantes de Boumalne et M'gouna flanqueraient le coup de grâce à ce tourisme d'aventure, de plus en plus, prisé dans le monde. Ouarzazate, de par son dynamisme et son potentiel, est en passe de ravir la palme à ses homologues du sud. Il conviendrait alors de mettre le paquet dans cet élan, déjà en pleine effervescence. La promotion touristique de ces contrées reculées passerait, sans nul doute, par une réelle mise en place infrastructurelle, en termes d'accès aux multiples merveilles, notamment aux gorges, de structures d'accueil, de conditions sécuritaires...