A Rabat, le président du Parlement andin soutient la souveraineté du Maroc    Trois milliardaires marocains figurent dans le classement Forbes 2025    Bassin de Sebou: un taux de remplissage des barrages de près de 52%    Aéroports marocains : Objectif 80 millions de passagers d'ici 2030    Sahel : L'armée malienne répond à l'abattage de son drone Akinci    Droits de douane : Donald Trump taxe le monde entier, y compris le Maroc    1⁄2 Finale. Copa del Rey : Le Barça retrouve le Real en finale le 26 avril courant    Coupe de la CAF. RS Berkane gagne à Abidjan    CAN U17/ Ce mercredi, jour off: Résultats et classements (J1)    Akdital adquiere dos establecimientos de salud en El Aaiún    Sáhara: La UE evita condenar la expulsión de periodistas españoles por parte de Marruecos    Sáhara : El presidente mauritano recibe a De Mistura    Tamesna : Arrestation d'un multirécidiviste filmé en flagrant délit d'agression à l'arme blanche    Zineb Hattab : première cheffe végane étoilée en Suisse    Nathalie Romier ressuscite la magie d'Édith Piaf à Casablanca et Rabat    Foot: Double confrontation amicale entre la sélection nationale féminine U17 et son homologue kényane les 4 et 7 avril    Sortie du trésor à l'international : le Maroc émet un emprunt obligataire de 2 milliards d'euros    Le DG de l'OIT salue l'adoption de la loi sur la grève au Maroc et sa validation par la Cour constitutionnelle    Avril diplomatique : Quand la France préside, le Maroc s'impose    Soudan du Sud: le CPS de l'UA appelle à un dialogue inclusif et véritable pour rétablir la confiance, l'unité nationale et la paix    Températures prévues pour le jeudi 03 avril 2025    Genomia MDATA et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé : une alliance au profit de la médecine de précision en Afrique    Lancement d'un vol direct Agadir-Amsterdam    Le groupement « Boluda Towage-Marsa Maroc » désigné pour assurer les activités de remorquage et d'assistance à Nador West Med    Abderrahman Boukhaffa décoré par le Roi Charles III pour ses contributions à la diversité linguistique au Canada    Rabat: Mehdi Qotbi reçoit une délégation du parlement andin    Al Barid Bank signe une année 2024 remarquable    Dislog Group prend 70 % d'Afrobiomedic et développe son pôle santé    Ghita Triki : "Résonance chromatique s'inscrit dans les programmes de visibilisation des cultures du Maroc et d'Afrique"    Installation de Mohammed El Habib Belkouch, Délégué interministériel aux Droits de l'Homme    Thiago Pitarch, la pépite du Real Madrid convoitée par le Maroc et l'Espagne    Zagora : Deux soldats tués lors d'une collision et un blessé    Aziz Akhannouch, troisième fortune du Maroc après Benjelloun et Sefrioui (Forbes)    1/4 Finale. LDC/Refus d'accès des supporters au stade : L'AS FAR explique et informe !    Le temps qu'il fera ce mercredi 2 avril 2025    CHU Ibn Rochd: les futurs dentistes poursuivent leur boycott des stages    Washington annonce la nomination de Massad Boulos comme conseiller principal pour l'Afrique    E-commerce : Entre engagements des Etats et défis des startups innovantes    Ligue 1 : Hakimi et Ben Seghir nommés au prix Marc-Vivien Foé    Fraude fiscale : Carlo Ancelotti jugé ce mercredi    Charles Thépaut, expert de la région MENA et de la lutte contre la désinformation au Quai d'Orsay, nommé premier conseiller à l'ambassade de France au Maroc    Milan : Hicham Lahlou, membre du jury du Salone Satellite Award 2025    La Dolce Vita à Mogador : Le Cinéma Italien à l'honneur à Essaouira du 23 au 26 Avril 2025    Pardon et réconciliation au Niger, libération d'anciens hauts responsables politiques et militaires    Gabon. La campagne pour la présidentielle est ouverte    L'Alliance des Etats du Sahel établit un droit de douane commun    Somalie. Les Etats-Unis ont le contrôle exclusif des bases aériennes et des ports.    Un Festival pour promouvoir la cuisine ivoirienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Lutte anti-corruption : On ne s'en sort toujours pas ! [INTEGRAL]
Publié dans L'opinion le 09 - 12 - 2023

Le rapport de l'INPPLC pour l'année 2022 met en lumière les défis persistants de la corruption au Maroc, malgré l'entrée en vigueur de la loi 46-19 en 2021. Avec une baisse de cinq points dans l'IPC au cours des quatre dernières années, le pays n'arrive pas à évoluer dans ce domaine.
Après son entrée en vigueur en 2021, la loi 46-19 concernant l'Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC) a étendu le domaine d'intervention de l'instance et lui a conféré des pouvoirs significatifs. Cette nouvelle situation marque la fin de la période de transition qui avait débuté en 2018 avec la nomination de Mohamed Bachir Rachdi par SM le Roi Mohammed VI à la tête de l'INPPLC. Le rapport annuel de l'instance constitutionnelle pour l'année 2022 confirme que, malgré quelques progrès, le Maroc continue de stagner dans les classements internationaux en matière de lutte contre la corruption.
Avec un score de 38/100 à l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) en 2022, le Maroc a connu une baisse de cinq points au cours des quatre dernières années. Le pays se classe ainsi en neuvième position parmi les nations arabes et occupe une position médiane en Afrique, devançant onze autres pays africains. Selon le Baromètre arabe publié en octobre 2022, le Maroc est toujours confronté à une prévalence significative de la corruption, avec une perception de celle-ci en augmentation, notamment au sein des populations en situation de pauvreté, de vulnérabilité et de marginalisation.
Dans le but d'acquérir une compréhension objective et complète du phénomène de la corruption, l'INPPLC a initié une enquête nationale sur la corruption visant à évaluer l'étendue et l'évolution de ce problème au fil du temps au sein du pays. Cette initiative se décline en deux enquêtes distinctes, l'une ciblant les citoyens (résidents et MRE), et l'autre se concentrant sur les entreprises.

Un secteur public malade
Les résultats de la première partie de cette enquête portant sur les citoyens résidents et les Marocains résidant à l'étranger mettent en évidence une perception largement négative de la corruption. Parmi les constats les plus marquants, il apparaît que la corruption est classée au sixième rang des principales préoccupations des citoyens résidents et au troisième rang pour les Marocains résidant à l'étranger.
Selon les personnes interrogées, le secteur de la Santé est le plus fortement touché par la corruption, suivi des partis politiques, du gouvernement, du parlement et des syndicats. La corruption est particulièrement répandue dans les domaines des recrutements, des nominations et de l'avancement de carrière dans le secteur public. Elle est également présente dans les domaines des aides sociales, de la délivrance de licences, d'agréments, de dérogations et d'autorisations exceptionnelles.
En ce qui concerne les déclarations des personnes interrogées concernant leur propre exposition ou celle de membres de leur foyer à au moins une forme de corruption prise en compte dans cette enquête, les taux indiquent que cette pratique touche une personne sur quatre parmi les citoyens résidents. Il est également souligné que les secteurs les plus touchés par ces pratiques sont la gendarmerie, les transports, la police, la santé dans le secteur public, la justice, l'urbanisme et l'habitat, l'immobilier dans le secteur privé, ainsi que les caïdats et les Pachaliks.
Face à ces constats, l'INPPLC insiste sur la nécessité de revoir les approches adoptées jusqu'à présent et de prendre des mesures plus fermes et plus vigoureuses. L'Instance estime que cette exigence est en parfaite harmonie avec sa demande répétée depuis 2019, qui vise à accélérer une véritable transition vers une nouvelle phase de lutte contre la corruption. Cette transition doit être capable de susciter une dynamique entraînant des résultats pratiques et des effets palpables dans la vie quotidienne des citoyens, des investisseurs et des acteurs économiques et sociaux.

Meilleure réactivité
L'Instance présente également dans ce rapport une série de recommandations stratégiques pour intensifier la lutte contre la corruption en favorisant la convergence et la complémentarité institutionnelle. Ces recommandations couvrent des domaines clés, tels que l'éducation et la formation pour promouvoir des valeurs de probité, la transparence dans les services publics, le partenariat public-privé, l'adoption de lois anti-corruption, la mobilisation de la société, et la création d'un environnement dissuasif.
Le rapport met en évidence le besoin d'une meilleure réactivité des parties concernées pour mettre en œuvre ces recommandations et souligne l'importance de la coordination entre toutes les parties prenantes pour lutter efficacement contre la corruption.
De plus, le document rappelle des recommandations antérieures de l'Instance, notamment en ce qui concerne la transformation digitale, la régulation, et le journalisme d'investigation, soulignant l'importance de la transparence, de l'intégrité et de la prévention de la corruption dans ces domaines.
Enfin, il met en avant la nécessité de renforcer la convergence et la complémentarité institutionnelles dans la lutte contre la corruption, en proposant des mécanismes de coordination avec diverses autorités et institutions, tout en encourageant la participation et la contribution de toutes les parties prenantes pour atteindre l'objectif commun de lutter efficacement contre la corruption.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.