Un match de Ligue 1 française opposant Dijon et Amiens a été interrompu, vendredi soir, pendant plusieurs minutes à la suite de cris racistes visant un joueur amiénois de peau noire. L'incident, dont les médias français se sont largement fait écho samedi, a suscité une vive condamnation de la part de la ministre française des sports, Roxana Maracineanu, que des instances sportives françaises. La Ligue de football professionnel (LFP) a assuré, à cet égard, qu'elle allait «étudier les suites judiciaires à donner» à ces faits, au moment même où l'auteur des «insultes racistes» à l'encontre du défenseur et capitaine français d'Amiens, Prince Gouano, a été interpellé et placé en garde à vue. La commission de discipline se saisira également du dossier mercredi, a indiqué la LFP dans un communiqué. Le match a failli être définitivement interrompu à la 77 minutes de jeu lorsque Gouano avait menacé de ramener ses coéquipiers au vestiaire avant de se rétracter, quelques minutes après, suite à un échange avec les supporters dijonnais. L'arbitre du match avait demandé à ce moment au speaker du stade: «Faites bien passer le message, si ça se reproduit on arrête». A l'opposé de Gouano qui a décidé de ne pas porter plainte, le président de Dijon, Olivier Delcourt a précisé que le club allait intenter une action en justice «contre l'individu qui a fait cette chose inadmissible». «Ce qui est arrivé est très grave», a-t-il insisté. De son côté, au micro de beIN Sports, le capitaine français d'Amiens a évoqué un acte inadmissible. ?? #DFCOASC ⚽️ Prince Gouano revient sur les incidents racistes ? "Nous sommes au 21ème siècle, c'est inadmissible [...] Je veux véhiculer un message qui est l'amour" pic.twitter.com/H7kpp2QRSv — beIN SPORTS (@beinsports_FR) 12 avril 2019 En l'espace de dix jours, les incidents racistes ont assombri de nombreuses rencontres en Europe, notamment en Angleterre et en Italie.