Londres : Bouayach met en exergue les avancées du Maroc en matière de droits de l'Homme    Sahara : Le Maroc dénonce à l'ONU, le « deux poids, deux mesures sélectif » de l'ambassadeur algérien    Ports à conteneurs : Tanger Med classé 17ème au niveau mondial    Vice-président d'Airbus : Le Maroc est un pays clé    Bank Of Africa: le RNPG en hausse de 29% en 2024    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Syrie : Une fillette marocaine de 7 ans perd la vie dans le camp d'Al-Roj    Syrie : Plusieurs morts dans une attaque de char israélien dans le sud    Ethiopie. Les réformes économiques portent leurs fruits    L'administration Trump partage par erreur avec un journaliste des informations militaires confidentielles    Algérie: de l'offensive contre la France à la soumission de Tebboune    FRMF : Conférence de presse de M. Jorge Vilda jeudi prochain    Le Maroc, quatrième meilleure série d'invincibilité au monde    Q. CDM 26 (AMSUD) / Cette nuit, Argentine-Brésil : Horaire ? Chaînes ?    Equipe nationale U17: Les clubs des joueurs convoqués pour la CAN U17 ?    « Hola Bamako », appelle à la solidarité entre les peuples    Platini et Blatter de nouveau acquittés en appel en Suisse    UIP: le Maroc à la 102e place en termes de représentation des femmes parlementaires    Tbib Expert – Episode 46 : Comment améliorer la digestion naturellement pendant le Ramadan?    Ramadan et les nomades de l'Oriental : Quand simplicité rime avec spiritualité    Bourita s'entretient à Rabat avec Staffan de Mistura    La Fondation Jardin Majorelle et la Fondation Ali Zaoua ensemble pour l'accès à la culture des jeunes Marocains    Nominations royales : une nouvelle impulsion pour le CESE, l'INPPLC et le Médiateur    Granal accueille un partenaire de poids pour structurer sa croissance à long terme    Azilal: lancement du terrain « Achraf Hakimi » dans la commune de Ouaoula    Notation : la gestion de la dette, un facteur déterminant    Baisse du taux directeur : la Bourse peut viser de nouveaux sommets    Conseil de gouvernement : examen de la réforme éducative et des droits des femmes    Québec : un programme d'accueil des infirmiers étrangers, dont des Marocains, fait face à de graves critiques    La 18ème édition du Moussem de Tan-Tan du 14 au 18 mai    Les prévisions du mardi 25 mars    Les températures attendues ce mardi 25 mars 2025    Akdital : et de 34 !    Le corps sans vie d'un migrant retrouvé au large de Sebta, le 10e depuis début 2025    Le sommet des contradictions : L'Algérie et l'Afrique du Sud soutiennent le droit à l'autodétermination du Sahara marocain, mais refusent de l'appliquer sur leurs propres territoires    Le Caire accueille à nouveau la Coupe arabe des Clubs    Educación en Marruecos: la urgente necesidad de movilizarse para la transformación digital    Allemagne : Retrait de piments marocains pour excès de pesticides    Islas Canarias: El presidente omite al Polisario en su estrategia para África    La CAN femenina de fútbol sala (Marruecos-2025): la fase final del 22 al 30 de abril en Rabat    CAN U17 (Maroc-2025): Les Lionceaux de l'Atlas motivés pour "garder la Coupe à la maison" (Nabil Baha)    Tebboune change de position et tend une branche d'olivier à la France après la reconnaissance de la marocanité du Sahara    Clôture de la 4è édition du festival "Ramadanesques de Tanger métropole"    ESSEC Afrique/ESSEC Alumni Maroc : Ftour-Conférence autour du livre "Dislog Group, BUILD & RUN Company – The Moroccan Dream"    Festival du livre de Paris 2025 : Le Maroc en toutes lettres    Un linguiste néerlandais consacre 40 ans à la compilation d'un dictionnaire Tachelhit-Français    Découverte d'une structure souterraine massive sous les pyramides de Gizeh    Clôture du Concours national de psalmodie du Coran à Berrechid    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Union européenne : la Pologne prend la main
Publié dans Les ECO le 31 - 12 - 2024

Le passage aux commandes de l'Union par Varsovie est un changement accueilli avec soulagement à Bruxelles. Durant six mois, la Pologne érige en priorité la sécurité européenne, qu'elle soit militaire, économique ou énergétique.
La Pologne, de plus en plus ambitieuse sur la scène européenne, prend le 1er janvier le relais de la Hongrie à la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, un changement accueilli avec soulagement à Bruxelles. Durant six mois, Varsovie devrait jouer beaucoup plus collectif que Budapest pour tenter de faire avancer les dossiers européens.
A commencer par le soutien à l'Ukraine, dont la Pologne est l'un des fervents défenseurs, tandis que Viktor Orban avait offusqué Bruxelles en se rendant à Moscou en juillet pour rencontrer Vladimir Poutine et en multipliant les initiatives sans concertation. La présidence hongroise s'est révélée «assez exaspérante» pour les autres pays européens, résume Guntram Wolff, du centre de recherche Bruegel, basé à Bruxelles.
«Tout le monde est impatient de prendre un nouveau départ», glisse, en écho, un diplomate sous couvert d'anonymat.
La présidence polonaise démarre dans le contexte incertain de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump le 20 janvier aux Etats-Unis. Les Européens redoutent un désengagement américain en Ukraine et des tensions commerciales avec les Etats-Unis.
«Nous sommes dans une période de défis extrêmes, il y a une guerre juste à côté de nous» en Ukraine, souligne l'ambassadrice Agnieszka Bartol, représentante permanente polonaise auprès de l'Union européenne.
Durant six mois, la Pologne érige en priorité la sécurité européenne, qu'elle soit militaire, économique ou énergétique. Le gouvernement polonais entend aussi s'investir dans la lutte contre l'immigration irrégulière. Il attend avant le sommet européen du mois de mars la proposition de la Commission pour faciliter les expulsions.
«Ce sera très rapidement à l'ordre du jour», insiste Agnieszka Bartol, qui estime insuffisant le pacte asile et migration, adopté en mai 2024 mais contre lequel la Pologne avait voté.
Sur ce volet migratoire, le gouvernement de Donald Tusk a obtenu le 11 décembre un feu vert de la Commission, autorisant certaines limitations exceptionnelles du droit d'asile en cas «d'instrumentalisation» des migrants par la Russie. La Pologne accuse la Russie et le Bélarus d'utiliser les afflux de migrants à sa frontière pour déstabiliser la région.
Entre autres dossiers de cette présidence tournante, les autorités polonaises devraient accompagner le «pacte pour une industrie propre» que la Commission européenne doit présenter fin février. La Pologne s'est en effet positionnée sur la fabrication de batteries au lithium pour les véhicules électriques, dont elle est devenue un leader européen.
«La Pologne est bien placée pour mettre à profit sa présidence afin d'obtenir un accord sur un solide programme d'investissements de l'UE dans les technologies propres», avance Neil Makaroff, membre du think tank Strategic Perspectives.
Le pays de près de 37 millions d'habitants demeure pourtant très dépendant du charbon, à l'origine de 63% de sa production d'électricité en 2023. Mais il tente de prendre le virage des renouvelables, associé au projet de mettre en service une première centrale nucléaire à l'horizon 2030.
Côté climat, les Européens doivent négocier durant l'année l'objectif proposé par la Commission de réduire de 90% les émissions de gaz à effet de serre en 2040, par rapport à 1990. Mais les discussions ont à peine démarré.
Des ONG craignent que la présidence polonaise ne se montre guère allante sur le sujet et qu'il faille attendre le passage de témoin au Danemark au 1er juillet. Exercée à tour de rôle par chaque Etat membre pendant six mois, la présidence tournante du Conseil de l'UE a une dimension symbolique mais permet de donner des impulsions au sein des vingt-sept. Les ambitions de la Pologne pourraient cependant être limitées par ses échéances électorales nationales. Une présidentielle y est prévue en 2025 et pourrait inciter Donald Tusk à la prudence sur la scène européenne.
«Cela va les handicaper car ils sont dans une cohabitation très dure», rappelle un diplomate européen.
«Sur les grands choix, ils se positionneront tout le temps à l'aune de la présidentielle». La Pologne vit une cohabitation délicate entre le gouvernement pro-européen de Tusk et le président conservateur Andrzej Duda, proche du parti nationaliste polonais Droit et Justice (PiS) et qui oppose son véto à la plupart des initiatives législatives gouvernementales.
Sami Nemli Avec Agence / Les Inspirations ECO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.