L'Algérie construit des pistes militaires stratégiques près de la frontière marocaine    Rabat : Manifestation massive en soutien à Gaza et au peuple palestinien    Une Marocaine interpelle Microsoft sur le rôle de l'IA à Gaza, fait face à des «représailles» et reçoit le soutien du Hamas    Séisme en Birmanie : le bilan grimpe à près de 3.500 morts    Marathon des Sables 2025 : Triplé marocain dès la première étape    F1: Verstappen remporte le Grand Prix du Japon    Moroccan Cultural Days illuminate Paris's Latin Quarter    Moroccan calls out Microsoft on AI's role in Gaza, faces «retaliation» and gains Hamas support    Algeria builds strategic military airstrips near Moroccan border    L'Université Al Akhawayn rend hommage à Izza Génini, figure du documentaire marocain    Au cœur de Paris, la culture marocaine s'empare de l'emblématique Place Saint-Michel    Le nombre de personnes respirant un air très pollué peut être réduit de moitié d'ici à 2040    Football: Décès de l'ancien international marocain Mouhcine Bouhlal    16es Coupe du Trône : L'USMO éjecte le Raja et rejoint l'OCS en quart de finale !    Le Maroc, la "meilleure" porte d'entrée vers l'Afrique    Festivals de cinéma: plus de 6,7 MDH octroyés par le CCM pour 29 projets    Guerre tarifaire : le pétrole à son plus bas niveau pour la deuxième journée consécutive    Tarifs américains : Jaguar Land Rover suspend ses exportations vers les Etats-Unis    Un quadragénaire arrêté à Tanger pour diffusion de fausses alertes d'enlèvements    Températures prévues pour le dimanche 06 avril 2025    Présentation à Paris du climat des affaires et des opportunités d'investissement au Maroc    La mort de l'ancien international marocain Bouhlal à l'âge de 54 ans    La France redessine sa politique maghrébine avec une carte du Maroc mise à jour    Festivals cinématographiques : 29 manifestations soutenues pour un montant global de 6,8 millions de dirhams    La session printanière du 46e Moussem culturel international d'Assilah du 5 au 20 avril    Le Maroc s'impose comme un médiateur fiable face au recul du rôle de l'Algérie dans la région du Sahel et du Sahara    Nintendo retarde les précommandes de la Switch 2 aux Etats-Unis    Al Barid Bank : Une année 2024 marquée par une évolution remarquable de tous les indicateurs    Une ingénieure marocaine dénonce un haut responsable de Microsoft lors d'une cérémonie officielle : « Vous soutenez le génocide à Gaza »    Un air de Maroc à Saint-Michel : les Journées Culturelles Marocaines illuminent Paris    Interview avec Youran Hong : « Des milliers d'enfants profitent de nos bibliothèques et programmes éducatifs »    Le Maroc renforce sa préparation sécuritaire pour accueillir la Coupe du Monde 2030 et la Coupe d'Afrique 2025    La famille du football marocain fait ses adieux à Mohssine Bouhlal avec une profonde tristesse    CAN U17 : Le Mali valide son billet pour les quarts et la CDM U17    Basket/BAL: Le FUS Rabat s'incline face à Al Ittihad d'Egypte    CAN 2025 au Maroc : Hakimi, le leader d'une génération en quête de sacre    Dakhla: l'AMCI et Attijariwafa bank lancent un cycle de formation à l'entreprenariat    Convention de Welcome Travel Group: un coup d'accélérateur au tourisme maroco-italien    La météo pour ce samedi 5 avril    GITEX Africa Morocco: des exposants et des participants de 130 pays attendus à Marrakech    Maroc : l'Etat procède à l'expropriation de plus de 400 parcelles pour des projets d'envergure nationale    L'Etat décrète l'expropriation d'un terrain dans le Sud pour l'édification d'une installation permanente des Forces armées royales    Projet d'aménagement stratégique à Dakhla : l'Etat acquiert un terrain de près de 7 000 m2 à Imlili    Casablanca : Les «églises informelles» dans le viseur du PJD    Sahara : le chef de la diplomatie espagnole dénonce «l'irresponsabilité» de ceux qui s'agrippent à des principes supposés de l'autodétermination pour figer le conflit    L'Humeur : Val Kilmer dans les bras de Jim Morrison    El Jadida : Ces agrès, qui subliment désormais le cadre du front de mer !    Le 30e SIEL rend un hommage posthume à l'écrivain Driss Chraïbi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



France / Législatives La gauche domine l'Assemblée nationale
Hollande a les coudées franches
Publié dans L'opinion le 19 - 06 - 2012

La gauche française a remporté dimanche une nette victoire au second tour des élections législatives. François Hollande a désormais toutes les manettes institutionnelles en main nécessaires à la mise en œuvre de son programme économique pour affronter la crise, dorénavant, son seul adversaire.
Selon des résultats définitifs diffusés par le ministère de l'Intérieur pour 566 sièges sur 577 - les 11 députés représentant les Français de l'étranger ne seront connus que lundi -, le Parti socialiste et ses alliés détiennent désormais tous les leviers institutionnels.
Ils ont obtenu une majorité absolue à l'Assemblée nationale avec 307 sièges, l'UMP et ses alliés en obtiennent 224, Europe Ecologie-Les Verts 16, le Front de gauche 10, le Front national et le MoDem 2 chacun.
L'UMP sauve donc la face mais l'ex-ministre Nadine Morano, qui en a appelé sans succès aux électeurs du Front national, a été battue ainsi que les anciens ministres Claude Guéant, Hervé Novelli et Michèle Alliot-Marie. L'extrême droite comptent trois élus, Marion Maréchal-Le Pen dans le Vaucluse et l'avocat Gilbert Collard dans le Gard pour le FN et Jacques Bompard, président de la Ligue du Sud, un parti d'extrême droite implanté dans le Sud-Est, élu dans la 4e circonscription du Vaucluse.
François Hollande a désormais les mains totalement libres après des élections législatives françaises qui ont donné dimanche au Parti socialiste une majorité absolue à l'Assemblée nationale et plongé la droite dans les affres de la recomposition.
Le président François Hollande, fort d'une majorité absolue obtenue dimanche aux élections législatives en France, peut désormais mettre en œuvre son programme social-démocrate mais il se retrouve en premier lieu confronté à l'urgence de la crise de l'euro.
Au lendemain de ces élections en France, mais aussi en Grèce, l'agenda international n'offre aucun répit au président français. Il se rend dès lundi soir à Los Cabos, au Mexique, pour un sommet du G20 qui sera dominé par la crise en zone euro, puis fera un crochet par Rio de Janeiro, avant de revenir en Europe avec un rendez-vous crucial en fin de semaine avec ses partenaires italien, espagnol et allemand.
Lors du scrutin de dimanche, le Parti socialiste (PS) et ses alliés de gauche ont remporté une majorité absolue de 314 sièges sur 577. Le nouveau pouvoir pourra se dispenser du soutien des Verts (17 sièges), qui participent au gouvernement, et de la gauche radicale (10), qui en est absente.
Le parti conservateur UMP (Union pour un mouvement populaire) et ses alliés ont obtenu 229 sièges et le parti d'extrême droite Front national (FN) fait son retour à l'Assemblée avec deux élus, mais pas sa dirigeante, Marine Le Pen.
Présidence, gouvernement, Assemblée nationale, Sénat, régions, grandes villes: la gauche se trouve désormais «en position plus qu'hégémonique, disposant d'absolument tous les pouvoirs» pour faire face à la crise économique et au chômage, relève lundi le quotidien de gauche Libération.
A peine élue, l'Assemblée nationale sera convoquée en session extraordinaire début juillet pour lancer les premières réformes.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault n'a pas dissimulé dimanche soir la difficulté de la tâche. Il faudra à la fois relever le défi du rétablissement des comptes publics, retrouver la croissance et amorcer un recul du chômage. La quadrature du cercle en période de crise et sans aucune marge de manoeuvre budgétaire, comme devrait le confirmer un audit des finances publiques dont la publication par la Cour des comptes a été repoussée à début juillet.
«L'oeuvre qui est devant nous est immense. Rien ne sera facile. Rien ne nous sera donné», a déclaré le chef du gouvernement.
Pure formalité, M. Ayrault a remis lundi la démission de son gouvernement à François Hollande, qui l'a chargé de former un nouveau cabinet, dont la composition devrait être annoncée jeudi. Il ne devrait s'agir que d'un ajustement sans grande surprise.
Une débâcle de la droite
François Hollande a désormais le soutien de la présidence de la République, du gouvernement, de la majorité absolue à l'Assemblée, du Sénat, et de presque la totalité des régions et de la majorité des départements - une configuration inédite sous la Ve République, meilleure que celle que n'avait François Mitterrand en 1981, le Sénat n'était pas à gauche. François Hollande et le PS ont fait carton plein. La gauche n'a jamais eu autant d'élus à l'Assemblée, même en 1981 quand le PS avait seul la majorité absolue.
Le Front de gauche, qui inclut le parti communiste, perd la moitié de ses forces, est contraint de mendier l'abaissement à 10 du nombre d'élus nécessaires à la constitution d'un groupe parlementaire et voit son pouvoir d'influence limité.
Les Verts sont certes en passe d'avoir un groupe, grâce à l'accord électoral avantageux qu'ils ont passé avec le PS, mais celui-ci peut se passer d'eux faire voter des lois.
Quand à la défaite du président du MoDem, François Bayrou, dont le parti sauve néanmoins trois sièges, «elle permet au PS de poursuivre son OPA sur le centre», ajoute cet analyste.
A droite, la stratégie «ni front républicain, ni accord avec le Front national» a été totalement contre-productive et, selon Gaël Sliman, a même accentué une défaite d'autant plus patente qu'elle se solde par le retour à l'Assemblée de l'extrême-droite avec trois députés dont deux élus FN.
C'est ainsi Marion Maréchal-Le Pen, nièce de la présidente du FN, Marine Le Pen, qui sera la benjamine de l'Assemblée
Des personnalités emblématiques de la droitisation de l'UMP, comme les ex-ministres sarkozystes Claude Guéant et Nadine Morano et la députée sortante Valérie Rosso-Debord, ont chuté. Un sort partagé par l'emblématique ancienne ministre chiraquienne Michèle Alliot-Marie.
«C'est une défaite nette pour l'UMP», a reconnu l'ex-ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, opposant notoire à la stratégie du «ni-ni», dont le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé avait été un des promoteurs.
«Je crois que dans le cadre de la préparation de notre futur congrès, une réflexion de fond est indispensable sur ce qui nous rassemble, sur le socle de nos valeurs et sur notre projet commun», a ajouté le maire de Bordeaux, dans ce qui ressemble fort à l'annonce de débats houleux à l'UMP.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.