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Accouchement par césarienne : Une pratique de plus en plus courante
Publié dans Albayane le 03 - 05 - 2012

La césarienne est une intervention chirurgicale pratiquée sous anesthésie générale ou locale au cours de laquelle le bébé nait à l'aide d'une incision effectuée dans l'utérus. Pratiquée dans certaines conditions pour la sécurité de la mère et de l'enfant, la césarienne intervient lorsqu'il y a impossibilité d'un accouchement par voie basse, c'est à dire par les voies naturelles.
Mais force est de constater aujourd'hui que cette pratique est devenue très courante surtout au niveau de certaines cliniques privées. Nous savons tous pourquoi.
La césarienne est une intervention chirurgicale pratiquée sous anesthésie générale ou locale au cours de laquelle le bébé nait à l'aide d'une incision effectuée dans l'utérus. Elle peut être effectuée en urgence, au cours de l'accouchement, ou programmée à l'avance: Environ 2/3 des césariennes sont programmées avant le travail et 1/3 sont décidées en cours d'accouchement. Cette opération est pratiquée dans certaines conditions pour la sécurité de la mère et de l'enfant. Généralement, elle intervient lorsqu'il y a impossibilité d'un accouchement par voie basse, c'est-à-dire par les voies naturelles. Elle est indiquée s'il y a un obstacle au passage de l'enfant, lorsqu'il faut interrompre la grossesse avant terme ou lorsque la vie du bébé ou de la mère est menacée. (Hémorragie maternelle, en cas de souffrance fœtale trop importante, lors de naissances multiples, incompatibilité de rhésus, etc.).
Des chiffres qu'il faut connaître
Le recours aux césariennes au Maroc concerne avant tout le secteur privé et une catégorie privilégiée de la population. Les trois quarts des 600.000 accouchements annuels ont lieu à l'hôpital, où la césarienne n'est utilisée en moyenne que dans 13 % à 18 % des cas. Mais ce chiffre peut grimper pour atteindre 20 % et plus dans une maternité spécialisée pourvue de réanimation maternelle et néonatale Au niveau de certains hôpitaux périphériques, il en va autrement, c'est ce qui explique que le taux de césariennes restent limités à 8 ou 10 %. Au niveau des zones difficiles d'accès ou des zones enclavées, les femmes accouchent souvent à domicile ou en milieu non médicalisé, d'où des taux de mortalité maternelle parfois élevés.
Une césarienne doit-elle obligatoirement succéder à une autre ?
Si la césarienne a été indiquée pour une cause permanente (comme un bassin trop étroit), alors une nouvelle césarienne sera nécessaire pour un prochain accouchement. En revanche, si le premier recours à une césarienne a été motivé par des causes accidentelles, il n'est pas obligatoire de devoir recourir à une nouvelle césarienne. Il faut cependant noter que la cicatrice de la première opération peut se rompre sous l'effet des contractions utérines et ainsi exposer la mère et l'enfant à des complications très importantes.
Quand doit-on avoir recours à une césarienne ?
En cas de disproportion entre le bassin et la taille de l'enfant : si les dimensions du bassin de la mère sont insuffisantes ou si l'enfant présente un volume trop important, si le bébé se présente en mauvaise position (présentation du front ou transversale, voire dans certains cas présentation du siège entraînant trop de complications), Dans le cas d'un enfant prématuré (d'un poids trop faible – hypotrophie), qui souffrirait d'un accouchement par les voies naturelles, si le col reste insuffisamment dilaté malgré l'augmentation des contractions et l'emploi de médicaments dilatateurs, Si la mère présente un fibrome, un kyste ovarien ou un placenta praevia (placenta recouvrant et interdisant le passage du fœtus par voie basse). La césarienne est également pratiquée lorsque l'accouchement ne doit pas être effectué par les voies naturelles, ou lorsque la grossesse doit être interrompue avant terme, pour des raisons de sécurité pour l'enfant ou la mère :
* en cas d'hémorragie maternelle,
* en cas de souffrance fœtale trop importante,
* lors de naissance multiple : plus de deux enfants,
* si la mère est malade,
* en cas d'incompatibilité de rhésus,
* si la mère, trop fatiguée ou présentant des affections cardiovasculaires importantes, n'est plus à même de mener l'accouchement à son terme, et si la poursuite du travail représente un danger pour la vie de l'enfant.
Peut-on considérer la césarienne comme intervention chirurgicale ?
Oui, la césarienne reste une intervention chirurgicale. Se déroulant au bloc opératoire, cette intervention consiste à inciser l'abdomen puis l'utérus pour faciliter la mise au monde. La durée de l'intervention varie de 1h30 à 15 min avec les dernières techniques. Le type d'anesthésie le plus approprié est la péridurale.
Quelles sont ses conséquences après l'accouchement ?
La fatigue occasionnée par l'opération s'ajoute à celle de l'accouchement. La montée de lait peut être un peu plus tardive, du fait de cette fatigue supplémentaire. La cicatrisation peut être douloureuse, surtout à l'occasion des contractions de l'après-naissance. Des douleurs abdominales peuvent accompagner la reprise du transit intestinal. Dans ces cas, un régime spécial peut être envisagé.
Si pour le bébé l'accouchement par césarienne est moins dangereux que l'accouchement naturel, c'est l'inverse qui se produit pour la mère. En effet, les complications infectieuses sont trois fois plus fréquentes que lors d'un accouchement naturel. Des risques de phlébite, d'embolie pulmonaire et d'hémorragies, bien qu'exceptionnelles, peuvent toutefois apparaître.
En 1997, une publication conjointe de l'Unicef (Fond des Nations Unies pour l'enfance), l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et l'UNFPA (Fond des Nations Unies pour la population) (Guidelines for Monitoring the Availability and Use of Obstetric Services, October 1997) indique qu'une limite maximale de 15 % du taux de césarienne doit être respectée. Au-delà de ce chiffre, le recours à la césarienne est jugé comme abusif et aurait un impact plus négatif que positif, si l'on considère les risques de cette opération.


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