Les autorités nigériennes ont ordonné la fermeture des locaux à Niamey du plus important opérateur de télécoms du pays, Airtel Niger, pour « non-paiement d'impôts ». Cette décision intervient après celle prise le 30 novembre dernier à l'encontre d'un autre opérateur, Orange, pour les mêmes raisons. « La Direction Générale des Impôts a ordonné (vendredi) la fermeture des locaux professionnels de Celtel Niger S.A. (opérant sous la marque « Airtel ») sur la base de réclamations d'impôts qu'Airtel Niger conteste », a annoncé samedi la compagnie dans un communiqué. Et d'ajouter qu' »en octobre 2018, un redressement fiscal avait été notifié à Airtel Niger. Cette dernière, s'appuyant sur des avis indépendants, reste convaincue de l'absence de justifications en fait et en droit, et regrette la rapidité avec laquelle les explications étayées soumises par Airtel Niger ont été rejetées ». Selon le journal nigérien en ligne Tamtam info News, le fisc nigérien a sanctionné (la compagnie) par un redressement fiscal de 62 milliards FCFA (94 millions d'euros). Présente au Niger depuis 2001, Airtel (racheté en 2010 par Bharti) détient plus de 51% du marché, revendiquant 4,4 millions d'abonnés. D'après des médias nigériens, les quatre opérateurs de téléphonie exerçant au Niger : Orange Niger, Airtel Niger, Niger Télécoms (public) et Moov Niger, une filiale de Maroc Télécoms, sont affectés par ces redressements fiscaux. Les quatre compagnies se partagent les 7,7 millions d'abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 19 millions d'habitants. Niamey est engagée dans une vaste campagne de recouvrement d'impôts pour améliorer ses recettes, dont une bonne partie sert à financer la lutte contre le terrorisme.