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Eau potable Vers une gestion encore plus rationnelle
Publié dans L'observateur du Maroc le 08 - 02 - 2010

Au Maroc, aujourd'hui, une partie de la population rurale n'a toujours pas accès à une ressource fondamentale : l'eau potable. Vu leur isolement, certaines régions, et notamment les douars ruraux, ne sont pas raccordées au réseau national de distribution d’eau potable et disposent seulement de puits privés de qualité variable et parfois de puits communautaires. Si certains disent que ce n’est pas l’eau qui manque au Maroc, les spécialistes leur rétorquent que le pays est caractérisé par une grande disparité géographique et une forte sensibilité aux aléas climatiques. Les ressources en eau, limitées, dont il dispose font face à une forte pression d'une demande qui résulte de la croissance de la population, de l'amélioration des conditions de vie et des implications du développement économique. Il est clair que la rareté de l’eau et son irrégularité, dans le temps et dans l’espace, sont les principales contraintes auxquelles se heurte le développement des ressources en eau au Maroc.
Le taux des ressources en eau naturelle par habitant, qui exprime la richesse ou la rareté relative de l’eau d’un pays, avoisine déjà en moyenne au Maroc le seuil de 1.000 m3/hab/an, communément admis comme seuil critique indiquant l’apparition de pénuries et de crise latente d’eau. Ce taux moyen relativement faible dissimule, en réalité, une situation beaucoup plus préoccupante car il varie de 2000 m3/hab/an à 150 m3/hab/an. Pour l’ensemble du Maroc, ce taux se situera autour de 745 m3 à l’horizon 2020. A cette date, près de 13 millions d’habitants, représentant près du tiers de la population totale du pays, disposeront de moins de 500 m3/hab/an. Cet indicateur montre que la situation du Maroc est meilleure que celle d’autres pays voisins. Il faut dire que le Maroc fait face à la gestion durable des ressources en eau. Pour accompagner cette évolution, il est nécessaire de maintenir un effort soutenu de développement des ressources en eau, en quantité et en qualité, pour garantir l’accès généralisé à l'eau potable, accroître la sécurité alimentaire et faire face aux nécessités de développement industriel. C’est dans ce sens que l’ONEP renforce son partenariat avec la république fédérale allemande. D’après Ali Fassi Fihri, directeur de l’ONEP, les Allemands sont venus pour accompagner les projets pilotés par l’ONEP. Il s’agit d’un accompagnement aussi bien financier qu’en recherche et développement. A l’occasion de ce partenariat, A. Fassi Fihri a déclaré que la dissipation des inquiétudes légitimes d’aujourd’hui passe par la poursuite de la mise en œuvre de la judicieuse politique de gestion des ressources en eau visant à mobiliser, d’ici 2020, la totalité du potentiel disponible, notamment par les barrages, à exploiter au maximum les ressources en eau non conventionnelles, à opérer le choix des meilleures valorisations de la ressource et à prendre d’urgence les mesures de sauvegarde qui s’imposent.

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