Lutte antiacridienne : Faut-il craindre une invasion de criquets au Maroc ? [INTEGRAL]    Cardiologie interventionnelle : Dislog Group prend une participation majoritaire dans Afrobiomedic    Cema Bois de l'Atlas : 150 MDH pour renforcer la compétitivité    Energie Eolienne : Managem, premier à opter pour l'alimentation en moyenne tension    Trump annonce de nouveaux tarifs douaniers : Maroc (10%), Algérie (30%), Tunisie (28%)    Classement FIFA : Le Maroc progresse de deux places    Classement FIFA Avril 25: Le Maroc 12e mondial, 1er africain    CAN U17/ Aujourd'hui, Maroc-Zambie : Horaire? Chaînes?    Trump imposes 10% reciprocal tariff on Morocco in new trade policy    A Rabat, le président du Parlement andin soutient la souveraineté du Maroc    L'Algérie, parrain d'un Sahel instable, entre soutien au terrorisme et quête de puissance régionale    Sahel : L'armée malienne répond à l'abattage de son drone Akinci    Droits de douane : Donald Trump taxe le monde entier, y compris le Maroc    Le nombre de milliardaires dépasse les 3 000 pour la première fois dans le monde    Sahara : Le président mauritanien reçoit De Mistura    Trois milliardaires marocains figurent dans le classement Forbes 2025    Bassin de Sebou: un taux de remplissage des barrages de près de 52%    1⁄2 Finale. Copa del Rey : Le Barça retrouve le Real en finale le 26 avril courant    Coupe de la CAF. RS Berkane gagne à Abidjan    L'AS FAR saisit la CAF après l'interdiction de ses supporters lors du match contre Pyramids    Aéroports marocains : Objectif 80 millions de passagers d'ici 2030    Akdital adquiere dos establecimientos de salud en El Aaiún    Sáhara: La UE evita condenar la expulsión de periodistas españoles por parte de Marruecos    Zineb Hattab : première cheffe végane étoilée en Suisse    Lancement d'un vol direct Agadir-Amsterdam    Avril diplomatique : Quand la France préside, le Maroc s'impose    Le DG de l'OIT salue l'adoption de la loi sur la grève au Maroc et sa validation par la Cour constitutionnelle    Températures prévues pour le jeudi 03 avril 2025    Genomia MDATA et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé : une alliance au profit de la médecine de précision en Afrique    Foot: Double confrontation amicale entre la sélection nationale féminine U17 et son homologue kényane les 4 et 7 avril    Abderrahman Boukhaffa décoré par le Roi Charles III pour ses contributions à la diversité linguistique au Canada    Rabat: Mehdi Qotbi reçoit une délégation du parlement andin    Ghita Triki : "Résonance chromatique s'inscrit dans les programmes de visibilisation des cultures du Maroc et d'Afrique"    Installation de Mohammed El Habib Belkouch, Délégué interministériel aux Droits de l'Homme    Akdital: Feu vert du Conseil de la concurrence pour l'acquisition de deux établissements de santé à Laâyoune    Festival Mawazine: Will Smith et Kid Cudi en têtes d'affiche    Thiago Pitarch, la pépite du Real Madrid convoitée par le Maroc et l'Espagne    Zagora : Deux soldats tués lors d'une collision et un blessé    Washington annonce la nomination de Massad Boulos comme conseiller principal pour l'Afrique    Le temps qu'il fera ce mercredi 2 avril 2025    CHU Ibn Rochd: les futurs dentistes poursuivent leur boycott des stages    Charles Thépaut, expert de la région MENA et de la lutte contre la désinformation au Quai d'Orsay, nommé premier conseiller à l'ambassade de France au Maroc    Milan : Hicham Lahlou, membre du jury du Salone Satellite Award 2025    La Dolce Vita à Mogador : Le Cinéma Italien à l'honneur à Essaouira du 23 au 26 Avril 2025    Somalie. Les Etats-Unis ont le contrôle exclusif des bases aériennes et des ports.    Gabon. La campagne pour la présidentielle est ouverte    L'Alliance des Etats du Sahel établit un droit de douane commun    Un Festival pour promouvoir la cuisine ivoirienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le nouveau gouvernement marocain ''renforce'' l'opposition islamiste drapeau maroc
Publié dans Agadirnet le 19 - 10 - 2007

Le nouveau gouvernement marocain, nommé lundi par le roi Mohammed VI, a décidément consolidé les rangs de l'opposition islamiste parlementaire, après que le Mouvement populaire (MP), un grand parti de sensibilité berbériste, arrivé troisième des dernières élections législatives, a rejoint le Parti de la justice et de développement (PJD, islamiste modéré).
Cette dernière formation talonnait le Parti de l'Istiqlal (Indépendance), dont le leader Abbas El Fassi s'est vu conforté dans le poste de Premier ministre.
L'exécutif, auquel participent quatre partis politiques de la majorité sortante, au lieu de cinq annoncés par M. El Fassi au début de ses tractations "houleuses" et parfois "tendues" qui ont duré plus d'un mois après l'annonce des résultats des législatives du 7 septembre, a créé la surprise lorsque le MP a décidé bon gré mal gré et à la dernière minute de rallier l'opposition aux côtés des islamistes du PJD. Probablement faute de "compromis" ou plutôt de "concessions" de part et d'autre avec le nouveau Premier ministre conservateur.
La majorité actuelle est composée de quatre partis, en l'occurrence l'Istiqlal, l'Union socialiste des forces populaires (USFP), grand perdant des élections, le Rassemblement national des indépendants (RNI, centre-droit) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS, gauche).
L'Istiqlal, arrivé en tête des législatives avec 52 sièges sur les 325 que compte la Chambre basse du Parlement marocain, se taille la part du lion avec dix portefeuilles, devant le RNI qui obtient sept ministères, l'USFP, son allié de la Koutla (bloc démocratique) qui hérite de cinq départements, dont un ministère d'Etat sans portefeuille attribué à son Premier secrétaire général Mohamed El Yazghi, et le PPS qui se contente de deux postes.
Le PJD, fort de son nouveau "allié" dans l'opposition, malgré ses divergences de taille avec le MP au niveau des principes, fondements et orientations générales, a fait sa première sortie, mardi, en critiquant la composition de la nouvelle équipe gouvernementale et la manière dont elle a été formée.
Le nouveau cabinet de M. El Fassi (67 ans) compte 34 membres, dont 24 issus des quatre partis de la majorité et 10 sans appartenance politique, avec des portefeuilles attribués à des ministres dits "de souveraineté", désignés directement par le roi Mohammed VI, à savoir : les Affaires étrangères, l'Intérieur, les Affaires islamiques, la Défense, ainsi que le Secrétariat général du gouvernement.
Selon un responsable du PJD, formation arrivée deuxième aux législatives avec 46 sièges, l'actuel gouvernement compte de nombreux technocrates.
"Certains d'entre eux n'ont pas la compétence des départements auxquels ils ont été affectés (...) Nous ne nourrissons pas l'espoir qu'il (gouvernement) fasse avancer le Maroc", a-t-il affirmé.
Après que le MP a été "évincé" du gouvernement en rejoignant l'opposition pour la première fois de son histoire politique au Maroc, près de 16 de ses députés ont fait défection collective vers d'autres formations politiques, a-t-on appris de sources proches de cette formation.
Si des observateurs à Rabat estiment que "certains ministres se sont vus collés des étiquettes de partis politiques auxquels ils n'ont jamais adhérés", quelques journaux marocains s'accordent à dire que des ministres apolitiques "ont été bel et bien imposés aux partis de la majorité".
Pour les premiers, lors des tractations pour la formation du nouveau gouvernement, "le combat s'est déroulé autour des portefeuilles et des avantages au lieu de l'application des programmes arrêtés par les partis de la majorité", estimant que les formations politiques marocaines "ont été vidées de leur substance et acculées au pied du mur face à la montée et à l'hégémonie des technocrates", dont était issu justement le Premier ministre sortant, Driss Jettou.
Ces apolitiques ont gagné en importance, en laissant aux partis des rôles modestes, ont-ils fait remarquer.
Une telle donne saura conforter à plus d'un titre une opposition au gouvernement plus forte, composée notamment du PJD et du MP.
Mais, dès son investiture, le gouvernement marocain, probablement conscient de la taille et du poids de la nouvelle opposition, a affiché sa volonté d'assurer la continuité des réformes socio- économiques initiées par le roi Mohammed VI qui, selon M. El Fassi, constituent "une des priorités de son cabinet".
"Je vais préparer dès maintenant la déclaration de politique générale du gouvernement que je présenterai dans les prochains jours devant le Parlement afin d'obtenir sa confiance. Ensuite, mon cabinet s'attellera à la préparation du projet de loi des finances de 2008", a-t-il affirmé, dans une déclaration peu après l'investiture de son équipe gouvernementale.
D'ailleurs, le PJD a renforcé sa représentativité lors des dernières élections législatives, en axant sa campagne sur la lutte contre la pauvreté et la marginalisation.
Mais, faute de ne pas parvenir à occuper la première place lors du scrutin, comme il l'avait souhaité, il a récidivé et opté "délibérément" pour l'opposition.
"La véritable mission du PJD est de faire pression au sein du Parlement pour que le cabinet de M. El Fassi fasse preuve d'efficacité", a confié à la PANA un responsable du parti.
Avec l'arrivée inopinée du MP, les deux formations auront à pactiser, en dépit de leurs divergences, en vue d'asseoir une opposition au vrai sens du terme.
Selon des observateurs, le Maroc a plus que jamais besoin de cette forme d'opposition, "dans le but de redresser la barre et palier les disparités sociales criantes dans un pays, dont l'économie demeure fortement dépendante des alias climatiques et où la pauvreté, l'analphabétisme, la précarité, l'exclusion et la marginalisation poussent des centaines de jeunes cadres à quitter le Royaume chérifien pour s'offrir une place sous d'autres cieux".
Le "piètre" taux de participation de 37% au scrutin dernier, le deuxième sous le règne de Mohammed VI depuis son accession au trône en 1999, est très révélateur et appelle à réfléchir sur la confiance des populations envers les partis politiques.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.