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Crise financière: Les normes IFRS dans le collimateur
Publié dans Finances news le 30 - 10 - 2008

* La crise financière qui touche actuellement les économies mondiales a conduit à d’importantes critiques portant sur les normes
IAS 39 et IFRS 7.
* L’expérience internationale a montré les limites des normes IFRS en matière de crise. Que doit faire le Maroc ?
Les normes IFRS, qui ont alimenté l’actualité financière pendant des années, sont aujourd’hui pointées du doigt comme étant responsables de la crise internationale. On mesure d’ores et déjà les dégâts de ces normes qui ont considérablement aggravé la crise.
L’application de ces dernières sur des produits dérivés, pour lesquels les marchés sont inactifs, serait à l’origine d’importantes dépréciations constatées par les sociétés menacées de faillite.
Ainsi, selon les normes IFRS, les actifs des sociétés reflètent la valeur vénale de leurs actifs ou la juste valeur au moment du bilan annuel ou trimestriel. Ils sont ainsi fortement surévalués par rapport à la valeur prise en compte précédemment dans les normes comptables. Ceci, bien entendu, influence le cours de Bourse à la hausse et offre des possibilités de financement.
Cet impact est très ressenti surtout au niveau des sociétés du système bancaire et financier dont la variation à la hausse ou à la baisse affecte les résultats à chaque clôture des comptes. Dans les périodes «normales» durant lesquelles la Bourse est relativement stable, ça ne change pas tellement. «En effet, tant que les cours montent, les résultats s’améliorent et les capitaux propres s’accroissent. Le titre s’apprécie sur le marché et l’entité peut s’endetter sans changer son degré de solvabilité pour accroître encore ses activités de prêt», explique un expert-comptable. «Toutefois, lorsque les cours chutent, une perte de juste valeur est à inclure dans le résultat et apparaît une forte réduction des capitaux propres. L’entité est alors surendettée et elle dépasse les seuils normaux pour ses prêts qu’elle doit ainsi réduire», explique-t-il. C’est ce qui explique la grande débâcle que connaissent bon nombre de sociétés de financement.
Le Maroc à mi-chemin
Les opérateurs économiques sont aujourd’hui un peu perdus. La comptabilité nationale n’admet que la valeur historique, mais prévoit pour bientôt de passer aux normes IFRS qui se sont imposées de par le monde. De grandes entreprises telles que l’ONA, Maroc Telecom ont adopté depuis plus d’un an les normes IFRS.
Si l’expérience internationale a montré les limites des normes IFRS dans un contexte de crise, le Maroc aura intérêt à persévérer dans son basculement vers ces normes internationales.
«Avec la crise financière internationale que connaît le monde entier, la situation est très embarrassante. Je dirais même frustrante pour certains opérateurs économiques et dont les préparatifs pour la migration vers les normes IFRS vont bon train», rétorque notre expert.
«Pour les sociétés du système bancaire et financier, la crise financière qui touche actuellement les économies mondiales a conduit à d’importantes critiques portant sur les normes IAS 39 et IFRS 7», explique-t-il. Les normes IFRS furent un des principaux sujets de discussion en comités et dans les couloirs, lors de l’Assemblée générale du Fonds monétaire international.
Une chose est sûre : pendant les périodes de crise comme celle que nous connaissons actuellement, l’adoption des normes IFRS rend les bilans et résultats très volatils. En particulier lorsque ces actifs sont constitués de prêts ou actifs à risque (on les appelle désormais toxiques) qui sont devenus invendables et donc sans valeur vénale immédiate.
Par contre, pour les sociétés de l’économie réelle, les sociétés industrielles dont les actifs sont immobiliers ou industriels, cela ne change pas tellement et les comptes de ces sociétés en normes IFRS reflètent mieux leur vraie valeur.
Récemment, les ministres européens de l’Economie et des Finances ont tenu une réunion au terme de laquelle il a été question d’assouplir la méthode visant à comptabiliser la valeur des actifs détenus par les entreprises cotées ou faisant appel à des investisseurs. L’enjeu de l’assouplissement consiste à changer la classification des actifs financiers, en se référant à leur «juste valeur». Dans le même ordre d’idées, le 13 octobre 2008, l’International Accounting Standards Board a adopté des modifications de la norme comptable internationale IAS 39. Ces modifications permettent, dans des circonstances rares, de reclasser dans d’autres catégories certains instruments financiers détenus à des fins de transaction. La crise financière actuelle est considérée comme une circonstance rare pouvant justifier que les sociétés fassent usage de cette possibilité. Elle se veut également riche en enseignement pour un pays comme le nôtre, où plusieurs sociétés ont basculé vers ces normes.


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