Aucune précision n'a toutefois été fournie sur la nature exacte des faits incriminés au responsable marocain, alimentant les spéculations sur une décision dictée par d'autres considérations. Alger a exigé, jeudi 27 mars, le départ du consul adjoint du Maroc à Oran, Mohamed Isafiani, dans un délai de 48 heures, l'estimant persona non grata. Cette décision, signifiée au chargé d'affaires du consulat général marocain en Algérie, Khalid Chihani, repose officiellement sur des "agissements inappropriés" jugés incompatibles avec les prérogatives d'une représentation consulaire. Dans un communiqué consulté par Barlamane.com, le ministère algérien des affaires étrangères affirme que les actes imputés au diplomate constituent une "violation flagrante" des usages internationaux régissant les missions consulaires, notamment la convention de Vienne sur les relations consulaires. Cette expulsion, non justifiée, intervient alors que les relations entre Alger et Rabat, déjà distendues depuis la rupture des liens diplomatiques en 2021, continuent de se détériorer. Les autorités marocaines n'ont pas immédiatement réagi à cette mesure, qui marque une nouvelle escalade entretenue par le régime algérien et par ses relais.