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Hommage à Farid Belkahia : Une mémoire tatouée
Publié dans L'opinion le 17 - 10 - 2014

L'artiste peintre de grande renommée, l'une des figures emblématiques de l'art contemporain au Maroc,« l'artiste moderniste à plusieurs facettes » comme il plaisait aux critiques d'art et esthètes de le qualifier, nous a quitté à Marrakech, dans la nuit du jeudi 25 septembre, à l'âge de 80 ans, suite à une longue maladie qui a eu prise sur son âme. Il a été inhumé, selon ses vœux, dans sa ville natale où il a vécu et qui témoigne de ses derniers moments au rythme de la musique et de la poésie.
Belkahia, figure de prou de la création contemporaine, a marqué l'histoire de l'art marocain d'une empreinte profonde grâce à ses œuvres inédites. Il a bien voulu s'installer dans sa ville natale, où il a passé la plus grande partie de son temps, pour se consacrer à sa peinture connotative. Ses œuvres récentes sont placées sous le signe de la continuité et de l'éparpillement dans la forme et la couleur, en donnant libre cours à ses fantasmes et à ses fantaisies. Son empreinte est toujours omniprésente.
Sur son parcours artistique, l'écrivaine Rajae Benchemsi, son épouse, a écrit : «Né en 1934 à Marrakech Imprégné d'art grâce à son père qui fréquente les milieux artistiques étrangers et se lie aux peintres Antoine, Olek, Jeannine Teslar et Nicolas de Staël. Etudes à l'Ecole des Beaux Arts à Paris en 1959 et à l'Académie de Théâtre à Prague où il étudie la scénographie. De 1962 à 1974, Directeur de l'Ecole des Beaux Arts de Casablanca où il rénove le concept de l'art et de son enseignement en s'entourant d'une équipe de pionniers (peintres comme Melehi, Chebaa, Azema, Hamidi, Hafid ; historiens de l'art comme Toni Maraini et Bert Flint). En 1965, un an d'études à Milan, à l'Académie Brera où il côtoie des peintres tels que Castellani, Kounelis, Bonalumi et Fontana. En 1966, il participe à la revue Souffles. En 1969, première expérience de l'art dans la rue : il organise une grande exposition sur la place Jamaa-al-Fna à Marrakech. Il invite à l'Ecole des Beaux Arts des artistes de renom tels que Dimitrienko, César, Lurçat. Il se consacre à partir de 1974 complètement à ses arts en abordant différents matériaux. Le cuivre, qu'il martèle, moule, plisse. La peau, utilisée crue, lavée, traitée, séchée, tirée sur des formes en bois découpées. Utilisation exclusive de colorants naturels tels que le henné, le safran, l'écorce de grenade, le cobalt, la nila, le bleu de méthylène. La sculpture, presque toujours monumentale. La mémoire est l'inspiration transversale de son œuvre : repères historiques et culturels, correspondance de signes graphiques, référence à une symbolique universelle à laquelle se joignent des signes berbères, enjeux des origines identitaires, repères historiques et civilisationnels. Farid Belkahia est un voyageur qui sillonne le monde à la rencontre des cultures et des civilisations. Voyages au Moyen-Orient, dans tous les pays du Sahel, la Chine, l'Amérique Latine. En 1980, il décide de construire une maison en terre avec son ami l'architecte Abderrahim Sijelmassi... ».
De son coté, Houssein Tallal , artiste peintre de renom, nous a confié: « j'aimerai bien confirmer que Farid Belkahia a été un grand ami de Chaibia, ma mère. Il a tissé avec nous un lien idéal de cordialité et de familiarité. Il a été notre fidèle invité aussi bien à la maison qu'à la galerie « Alif Ba ». On a passé ensemble des moments historiques exceptionnels au Maroc et à l'étranger. Aux yeux de ma mère, Farid Belkahia est un grand artiste discret et hypersensible. Il nous a légué un immense travail, bien recherché et très créatif. Il est parmi les grandes figures de la peinture marocaine moderne. Son œuvre est partie intégrante du patrimoine national non seulement dans le domaine de la peinture, des arts plastiques mais du point de vue de notre culture visuelle en général également. Je souviens d'un grand talent artistique, toujours vivant et en plein recherches et créativités. Il n'était pas seulement un artiste peintre mais un acteur associatif, pédagogue confirmé et un militant de la culture visuelle qui joint l'utile à l'agréable. ».
De son vivant, Belkahia a bien apprécié l'article écrit par l'historienne d'art de renom Osire Glasier( History Department) publié dans « Dictionary of African Biography » par la prestigieuse Oxford University Press( New York) dont on retient l'extrait suivant : « Chaïbia Tallal a été sans conteste la plus célèbre peintre du Maroc du 20 ème siècle. De plus, elle figure parmi les grands peintres du monde, au même titre que Miro, Picasso et Modigliani, pour ne citer que ceux-là. ».


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