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Micro-finance : Logement et assurance maladie dans le pipeline
Publié dans Finances news le 10 - 05 - 2007

* Avec la nouvelle loi bancaire, les associations de micro-crédit disposent d'un plan comptable spécifique.
* Hormis les activités génératrices de revenus, les associations ambitionnent également de financer, en milieu rural, la santé, la scolarité des enfants et l'électricité photovoltaïque.
La commercialisation des produits financiers destinés aux clients à faibles revenus était de l'apanage des associations de micro-crédit (AMC). Aujourd'hui, l'implication des banques commerciales dans ce segment prend de plus en plus forme. «La réticence des banques auparavant s'expliquait par la faible connaissance du marché et de la clientèle, les contraintes d'ordre légal liées au plafonnement des taux d'intérêt…, bref : des charges lourdes pour un créneau peu rentable», précise Mustapha Bidouj, Secrétaire général de la Fondation Banque Populaire pour le micro-crédit et membre du Conseil consultatif de micro-crédit chargé de la régulation de l'activité et de son développement.
D'après les analystes de BMCE Bank, par rapport aux dites associations, les banques disposent d'avantages comparatifs comme un accès facilité au capital, une infrastructure matérielle et humaine bien établie, une structure de coûts peu élevée…
En s'inspirant des expériences internationales, les banques ont pris conscience que la meilleure approche pour pénétrer un tel marché est de trouver un type d'organisation minimisant les coûts, tout en s'adaptant aux spécificités des micro-entrepreneurs. Nombreuses sont les banques ayant choisi de créer en leur sein une entité interne qui peut bénéficier des services des autres départements et d'éviter le recours à des frais généraux distincts. Mais il n'empêche que la mise en place de telles entités nécessite le recrutement et/ou la formation d'un certain nombre de personnes dédiées à cette activité.
D'après BMCE Bank, l'expérience internationale a montré que la création d'une unité de micro-finance interne reste l'alternative la moins coûteuse pour les banques commerciales désirant se lancer sur ce créneau. Toutefois, la création d'une unité spécialisée n'est pas exempte d'inconvénients.
Sous d'autres cieux, certaines banques ont jugé nécessaire d'appliquer des taux d'intérêt élevés pour pouvoir rentabiliser les coûts de gestion et de risque. Ce qui implique pour les banques marocaines de négocier avec les autorités de tutelle la possibilité d'instaurer un TEG élevé spécifique aux micro-prêts. Toutefois, l'application de taux supérieurs à ces prêts pourrait avoir une incidence négative sur l'image de la banque-mère qui serait alors perçue comme une entité faisant payer de taux d'intérêt supérieurs à la moyenne à la frange la plus démunie de sa clientèle. «Concernant les associations, celles-ci calculent le taux d'intérêt en fonction du coût des structures et des charges», explique M. Bidouj. Ceci laisse entendre que les taux pratiqués sont un peu élevés. «Des taux qui, depuis deux ans, ont accusé une certaine baisse», annonce N. Ayyouch, Président de la Fondation Zakoura.
A noter par ailleurs que si l'expérience de la sous-traitance des activités de micro-finance a réussi dans certains pays, le cas du Maroc est un peu spécial.
Dans le contexte marocain, l'accord de sous-traitance ne pourra pas cependant inclure l'octroi des fonds, ni le recouvrement étant donné que ces activités sont réservées aux seuls organismes de crédit. La banque, par contre, qui choisira de sous-traiter ses activités de micro-crédit pourra, à la lumière de ce qui se fait en Inde, demander à l'AMC partenaire d'effectuer un dépôt à terme auprès d'elle.
Cette procédure aide la banque à se prémunir contre les risques en cas d'impayés. Un tel phénomène a pris de l'ampleur au Maroc. Les analyste de BMCE Bank citent l'exemple de la SGMB qui a affiché récemment son intention d'accompagner le développement du marché national du micro-crédit en accordant, en novembre dernier, un prêt de 373 millions de DH à quatre AMC marocaines. Ce prêt a été réparti comme suit : 220 MDH ont été alloués à Al Amana, 118,5 MDH ont été alloués à la Fondation Zakoura ; la Fondep et Al Karama ont bénéficié de prêts à hauteur respectivement de 33 MDH et 1,5 MDH.
La CDG, a pour sa part, lancé en décembre 2006 un fonds d'investissement dénommé «Jaïda» en partenariat avec la banque allemande KFW, la Caisse des dépôts et consignations française et l'AFD. Ce fonds vise à faciliter aux AMC l'accès au financement.
Nouvelle loi bancaire :
quels apports
au micro-crédit ?
Pas si importants, apprend-on de certains responsables de fondations de micro-crédit. La nouvelle loi bancaire dote le secteur du micro-crédit d'un plan comptable spécifique. Avec ce nouveau plan, il est plus aisé d'arrêter les ratios prudentiels. Par ailleurs, les résultats des contrôles seront transmis au comité de suivi. C'est à ce comité que revient la prise de décision finale.
«Dernière information concernant les AMC : celle relative à la révision à la hausse du plafond des crédits octroyés porté auparavant de 30.000 DH à 50.000 DH», explique Mustapha Bidouj.
En ce qui concerne les règles prudentielles, les associations ne sont pas concernées pour l'instant, mais elles le seront certainement dans l'avenir. A l'instar des sociétés de financement, les AMC se refinancent auprès des banques, ce qui les incitera certainement à leur imposer par la suite de remplir un certain nombre de critères : une communication des informations financières, une bonne gouvernance, un portefeuille de prêts de qualité et des procédures de recouvrement adaptées, de bonnes perspectives de croissance…
«Des critères qui contribueront fortement à l'évolution des AMC et à leur soumission aux règles prudentielles», confie M. Bidouj.
Pour plus de précisions, au Maroc on continue à parler de l'activité micro-crédit dans la mesure où il n'existe pas encore de produits liés à l'épargne. L'activité des associations repose essentiellement sur les crédits octroyés à une population déterminée.
La profession a bataillé fort pour mettre à la disposition de cette catégorie à faible revenu d'autres produits. Selon N. Ayyouch, «nous disposons actuellement de deux produits dans le pipeline, à savoir le logement qui existe depuis un certain temps et l'assurance maladie suite à la convention signée entre le gouvernement et la profession».
Hormis les activités génératrices de revenus, les associations ambitionnent également de financer, en milieu rural, la santé, la scolarité des enfants et l'électricité photovoltaïque.


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