Sans un investissement efficace et accru dans le capital humain, le savoir, qui est devenu une ressource économique clé, restera une denrée rare. Investir dans l'enseignement secondaire et supérieur, et pas seulement dans le primaire, peut rapporter gros, selon une étude de l'UNESCO et de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) sur seize pays émergents. Cette étude montre que les investissements réalisés dans le capital humain, au cours des deux dernières décennies, auraient généré un demi-point de croissance dans les pays concernés. Néanmoins, l'étude montre également que l'accès à l'enseignement secondaire et supérieur, un élément clé dans la formation d'une population active éduquée et compétente, progresse très lentement. En 1960, rappellent les auteurs de l'étude, les adultes des pays concernés avaient passé 3,4 ans à l'école, en moyenne. En l'an 2000, ce chiffre avait atteint 7,6 ans seulement, soit près de trois ans de moins que les 10,2 ans passés à l'école par les adultes des riches Etats membres de l'OCDE. A ce rythme, il faudra attendre trente ans supplémentaires pour que certains des pays étudiés affichent les mêmes performances que ceux de l'OCDE. Intitulée « Financing Education - Investment and Returns », le financement de l'éducation - Investissements et dividendes, l'étude analyse le lien entre le niveau d'éducation de la population active et la croissance économique dans seize des pays qui participent au Programme sur les indicateurs de l'éducation dans le monde (IEM) de l'UNESCO et de l'OCDE, visant à étudier et à comparer leur développement éducatif. Au-delà de l'augmentation de la richesse nationale, l'étude confirme aussi, sans surprise, que l'éducation profite aux individus. Des gens mieux éduqués, souligne-t-elle, sont mieux placés sur le marché du travail. Ils ont plus de chance de trouver et de garder un emploi; et plus ils sont qualifiés, plus leur salaire est élevé. Sans un investissement efficace et accru dans le capital humain, le savoir, qui est devenu une ressource économique clé, restera une denrée rare, concluent les auteurs du rapport.