Voitures neuves au Maroc : un premier trimestre marqué par une hausse de 35 % des ventes    Groupe Akdital : des résultats solides en 2024 et des objectifs clairs pour l'avenir    Air Arabia Maroc connecte Nador à Murcie en mai prochain    Dakhla: l'AMCI et Attijariwafa bank lancent un cycle de formation à l'entreprenariat    La météo pour ce samedi 5 avril    Revue de presse de ce samedi 5 avril 2025    Foot féminin U17: Le Maroc accrochée par le Kenya    Le PP critique le transfert de la gestion de l'espace aérien du Sahara au Maroc : un danger pour la souveraineté espagnole ?"    Présentation à Paris du climat des affaires et des perspectives d'investissement au Maroc    L'Etat décrète l'expropriation d'un terrain dans le Sud pour l'édification d'une installation permanente des Forces armées royales    Projet d'aménagement stratégique à Dakhla : l'Etat acquiert un terrain de près de 7 000 m2 à Imlili    Maroc : l'Etat procède à l'expropriation de plus de 400 parcelles pour des projets d'envergure nationale    Casablanca : Les «églises informelles» dans le viseur du PJD    Guerre tarifaire: Trump fustige les représailles de la Chine, insiste que sa politique sera maintenue    Sahara : le chef de la diplomatie espagnole dénonce «l'irresponsabilité» de ceux qui s'agrippent à des principes supposés de l'autodétermination pour figer le conflit    Olympiades EHTP : un événement grandiose célébrant le sport, l'art et la culture à l'école Hassania des travaux publics    Amical : les lionnes de l'Atlas battent la Tunisie 3-1    Casablanca accueille la réunion annuelle du conseil international de la volaille    Le Maroc, un partenaire clé de l'OTAN dans le voisinage sud    Sobrevivir y reinventarse: Cuando los marroquíes cocinaban langostas en tiempos de crisis    Después de los reveses sufridos, el Polisario cambia a su jefe de diplomacia    Affaire Bennis-Alj-Slaoui : Libération provisoire des mis en cause    «Ecoles pionnières»: Le ministère s'allie à l'ONDH pour le processus de labellisation    Marrakech : un nouveau visage pour la Place Jamaâ El Fna    Science : le Cercle psychanalytique décrypte "Les structures psychiques" de Vannier (VIDEO)    Musique : Sean Paul et Craig David au Timeless Festival de Casablanca    CAN U17: La Tunisie et le Sénégal se neutralisent    Rassemblement islamiste contenu à Alger : la solidarité avec Gaza confrontée à l'interdiction du régime des manifestations    Trafic d'un bébé marocain en Italie : les suspects poursuivis en détention    Espagne: Trois morts dans l'effondrement d'un hangar agricole provoqué par la tempête    CAF U17: La Gambie se relance, la Somalie s'enfonce !    Football pour amputés : Des responsables marocains nommés au sein de la Fédération Internationale de Football de la discipline    L'Humeur : Val Kilmer dans les bras de Jim Morrison    El Jadida : Ces agrès, qui subliment désormais le cadre du front de mer !    Amine Radi ou « Le caméléon de l'humour »    Royal Air Maroc et Mauritania Airlines scellent un partenariat stratégique    Classement futsal : 6e chez les hommes, le Maroc progresse de 18 places chez les femmes    PSG : Achraf Hakimi explique comment Luis Enrique l'a fait progresser    Sahara : Avant de se rendre chez le Polisario, De Mistura était à Laayoune    Le 30e SIEL rend un hommage posthume à l'écrivain Driss Chraïbi    La visite du président du Sénat chilien à Laâyoune incarne un soutien parlementaire renouvelé à l'intégrité territoriale du Maroc    Coup d'envoi à Rabat du 20ème Rallye national du corps diplomatique    Marche massive attendue à Paris en soutien à l'indépendance de la République kabyle    Mohamed Essaadi: "La taxation américaine, un véritable tsunami économique"    L'avenir du commerce international en lien avec l'emploi au menu d'un entretien de Younes Sekkouri avec la DG de l'OMC    Un petit bout du Maroc à Paris : le soleil s'invite place Saint-Michel    Le Royaume-Uni discute avec le Maroc l'autonomie au Sahara    Maroc : L'USFP condamne une décision du président Erdogan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Banque mondiale : quels leviers pour mieux accompagner les réformes au Maroc ?
Publié dans Les ECO le 23 - 05 - 2023

Le bilan du travail acharné de la Banque mondiale pour accélérer le développement du Maroc de 2011 à 2021 vient de tomber. Dans ce rapport sur l'efficacité de son accompagnement, l'institution financière met le doigt sur certaines lacunes persistantes.
Le Maroc connaît depuis 2011 un nouveau tournant dans sa politique gouvernementale et sa gouvernance. Pour accompagner son développement, le Royaume a fait appel à la Banque mondiale, qui vient de publier un rapport évaluant l'efficacité de son soutien entre 2011 et 2021, dans la résolution de quatre contraintes systémiques identifiées. La première est le manque de cohérence entre les politiques, les aspirations de développement du pays et la réduction des inégalités. Une situation qui a eu comme effet de favoriser certaines entreprises d'Etat. Une autre contrainte concerne les comportements de recherche de rente, qui découragent les nouveaux investisseurs.
Le rapport mentionne aussi la lenteur dans la mise en œuvre des politiques. Une conséquence de la capacité limitée du secteur public à mener des réformes. La dernière contrainte identifiée est la faible participation des citoyens, de la main-d'œuvre, et des sous-nations au développement du pays. Cette évaluation a fourni à la Banque mondiale de précieux enseignements pour mieux penser ses engagements au Maroc.
Ainsi, les programmes mis en place ont permis au Royaume de gagner en visibilité au classement Doing Business. En effet, en 2010, le Maroc se classait 128e sur 180 pays. Dix ans plus tard, il a atteint la 53e place.
De plus, le Groupe de la Banque mondiale a aidé les autorités à s'attaquer à d'autres chantiers importants pour la croissance du secteur privé, notamment l'inadéquation des compétences de la main-d'œuvre, l'accès inégal aux financements et la faible capacité institutionnelle.
QUELS Enseignements ?
La Banque mondiale a joué à fond la carte de l'influence dans son accompagnement de la mise en œuvre des politiques publiques. Ce fut le cas dans la préparation du CEM (Country Economic Memorandum), une base pour engager les autorités dans des réformes sensibles telles que l'investissement dans les institutions du marché et le renforcement de l'Etat de droit, ce qui a amené le Maroc à repenser son modèle de développement. Dans d'autres domaines, comme les réformes politiquement sensibles des subventions et des retraites, «la Banque mondiale a préféré s'en tenir à un rôle plus restreint en fournissant des analyses, car cela aurait pu compromettre les réformes», note le rapport.
Du côté de l'environnement des affaires, l'institution est parvenue à convaincre les autorités d'intégrer les résultats de l'enquête sur les entreprises «Enterprise Surveys» pour élargir l'agenda des réformes. D'un autre côté, la Société financière internationale (SFI), membre du groupe Banque mondiale et plus importante institution financière dédiée au secteur privé, a déployé son activité de conseil en vue d'inciter les grandes entreprises, y compris les entreprises publiques, à opérer des changements institutionnels.
La SFI a profondément marqué de son empreinte les réformes de l'environnement des affaires et de l'architecture financière du Royaume. Elle y est parvenue en apportant un soutien en termes de conseil et d'investissement aux bénéficiaires et en collaborant avec des institutions et des associations d'entreprises nationales clés pendant de nombreuses années.
Son activité de conseil a notamment incité les grandes entreprises à élever leurs normes environnementales, sociales et de gouvernance et a contribué à améliorer la gouvernance des entreprises publiques. Le prêt-programme pour les résultats (PforR) a remplacé l'appui budgétaire (DPF) comme instrument financier privilégié de la Banque mondiale afin d'accompagner la transition opérée par le gouvernement entre réformes des politiques publiques de première génération et réformes de deuxième génération, et financement fondé sur les résultats. Les inégalités territoriales ne sont pas en reste.
Dans ce sens, le Cadre de partenariat pays pour l'exercice 2019-2024 s'est distingué par la mise en place de nouvelles approches. En ce qui concerne l'implication des citoyens dans le développement du pays, l'institution indique que certains obstacles ont été observés durant ladite période, citant les réformes au niveau de la Justice. In fine, l'institution financière internationale indique qu'en dépit de l'accompagnement prodigué, des obstacles subsistent encore quant à l'émergence du Maroc. Les handicaps persistent notamment au niveau de l'emploi et l'intégration des femmes dans la machine économique. S'ajoutent à cela les dysfonctionnements constatés dans les financements des collectivités territoriales. Néanmoins, la Banque mondiale aspire à relever ces défis à travers l'adoption d'approches plus innovantes, en encourageant les parties prenantes à être plus impliquées.
Maryam Ouazani / Les Inspirations ECO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.