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Stratégies intelligentes : Ahmed Loukili s'intéresse à la supply chain du port de Mohammedia
Publié dans Barlamane le 31 - 10 - 2020

Ahmed Loukili, enseignant universitaire dans les domaines maritime et portuaire depuis 2007, vient de sortir la première édition de son livre consacré à la mise en place d'une stratégie intelligente, à l'analyse et à l'évaluation de la chaîne logistique portuaire (cas du port de Mohammedia).
Dans une déclaration à Barlamane.com/fr, l'ex-président de l'Association du corps des officiers des ports du Maroc souligne que les principaux objectifs de son travail consistent en l'optimisation des coûts liés à l'importation du butane et la performance du management portuaire. Et ce, grâce à l'instauration « d'une stratégie intelligente ».
À cet égard, il rappelle que tous les pays africains mettent en place des stratégies devant, en principe, permettre de répondre à certains besoins. Toutefois, rares sont les dispositifs qui atteignent mieux les objectifs estompés. L'échec de ces stratégies engendre des pertes financières colossales, d'où l'intérêt de l'élaboration de stratagèmes intelligents.
A. Loukili propose des scénarii optimisant le flux des navires et le processus de déchargement
S'agissant de la chaîne logistique portuaire (cas du port de Mohammedia), principale thématique du livre, le chercheur mentionne que « les opérations de transit des produits pétroliers importés sont complexes, générant ainsi des conflits d'intérêts, parfois inutiles, entre les parties prenantes ». Dans ce cadre, M. Loukili a analysé la supply chain portuaire du port de Mohammedia afin de réfléchir à une stratégie intelligente d'optimisation du coût du transit de ces produits.
Il explique que « l'optimisation porte sur la réduction des coûts d'exploitation et des temps d'attente des navires pétroliers, ainsi que l'amélioration de la qualité de service au port ». Ceci requiert « un modèle de collaboration entre les parties prenantes, des solutions logistiques et des axes des stratégies intelligentes (...) L'approche de simulation traite la gestion de flux de déchargement des navires dans un terminal pétrolier, afin d'évaluer ses performances. Le modèle de simulation a permis de mettre en œuvre des scénarii pour optimiser le flux des navires et le processus de déchargement en tenant compte des aléas liés à cette activité ».
La stratégie portuaire à horizon 2030, une stratégie « intelligente » ?
Par ailleurs, le membre fondateur du Réseau des associations maritimes et portuaires du Maroc a également analysé la stratégie portuaire à horizon 2030, qui d'après lui est « parmi les meilleures stratégies mises au point par le Maroc ». Elle vise l'accompagnement de l'évolution de l'économie en anticipant la demande en infrastructures portuaires et en intégrant davantage le Maroc à la compétitivité mondiale. Elle se veut aussi une réponse à plusieurs enjeux qui portent essentiellement sur l'optimisation de la compétitivité de la chaîne logistique, la valorisation des ressources et la garantie de la sécurité des approvisionnements stratégiques.
A. Loukili souligne, toutefois, qu'elle est « en quelque sorte lacunaire » étant donné qu'elle ne répond pas aux normes d'une stratégie intelligente. En effet, la stratégie portuaire à horizon 2030 « a mis en place des outils de veille mais sans pour autant y intégrer un système de procédures qui pourrait faire face aux indicateurs qui sont au rouge ». Cette approche est ainsi inefficace puisqu'elle ne repose pas sur un système intelligent qui vise à corriger les anomalies relevées. « Les systèmes de veille doivent toujours être accompagnés de mécanismes qui permettent d'améliorer les indicateurs faibles. Et c'est pour cela que j'ai proposé une intelligence pour suppléer à ce point faible », précise-t-il. Le but recherché est de mettre en place un système efficace, à faible coût, pérenne au profit des ports.
Le transport maritime, une manne pour l'économie
Sur un autre registre, abordant l'évolution du maritime au Maroc, le docteur en génie industriel note que les politiciens traitent ce secteur avec indifférence, « peut-être par manque de savoir-faire ». Il déplore ainsi ce désintérêt et cet abandon en raison « des opportunités que peut offrir le maritime au Maroc ».
En effet, le transport maritime, qui assure plus de 98% du commerce extérieur marocain, est considéré comme un secteur névralgique pour l'économie marocaine. La position géographique du Maroc sur le détroit, à un carrefour important des échanges commerciaux, fait du transport maritime le moyen adéquat d'intégration de l'économie marocaine dans l'économie mondiale. Toutefois, il est confronté à plusieurs obstacles qui vont à l'encontre de son développement. Il s'agit principalement de facteurs structurels et conjoncturels liés, notamment, aux fluctuations de la demande et de l'offre sur le marché mondial, à l'évolution de la conjoncture nationale, aux incertitudes économiques, politiques, climatiques et leurs répercussions sur la volatilité des prix, comme le souligne une note de la DEPF.
S'agissant de l'impact de la crise sanitaire sur le transport maritime, l'enseignant universitaire note que le secteur n'a pas été à l'abri des conséquences directes et indirectes de la pandémie. En effet, « les restrictions aux déplacements imposées partout dans le monde ont entravé de façon significative les arrivées des passagers ». Les compagnies maritimes souffrent le martyre. « En ce qui concerne le transport de marchandises, la chaîne d'approvisionnement de nombreux produits du quotidien n'a pas été lourdement affectée puisque les ports ont continué à travailler pendant le confinement », fait savoir A. Loukili.


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