L'enquête qui a révélé que la moitié (58%) des Africains nourrissent des craintes face à la cybercriminalité à également mis en lumière une augmentation significative de l'ancêtre délinquance en Afrique, notamment les ransomwares, l'extorsion numérique et les escroqueries en ligne. En 2023, l'Afrique du Sud a perdu 3 milliards de dollars en raison de la criminalité liée aux services bancaires numériques et aux applications mobiles, d'après le South African Banking Risk Information Center. Les cybercriminels adoptent des méthodes de plus en plus sophistiquées, utilisant notamment des contenus générés par l'IA pour se faire passer pour des fonctionnaires ou des cadres, tandis que les attaques d'ingénierie sociale deviennent plus élaborées. Pour évaluer la préparation des Africains face aux menaces de cybersécurité, KnowBe4 AFRICA a mené cette enquête annuelle, lancée en 2019, en interrogeant 800 adultes dans sept pays : le Maroc, l'Afrique du Sud, le Nigéria, le Ghana, l'Egypte, le Kenya et le Botswana. «L'objectif de l'enquête était de mesurer la sensibilisation à la cybersécurité des répondants, ainsi que leurs habitudes numériques et pratiques de sécurité en ligne», a expliqué Anna Collard, vice-présidente senior en charge de la stratégie de contenu chez KnowBe4 AFRICA. «Si certains défis restent inchangés, d'autres sont nouveaux, notamment la montée inquiétante de la technologie deepfake», ajoute-t-elle, citée par l'agence de presse africaine. Un autre constat majeur de l'enquête est l'usage croissant des smartphones en Afrique. L'utilisation des données mobiles est passée de 71% en 2023 à 75% en 2025, tandis que l'utilisation des services financiers mobiles a fortement augmenté, passant de 63% à 85%. En outre, l'enquête a également révélé une tendance préoccupante : les Africains semblent de plus en plus enclins à divulguer leurs informations personnelles. Le pourcentage de répondants jugés « très peu susceptibles » de divulguer des informations personnelles a presque chuté de moitié, passant de 29% en 2023 à 14% en 2025. 14% des répondants sont à l'aise pour partager leurs informations personnelles, huit pour cent le font en échange de quelque chose, comme une remise, et six pour cent les partagent régulièrement. La situation est également aggravée par une méconnaissance généralisée concernant ce qu'est un mot de passe fort et l'authentification multifacteur. La compréhension des mots de passe forts a légèrement diminué, passant de 62% en 2023 à 58% en 2025, tandis que celle de l'authentification multifacteur est restée stable autour de 58%.