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Énergie : Des Assises pleines de promesses
Publié dans Finances news le 12 - 03 - 2009

* Pour dynamiser le marché de l’énergie renouvelable, le Maroc doit s’inscrire dans un mouvement de développement en réalisant des économies d’énergie de 12% à 15% en 2020.
* L’Etat a dû consacrer 23 Mds de DH pour soutenir les prix à la consommation des produits pétroliers, préserver le pouvoir d’achat des citoyens et sauvegarder la compétitivité de l’économie.
La tenue des premières Assises de l’énergie vendredi dernier, a été un moment très fort pour les opérateurs avides de débattre d’une thématique qui touche l’ensemble des secteurs, toutes catégories confondues. Ces premières Assises ont eu pour thème : «Ensemble, maîtrisons notre avenir énergétique» et ont été honorées par le Haut Patronage de Sa Majesté. Le Souverain, a par ailleurs, honoré cette importante manifestation par un message royal par lequel il a voulu tracer les principales orientations de notre action à venir et pour pouvoir faire face aux défis que représente l’énergie dans un pays comme le nôtre.
Devant une salle archi-comble,
A. Benkhadra, ministre de l’Energie et des mines, a mis en exergue l’objectif d’une telle rencontre qui est non seulement de partager la vision et faire adhérer l’ensemble des acteurs de la société pour sa réalisation, mais surtout de faire le point sur l’avancement des réalisations depuis le lancement des premières actions au cours du 2ème semestre 2008.
Benkhadra est très consciente que la baisse affichée aujourd’hui des cours du pétrole ne va pas durer longtemps et que tout porte à croire que les prix reprendront leur mouvement haussier lors de la reprise de l’économie mondiale. Cet état de fait incite le Maroc, en tant que pays fortement dépendant sur le plan énergétique, à penser et à agir dans une approche de développement durable. La sécurité d’approvisionnement se pose avec acuité pour un pays comme le nôtre. D’après un scénario de référence de l’Agence Internationale de l’Energie, la demande énergétique mondiale devrait augmenter de 45% d’ici à 2030 pour atteindre 17 gigatonnes. Une telle demande restera dominée par les énergies fossiles qui représenteront près de 80% dans le bilan énergétique mondial. D’après A. Benkhadra, cette crainte résulte de la concentration de réserves dans un nombre limité de pays, de la dissymétrie entre les centres de production et de consommation, du risque de retard dans les investissements en infrastructures énergétiques, de la forte volatilité des prix et de leur sensibilité aux déséquilibres des marchés à court terme et des émissions de gaz à effet de serre qui menacent l’équilibre écologique.
Le Maroc est contraint aujourd’hui de changer son mode de consommation sachant que sa forte dépendance le rend vulnérable face aux fluctuations erratiques des marchés et la volatilité des cours. A rappeler qu’en 2008, avec l’envolée des prix du pétrole qui représente 61% de sa consommation en énergie primaire, la facture énergétique s’est élevée à près de 71 Mds de DH. L’Etat a dû consacrer 23 Mds de DH pour soutenir les prix à la consommation des produits pétroliers, pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens et sauvegarder la compétitivité de l’économie.
Aussi, durant la dernière décennie, la demande en énergie primaire s’est-elle accrue en moyenne de 5% par an, tirée pendant les cinq dernières années par la croissance de la consommation électrique qui a augmenté de 8% par an, en raison de la quasi-généralisation de l’électrification rurale et du dynamisme de notre économie.
«De 2007 à 2030, la consommation nationale d’électricité serait multipliée par un minima de 4 et un maxima de 6. Quant à la puissance électrique installée, elle serait pour le même horizon multipliée par 3,5», ajoute la ministre de l’Energie.
Face à toutes ces données, la vision élaborée en matière d’énergie a pour objectifs d’assurer : la sécurité d’approvisionnement et la disponibilité de l’énergie, l’accès généralisé à l’énergie à des prix compétitifs, la maîtrise de la demande, l’appropriation des technologies avancées et la préservation de l’environnement.
C’est d’ailleurs dans ce sillage que le département de l’Energie a élaboré, dans le cadre d’une étude financée par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, et en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, une nouvelle stratégie pour le secteur énergétique articulée autour de plusieurs axes dont notamment la construction d’un bouquet électrique optimisé, le développement des énergies renouvelables, la mobilisation des ressources nationales…
Pour une baisse de la facture pétrolière…
Le Maroc est appelé à réduire sa dépendance énergétique par un meilleur développement des énergies renouvelables. Notre pays, comme chacun peut le constater, dispose de ressources qui le prédestinent à devenir un producteur potentiel des nouvelles énergies, notamment éolienne, thermoscope et hydraulique. D’où la nécessité de mettre à profit ses atouts naturels et de saisir les opportunités de partenariat qui peuvent lui faire gagner des challenges stratégiques et appuyer son développement.
Le plan d’action prioritaire retenu dans le cadre de la vision stratégique de l’énergie vise à pallier les besoins urgents du Royaume et à assurer un équilibre entre l’offre et la demande. Ce plan se fixe pour objectif le renforcement des capacités de production en vue de maîtriser la demande et rationaliser la consommation. Il s’accrédite des projets structurants tels que la panoplie de stations qui pourraient stimuler une certaine abondance énergétique. Il s’agit en effet d’Aïn Béni Mathar, de Tan Tan, du parc éolien de Tanger et de la Centrale électrique de Mohammedia. Cet effectif, à première allure, contribuera sur une base de production dépassant les 1.000 megawatts à l’horizon 2012. Ces actions portent également sur le renforcement des capacités de la station thermique de Jorf Lasfar et la mise en service de la station de Safi à l’échéance juin 2014. Aussi, le recours au renforcement du réseau par l’interconnexion avec l’Espagne n’est-il pas à exclure.
Une chose est aujourd’hui sûre : cette prise de consciences alimente la volonté nationale de parvenir à garantir une disponibilité et une accessibilité aux ressources énergétiques à un coût meilleur.


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