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Palestine-Israël: Kerry : Seule voie possible, la solution à deux Etats
Publié dans L'opinion le 29 - 12 - 2016

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a défendu la solution à deux Etats, "seule voie possible" pour la paix entre Israéliens et Palestiniens et la démocratie dans l'Etat hébreu, une vision aussitôt dénoncée comme "biaisée" par le Premier ministre israélien. Quelques minutes seulement après l'intervention de Kerry, exposant la vision de l'administration Obama sur le Proche-Orient, Benjamin Netanyahu a dénoncé un discours "biaisé contre Israël" et a vivement reproché au chef de la diplomatie américaine d'être "obsédé" par la question des colonies israéliennes.
Les relations entre les Etats-Unis, en pleine transition politique, et Israël se sont à nouveau tendues depuis l'adoption d'une résolution onusienne sur le sujet vendredi.
L'adoption de cette résolution condamnant les colonies israéliennes, sur laquelle Washington n'a pas opposé de veto - une première depuis 1979 - "visait à préserver la solution à deux Etats" qui se trouve "en grave danger", a expliqué mercredi Kerry.
"Si le choix est celui d'un seul Etat, Israël peut être soit juif soit démocratique - il ne peut pas être les deux - et il ne sera jamais vraiment en paix", a noté le secrétaire d'Etat qui doit quitter ses fonctions le 20 janvier.
Car "comment Israël peut-il concilier son occupation perpétuelle avec ses idéaux démocratiques?", a-t-il fait valoir.
Selon le responsable américain, ces deux Etats devraient suivre le tracé des frontières de 1967 - avant la guerre des Six jours -, en procédant à "des échanges de territoires équivalents" issus d'un consentement mutuel.
Israël serait alors reconnu comme un "Etat juif" et Jérusalem comme capitale des deux Etats, a indiqué John Kerry.
Netanyahu estime que Tel-Aviv " n'a pas à recevoir de leçons de la part de dirigeants étrangers. Le chef du gouvernement israélien a reproché à Kerry d'être "davantage préoccupé par les colonies plutôt que par le terrorisme" et a espéré que l'administration de Barack Obama "ne provoquera pas de dégâts supplémentaires à l'ONU".
Son opposition de gauche, à l'instar de la députée du parti Meretz Zehava Galon, a toutefois offert un visage différent. Cette dernière a ainsi assimilé la politique de colonisation "à un engin explosif qui ne peut que saboter tout accord sur une solution à deux Etats" israélien et palestinien.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a lui rappelé à l'issue du discours de M. Kerry que les Palestiniens étaient prêts à reprendre les négociations "à la minute où le gouvernement israélien acceptera de cesser toutes ses activités de colonisation".
Abbas a aussi dit continuer sa coopération étroite avec la France en vue de la réussite d'une conférence internationale sur le Proche-Orient le 15 janvier.
Cette conférence organisée à Paris doit réitérer le soutien de la communauté internationale à une solution à deux Etats. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a d'ailleurs salué mercredi le discours "clair, courageux et engagé" de Kerry.
Avec son intervention de mercredi, Kerry entendait laisser sa marque sur un processus de paix qu'il a beaucoup porté mais défendait une politique que la prochaine administration ne semble pas prête à suivre.
Juste avant le discours, Trump avait en effet apporté son soutien à l'Etat hébreu, traité selon lui "avec un total mépris".
Les Israéliens "étaient habitués à avoir un grand ami aux Etats-Unis, mais ce n'est plus le cas. Le début de la fin a été cet horrible accord avec l'Iran (sur la politique nucléaire, NDLR), et maintenant (l'ONU)! Reste fort Israël, le 20 janvier est très proche!".
Netanyahu l'a remercié sur son compte Twitter "pour sa chaleureuse amitié" et son "soutien sans faille envers Israël".
Donald Trump a par ailleurs de nouveau critiqué les Nations unies. "L'ONU a un potentiel tellement énorme. (Elle) n'est pas à la hauteur de son potentiel", a-t-il dit aux journalistes devant sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, en Floride. "Quand est-ce que vous avez vu les Nations unies résoudre des problèmes? Elles ne le font pas. Elles en créent", a-t-il lancé.
Dans l'attente du discours de John Kerry, Benjamin Netanyahu avait fait reporter mercredi un vote sur des permis de construire dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est afin de limiter les tensions avec les Etats-Unis. Mais, dans le même temps, la mairie de Jérusalem avait approuvé une construction destinée à des colons.
La colonisation est vue comme un frein majeur au processus de paix, les constructions israéliennes étant effectuées sur des terres qui pourraient appartenir à un futur Etat palestinien.
Quelque 430.000 colons israéliens vivent actuellement en Cisjordanie occupée et ils sont plus de 200.000 à Jérusalem-Est dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.


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