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Politique économique et financière
Publié dans Finances news le 02 - 02 - 2006

* La question du taux de change demeure inchangée parce qu’elle est liée aux importations et non aux exportations.
* Les contrats, formels a priori, vont aboutir à des contrats d’accompagnement qui pourraient devenir des contrôles a posteriori.
Invité à la Chambre Française de Commerce et d’Industrie au Maroc, jeudi dernier, afin de débattre d’un sujet aussi important que la Loi de Finances 2006, l’argentier du Royaume considère plus important de discuter de la politique économique de notre pays tout en sachant que la Loi de Finances est un instrument fondamental. Sur le plan fiscal, le ministre des Finances ne voulait pas se prononcer davantage en raison d’une réunion prévue prochainement avec le directeur des impôts, Noureddine Bensouda. L’année 2005 s’est caractérisée par une mauvaise campagne agricole et une hausse du prix du baril de pétrole, mais tout cela n’a pas empêché le PIB non agricole d’augmenter de 4,5%. Les principales locomotives de développement étaient essentiellement le BTP, les industries métallurgiques, le textile et le tourisme. En 2005, les entrées touristiques ont constitué les premières recettes extérieures du Maroc et ont dépassé celles des transferts des MRE. Les secteurs des Telecoms et du transport ont également affiché un dynamisme assez soutenu. Fathallah Oualalou annonce également qu’en dépit d’une conjoncture assez morose, les crédits à l’économie ont augmenté de 34 Mds de DH. La demande a aussi affiché une hausse et ce, grâce à la maîtrise de l’inflation, à la hausse des salaires des fonctionnaires et à la baisse du taux d’inflation.
Les taux de l’épargne et de l’investissement se sont respectivement établis à 26% et 25% du PIB alors qu’il y a deux ans ils étaient de 19%.
Autres faits de grande importance cités par le ministre des Finances et de la privatisation : le compte courant qui est pour la cinquième année excédentaire et les transferts des MRE qui deviennent de plus en plus orientés vers l’investissement.
Concernant la balance commerciale, Fathallah Oualalou reconnaît que le déficit ne cesse de se creuser, mais qu’il est dû à 65% à la facture pétrolière. Les exportations ont augmenté de 5% pour les produits phosphates et dérivés, les produits de la mer et le textile à la fin de l’année. Pour ce qui est de la question du taux de change, celle-ci demeure inchangée parce que le ministre des Finances estime qu’elle est liée aux importations et non aux exportations. Les avoirs extérieurs ont augmenté de 14 Mds de DH s’établissant à 149 Mds de DH. Ils permettront ainsi de couvrir 10 mois d’importations. Les investissements extérieurs ont aussi progressé de 50%, mais ils restent dopés par les privatisations. Idem pour la dette extérieure qui représente 63% du PIB contre 25% il y a dix ans. Pour ce qui est de la dette intérieure, Oualalou est conscient qu’elle a grimpé, mais d’après lui, elle ne pose pas trop de difficultés.
Fathallah Oualalou a tenu également à rappeler que la Loi de Finances 2005 a pris en considération 8 Mds de DH relatifs à la formule des départs volontaires.
Volontariste, responsable et solidaire
La politique économique suivie par le gouvernement se veut volontariste, solidaire et responsable.
Plus de 86 Mds de DH sont prévus en tant qu’engagements en matière d’investissements parce que l’Etat est le principal accompagnateur des investissements prévus. Un équipement qui se fait, selon le ministre des Finances, à partir des ressources internes. Le budget d’équipement a ainsi augmenté de 15% par rapport à 2004. Le Fonds Hassan II alimenté par les recettes des privatisations finance les projets tels que Tanger Med, les autoroutes, l’émergence de nouvelles industries…) et les fonds spéciaux gérés par les ministères ont aujourd’hui une grande importance. Ajoutons à cela les engagements des établissements publics (OCP, ONEP…) qui jouissent aujourd’hui d’une bonne santé financière et qui ont la possibilité de s’endetter afin de participer à l’investissement et dont le montant est de 49 Mds de DH. Tout cela, l’argentier du Royaume le résume en une phrase : «Le Maroc est en train de s’équiper».
Après le tourisme et l’industrie, le gouvernement voit plus clair en matière d’agriculture afin de garantir une autonomie de croissance.
Il ajoute également : «L’année 2006, me semble-t-il, devra être aussi une année importante dans le domaine de l’énergie aussi bien par une diversification des sources de production que par le biais de la gestion déléguée (Jorf Lasfar, Tahaddart…)».
Cette politique se veut aussi solidaire parce qu’elle a pour objectif d’éradiquer la précarité et l’exclusion, d’où la mise en place d’une nouvelle doctrine en matière de pauvreté. Le financement de l’INDH se fait à 60% par le biais du budget, 20% par les communes et les 20% restants se font à l’aide des apports étrangers
( France, Espagne, Allemagne, Japon, USA). Enfin, cette politique poursuivie actuellement par les pouvoirs publics se veut responsable en veillant à la maîtrise des agrégats macro-économiques (inflation à 1,5% et un déficit de 3,1% du PIB). Toutes ces réformes ont, selon Oualalou, un coût financier et sociétal important. Le Maroc dispose désormais d’une capacité d’adhérer aux réformes importantes. Il cite à cet égard celle du secteur financier avec ses trois composantes, celle des régimes de retraite…
Le ministre des Finances conclut son intervention en rappelant que la charge de la masse salariale a baissé de 1%. Une telle opération aura des effets structurants sur les établissements publics. Il évoque aussi la réforme budgétaire par le biais de la contractualisation des crédits.
L’exercice 2006 verra aussi l’introduction d’une nouvelle réforme dans la contractualisation des dépenses publiques : celle des ordonnateurs. Ainsi, les contrats formels vont aboutir a priori à des contrats d’accompagnement qui pourraient devenir des contrôles a posteriori.
L’élargissement de l’assiette fiscale est aussi un chantier auquel devra s’atteler le gouvernement afin de réduire l’assiette fiscale.
Encore une fois, le ministre des Finances revient sur la question de la dette, en particulier celle interne qui a certes augmenté à cause de l’apurement des arriérés de la CMR, du financement des départs volontaires…
En dépit de son discours optimiste, l’argentier est en effet conscient que la conjoncture n’est pas aussi rose qu’il la décrit ; mais il annonce à cet effet : «Les difficultés existent, certes, mais il faut les affronter».


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