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Raconter Ghazza, macabre « merveille », à la face du monde !
Publié dans Albayane le 08 - 01 - 2024


Par Jamal Eddine Naji
Votre enfant ne peut imaginer comment serait la fin du monde, l'apocalypse. Ni vous, ni moi d'ailleurs. Un enfant de Ghazza la voit, lui, cette fin du monde ! Comme sa mère, son père, ses grands- parents, ses amis (es) de jeux, de l'école... Devant certaines caméras téméraires (aux mains de journalistes palestiniens encore en vie) ces enfants et adultes essaient, en vain, de trouver des mots pour nous décrire, à nous affalés dans nos salons, l'indicible, l'ineffable que nous ne pouvons restituer par quelconque langage.
Comment lire le livre de Ghazza ? Comment raconter son contenu ? Que rapporter sur Ghazza, la biblique, qui revit les temps obscurs du XII siècle Avant J.C quand Samson fit effondrer le temple du Dieu Dagon et périt avec, à...Ghazza précisément ?! Oui, Samson (personnage biblique – Livre des Juges. Ancien Testament-) que le cinéaste américain Cecill.B. DeMille porta à l'écran en 1949, à la gloire du peuple juif, alors que la Naqba poussait sur les routes de l'exode, sans retour à ce jour, vers Ghazza notamment, plus de 780.000 palestiniens.
Nulle narration reconstituant ce tragique exode par le cinéma d'audience internationale. Par contre, encore une fois, le cinéma hollywoodien célébra en 1960 la tentative de quelques 4500 rescapés juifs de l'Holocauste de se réfugier, depuis la ville française de Sète, puis Chypre, en juillet 1947 (dix mois avant la « Naqba), en Palestine (sous mandat britannique par une résolution de l'ONU depuis 1923) ... « Exodus », film d'Otto Preminger est qualifié de chef d'œuvre mondial, alors que le terme « Naqba » est interdit d'emploi par la législation israélienne ! L'histoire des palestiniens est hors champ pour le cinéma mondial qui forge les imaginaires, les mémoires et, partant, les sensibilités, voire les engagements pour telle ou telle cause.
Comment raconter au monde entier, avec impact réel, « hollywoodien » on a envie de dire, l'histoire de près 100 000 palestiniens (selon certaines sources), en Mai 1948, parmi les 1.200 000 palestiniens arabes (dont 550.000 chrétiens) qui peuplaient alors la Palestine aux côtés de 600.000 juifs. Ces réfugiés, hors couverture comme on dit en arabe, ont eu, depuis, des générations de descendants nés réfugiés et élevés aux cris, et avec, des « Intifada » successives (1987, 2000...).
Selon l'UNRWA, l'Etat palestinien compte aujourd'hui 5.227.000 habitants, un des pays les moins peuplés du monde et le plus densément peuplé avec 868 habitants par Km2 (6000 par K2 à Ghazza avant le 7 Octobre, moyenne exponentielle depuis) ... Mais, au fait, avez-vous soustrait du chiffre global les 23.000 morts depuis le 7 Octobre à Ghazza déclarée par l'ONU impuissante comme « lieu de mort et de désespoir » ? Ghazza mouroir à ciel ouvert ... Ghazza qui doit rejoindre, singulièrement, la liste des « Sept merveilles du Monde », dressée au 5ème siècle Avant J.C, par le grec Hérodote, père de l'histoire et 1er géographe pour certains. L'incorporation de Ghazza dans cette liste ne serait pas incongrue puisque cette liste est plus moyen-orientale que grecque ou autre...Avec, pour l'Egypte, le Phare d'Alexandrie et les pyramides de Gizeh ; pour l'Irak, les jardins suspendus de Babylone et pour la Turquie, le temple d'Artémis et le Mausolée d'Halicarnasse. En plus des deux merveilles helléniques : le colosse de Rhodes (englouti suite à un séisme) et la monumentale statue de Zeus à Olympie (disparue suite à un incendie ou séisme également, on ne sait).
Sans sa grande mosquée, ex église, datant de 1329, bombardée hélas ces jours-ci, Ghazza, habitée depuis plus de 35 siècles, déjà détruite une fois par Alexandre le Grand en 332 Avant J.C, se distinguera à coup sûr sur cette liste par sa contemporanéité reflétant la dominante dans notre siècle et dans le précédent : l'horreur humaine. Elle serait la « sombre merveille » dressée à la face du monde avec ses décombres préservés et donnés à voir en l'état... Un champ de ruines, de 47 km sur 12, plein de restes d'humains amoncelés, exposé à l'humanité à venir, comme témoignage macabre et provocateur de cette « Shouha » plus innommable et plus insupportable que la « Shoah » subie par les pères et grands-pères des fossoyeurs enragés d'aujourd'hui. A l'entrée de ce monument mémoriel, toute la bande de Ghazza une stèle : « ci-gît la conscience humaine ».


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