L'Assemblée générale de l'ONU vient de condamner encore une fois Israël. Mais les résolutions de l'Assemblée n'ont pas valeur contraignante au regard du droit international, contrairement à celles du Conseil de sécurité. L'Etat sioniste d'Israël vient d'être condamné une autrefois pour ses agressions sauvages et sa politique raciste et belliqueuse ainsi que son terrorisme d'Etat pratiqué à l'égard des Palestiniens dans les territoires occupés. Mardi, l'Assemblée générale de l'Onu a approuvé à une écrasante majorité une résolution exigeant d'Israël l'arrêt de la construction de la « barrière de sécurité » séparant le territoire israélien de la Cisjordanie. La résolution a été votée par 144 voix pour, quatre contre - celles des Etats-Unis, d'Israël, des îles Marshall et de la Micronésie - et 12 abstentions. Se sont abstenus l'Australie, le Burundi, la République dominicaine, l'Equateur, le Honduras, le Malawi, l'archipel des Nauru, le Nicaragua, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Rwanda et les îles Tuvalu. L'élaboration de ce texte de compromis a requis plus de six heures de négociations entre, d'un côté, les pays de l'Union européenne et, de l'autre, les pays arabes, qui défendaient une première mouture plus musclée à l'égard d'Israël rédigée par l'ambassadeur palestinien Nasser al-Kidoua. Les 15 pays de l'UE ont finalement accepté de donner leur feu vert à un texte de compromis affirmant que le mur israélien « contrevient au droit international » et exigeant d'Israël qu'il «cesse, et défasse» la construction de cette structure qui empiète sur des territoires palestiniens. Mais, comme à l'accoutumée, le gouvernement israélien n'a jamais pris en considération les critiques et les condamnations de la communauté internationale. Cela fait plus de cinquante ans qu'Israel fait l'objet de la condamnation internationale. Plus de cinquante ans de souffrance pour la population palestinienne. Plus de cinquante ans d'agression, d'intimidation des Palestiniens et de destruction des infrastructures de leur pays. Si le Premier ministre israélien n'est pas un jour condamné pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité c'est que le droit international n'existera plus. Il a déjà cédé la place au droit du plus fort. On a vu que depuis la création des Nations unies, la plupart des veto américains ont été opposés à des résolutions condamnant l'Etat sioniste d'Israël. Un total de 78 veto. Aujourd'hui, le gouvernement israélien ne prend plus en compte ce conseil de sécurité et son Assemblée générale. Comme les Etat-Unis d'Amérique, Tel Aviv considère ces institutions internationales, censées défendre le droit international, comme des outils au service de leurs intérêts. Mardi, à l'isssue du cote, l'ambassadeur d'Israël à l'Onu, Dan Gillerman, a qualifié l'initiative de «farce humiliante» et a reproché aux gouvernements européens de considérer que «les mesures de sécurité israéliennes sont beaucoup plus graves que les meurtres perpétrés par les groupes terroristes palestiniens». Les pays arabes ont décidé de soulever la question du "mur" lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale de l'Onu, où sont représentés 191 Etats, les Etats-Unis ayant menacé la semaine dernière d'opposer leur veto à une initiative similaire au Conseil de sécurité. Les Palestiniens jouissent d'un fort soutien à l'Assemblée générale et les Etats-Unis, proches alliés de l'Etat sioniste, n'y disposent d'aucun droit de veto. Mais les résolutions de l'Assemblée ne font qu'exprimer la volonté de la communauté internationale, et n'ont pas valeur contraignante au regard du droit international, contrairement aux résolutions du Conseil de sécurité. Et c'est pourquoi, l'armée israélienne continue de tuer les civils palestiniens et de détruire leur pays.