Économie : Moody's salue les performances du Maroc et rehausse sa perspective à « positive »    Pêche continentale : ouverture officielle de la saison 2026-2027, dimanche 8 mars    La guerre contre l'Iran propulse les prix mondiaux du pétrole vers les 100 dollars le baril    Casablanca-Settat : De nouvelles zones industrielles à Mohammedia et Benslimane    l'Iran présente ses excuses après des frappes contre les pays voisins du Golfe    Les Etats-Unis vont "quadrupler" la production d'armements perfectionnés    Le président des Émirats arabes unis : « Nous sortirons plus forts de la guerre »    Le CRI de Marrakech-Safi lance le Hackathon "Mémoire, patrimoine, innovation & investissement"    Souffian El Karouani estime qu'il mérite sa place chez les Lions de l'Atlas    L'OM privé des Marocains Nayef Aguerd et Bilal Nadir face à Toulouse    Spanish PP proposes Ceuta's inclusion in 2030 World Cup activities    Marruecos condena los ataques de drones iraníes contra Azerbaiyán    El PP español propone integrar a Ceuta en actividades del Mundial 2030    Maryame El Moutamid, l'astrophysicienne marocaine à la conquête de nouvelles planètes    Diaspora #431 : Najma, l'âme marocaine derrière l'artiste NAJ    Bourse : le MASI entame mars sur une baisse marquée    Le Maroc condamne les frappes de drones iraniennes contre l'Azerbaïdjan    Appel à une enquête internationale après la mort de Marocains par l'armée algérienne    Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    Botola : Résultats et suite du programme de la 15e journée    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Coopération territoriale : Karima Benyaich s'entretient avec le maire de Malaga    Le Maroc réaffirme son soutien à la sécurité du Golfe et condamne les attaques iraniennes... Un entretien entre Bourita et le secrétaire général du CCG illustre la solidité du partenariat stratégique    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    Carburants. Appelle à la vigilance face à la flambée mondiale    L'ambassadrice de Chine participe à une campagne solidaire au profit des habitants de Merchouch, dans la province de Khémisset    Entretien téléphonique entre Nasser Bourita et Serguei Lavrov    Trump exclut tout accord avec l'Iran sans « capitulation inconditionnelle »    Alerte "Coachs dormants" !    Maryame El Moutamid : L'astrophysicienne marocaine qui veut mener une mission spatiale autour de Saturne    Maroc-Espagne : Suspension des liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger en raison des intempéries    João Sacramento… De « l'école Mourinho » aux Lions de l'Atlas    Burundi : Un plan pour rapatrier 100.000 réfugiés    Inondations : 15.000 familles bénéficient des aides financières directes    Le réseau de coffee shops Dahab passe sous le contrôle de One Retail    Mohamed Ouahbi promu sélectionneur des Lions de l'Atlas    Mohamed Ouahbi à la tête des Lions de l'Atlas avec João Sacramento comme adjoint    Andrés Iniesta proche de rejoindre la direction technique des Lions de l'Atlas    Enlèvement d'enfants : L'Intérieur dément les fausses informations relayées sur Internet    Pékin accueille l'ouverture de la quatrième session de l'organe législatif suprême de la Chine    « Rass Jbel » : quand la légende de « Al Hayba » prend racine au Maroc    Comediablanca revient à Casablanca après une tournée internationale remarquée    L'armée US prévoit une domination « totale et absolue » du ciel iranien    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    « On Marche » 2026 : à Marrakech, la danse contemporaine au souffle du Ramadan    Loubna Jaouhari signe son premier stand-up le 8 mars 2026 au théâtre Diwan de Casablanca    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Industrie plasturgique : Plus de valeur ajoutée pour faire la différence
Publié dans Finances news le 13 - 03 - 2014

Il serait difficile de dénier l'importance de la filière plasturgique dans le paysage industriel national (plus de 11 Mds de DH de chiffre d'affaires générés et 345.000 emplois créés). Du reste, son affirmation sur les marchés internationaux nécessite d'augmenter davantage la valeur ajoutée de la production.
L'industrie de la plasturgie constitue un secteur névralgique eu égard à sa transversalité car ses composants demeurent largement utilisés par plusieurs filières pour ne citer que l'industrie automobile et celle de l'aéronautique qui constituent aujourd'hui des têtes de pont des exportations nationales. Globalement, les ventes du secteur à l'étranger restent stables en ce début d'année pour se chiffrer à plus de 23 Mds de DH à janvier 2014. Conscient que le développement du pays et la création de plus de valeur ajoutée passent inéluctablement par un tissu industriel fort, l'Etat a conclu avec les opérateurs de la filière plasturgique un Contrat-programme (2013-2020). Ce dernier se singularise par l'ambition affichée, celle de générer plus de 14.000 emplois directs et 70.000 indirects à l'horizon 2020. Sur le plan économique et financier, le but est de flirter avec le seuil des 28 Mds de DH de chiffre d'affaires d'ici 6 ans. Pour l'heure, la plasturgique nationale occupe une place importante dans la dynamique économique du pays. Chiffres à l'appui, elle génère pas moins de 11 Mds de DH de chiffre d'affaires, tout en étant pourvoyeuse de plus de 45.000 emplois directs et 300.000 indirects. Toutefois, s'imposer sur les marchés internationaux relève d'une autre paire de manche.
A présent, l'industrie plasturgique marocaine reste focalisée dans le BTP et plus généralement dans la construction avec la production de tubes. Le secteur du bâtiment représente indéniablement un relai de croissance important pour la filière eu égard au boom des logements sociaux.
L'impératif d'accroître la valeur ajoutée
La filière est aussi spécialisée dans la fabrication d'objets de textile et d'articles divers (mobilier de jardin, seaux, bassines, etc.) souvent faibles en valeur ajoutée. Toutefois, ce segment demeure fortement concurrentiel vu l'imposante présence chinoise et turque. Par ailleurs, il est important de noter que sur le marché local, l'agriculture avec l'impulsion du Plan Maroc Vert s'arroge une partie non négligeable de la production plasturgique à travers les filets, les bâches et bien d'autres articles. Cela étant rappelé, force est de constater que garantir le succès du Contrat-programme pourra difficilement se réaliser en faisant l'impasse sur le volet des exportations qui peuvent constituer un puissant levier pour l'émergence du secteur. A ce titre, la filière automobile devrait occuper plus de place dans la production plasturgique marocaine. Cela est d'autant plus justifié que l'automobile offre la possibilité d'accroître la valeur ajoutée de la production du secteur. Ce qui augmente indéniablement les opportunités de sous-traitance de la filière, notamment dans les domaines de l'intérieur des voitures, les systèmes de moteurs, etc. De l'avis de certains experts, le boom de l'industrie aéronautique au Maroc constitue aussi une aubaine pour l'industrie plasturgique. Mais à condition de tabler sur des segments à forte valeur ajoutée. Or pour l'heure, les chiffres disponibles font remarquer que la filière automobile, en dépit de toutes les opportunités qu'elle offre, ne représente que 10% du chiffre d'affaires de la plasturgie. De plus, l'offre exportable reste largement dominée par des articles dont la teneur en valeur ajoutée reste limitée (bouchons, emballages en plastiques rudimentaires, vaisselle, etc.). A noter que les emballages de l'agroalimentaire sont plus riches en valeur ajoutée et très prisés à l'international, ce qui devrait induire à déplacer le curseur vers ce segment pour booster l'activité à l'export. A l'instar des autres secteurs, les exportations de l'industrie plasturgique restent largement cloitrées dans le bastion européen, d'où la nécessité d'amplifier l'effort de diversification des marchés, une entreprise déjà entamée sous l'égide de Maroc Export avec les opérateurs de la filière. L'autre facteur pouvant constituer un puissant levier pour l'innovation est la présence au Maroc d'une multitude d'entreprises étrangères pour ne citer que Ferroplast ou Grief. Partant, l'opportunité de nouer des partenariats (sous-traitance, co-investissement) est bien réelle. Ce qui peut être bénéfique pour les exportations. Pour autant, l'industrie plasturgique nationale qui est la deuxième plus grande filière de transformation des industries chimiques après l'OCP, se heurte à des contraintes structurelles liées au niveau de la R&D, le poids de l'informel (représentant plus de 30% du secteur), sans compter le sous-financement qui caractérise la filière. Quelque part, ces dysfonctionnements expliquent aussi la faiblesse des activités à l'export.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.