Communiqué. Le Sénégal réitère son soutien ferme et constant à la souveraineté du Maroc sur son Sahara    Hammouchi s'entretient à Rabat avec le directeur de la police, chef de l'unité nationale spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée au Danemark    Renouvellement politique au Maroc : une équation encore irrésolue    Les barrages du bassin de Sebou affichent un taux de remplissage de 66,1%    Bank of Africa lance «PME INVEST by BOA», une offre intégrée de soutien à l'investissement des PME    Younes Ait Hmadouch : "Aides sociales et travail non déclaré sont le vrai nœud de la pénurie"    Finances publiques : les recettes ordinaires grimpent à 424 milliards de DH en 2025    AMDIE : plus de 55 milliards de DH de projets approuvés au premier semestre 2025    Automobile: Renault Maroc consolide son leadership industriel et commercial    L'ONMT aborde 2026 avec confiance et ambition    La Bourse de Casablanca ouvre en hausse    Maroc-Sénégal : une relation d'investissement durable et diversifiée    France: l'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans    Une vague de froid extrême enveloppe une grande partie des Etats-Unis    Détroit de Gibraltar : Une intervention d'urgence évite une pollution maritime    Le dispositif juridique marocain d'accompagnement des manifestations sportives mis en avant à Doha    Inondations au Mozambique : L'alerte rouge nationale déclarée    Mondial des clubs 2029 : le Brésil se positionne officiellement comme candidat    Mondial 2030 : Le président de la RFEF affirme que la finale aura lieu en Espagne, la FIFA temporise    Royaume-Uni : L'AS FAR aux phases finales de la première Coupe des Champions Féminine de la FIFA    Coupe Davis : Le Maroc affronte la Colombie les 7 et 8 février à l'USM Tennis Club pour le compte des barrages du Groupe 1 mondial    Real Betis : Abde Ezzalzouli se rapproche de la saison la plus prolifique de sa carrière    FIFA Series 2026 : la Côte d'Ivoire accueille le tournoi    Ligue des Champions : Achraf Hakimi pourrait signer son retour mercredi    La Juve voulait Youssef En-Nesyri, le Lion rejette la formule proposée    Mer fortement agitée et vagues dangereuses sur l'Atlantique et la Méditerranée à partir de mercredi    Averses, fortes pluies et rafales de vent de mardi à jeudi dans plusieurs Provinces    La NASA décerne au Dr Kamal Ouddghiri la Médaille du leadership exceptionnel    Températures prévues pour mercredi 28 janvier 2026    Protection de l'enfance : le projet de loi 29.24 institue l'Agence nationale dédiée    Fès-Meknès : inauguration de 10 centres de santé dans la région    Dakhla : La FM6SS et Nareva Services s'allient pour doter le futur CHU d'une centrale solaire    Kech El Oudaïa accueille une soirée de dégustation chinoise avec le soutien de l'OFPPT    Afric'Artech : Casablanca accueille le premier grand rendez-vous continental de la créativité numérique africaine    Mode : Le boubou à l'ère de la modernité    MOBO Awards : la scène africaine brille parmi les nominations 2026    Ramadan : le ministère des Habous renforce ses efforts pour de meilleures conditions    Espagne : démantèlement d'un vaste réseau international de trafic de drogues en collaboration avec le Maroc    Maroc–Sénégal : 17 instruments juridiques signés pour élargir la coopération bilatérale    Maroc-Sénégal : Aziz Akhannouch s'entretient avec son homologue sénégalais à Rabat    Le journaliste marocain Najib Salmi n'est plus    Film : «La Mer au loin», à la quête de la Miss Visa    Le président des îles Canaries en visite à Souss-Massa pour la signature d'accords stratégiques    ONU: Au moins 21 membres du personnel de maintien de la paix et du personnel associé ont été tués en 2025    Le Roi offre un déjeuner en l'honneur du PM sénégalais et la délégation l'accompagnant    Le Sénégal réitère son soutien ferme et constant à la souveraineté du Maroc sur le Sahara    Le journaliste Najib Salmi n'est plus    SIEL : une 31è édition sous le signe de la France et d'Ibn Batouta    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'énergie solaire : Le Maghreb et l'Europe complémentaires [Magazine 6]
Publié dans Yabiladi le 17 - 05 - 2011

Le domaine des énergies renouvelables au Maroc, grâce au projet Desertec, commencent à attirer l'attention de l'Allemagne et de la France. Selon la fondation Desertec, le soleil maghrébin a le potentiel pour fournir de l'énergie propre à toute l'Europe et pourrait même devenir le moteur de l'industrialisation du Maroc. Cependant les défis à relever restent de taille.
En 2009, 10% de l'électricité consommée au Maroc était de source renouvelable, selon le rapport annuel de l'ONE. Cette même année, le Plan solaire marocain avait été adopté, visant une part de marché de 42% d'ici 2020. Le potentiel des énergies renouvelables au Maroc dépasse les frontières du Royaume. «Qu'ils le veuillent ou non, l'Europe et le Maroc sont complémentaires en matière d'énergie» : la première consomme énormément d'énergie, le second possède un riche potentiel de production, explique. Abdelaziz Bennouna, professeur et ancien coordinateur de l'unité de recherche «Technologies et Economie des Energies Renouvelables» au Centre national pour la recherche scientifique et Technique à Rabat. Un même panneau solaire d'une capacité de 800 kwh/année dans le sud de l'Allemagne, produirait 2200 kwh/année au Maroc, affirme-t-il.
Bennouna est aussi membre fondateur de Trans-Mediterranean Renewable Energy Co-operation (TREC), un groupement de scientifiques qui a fourni des études préliminaires au projet Desertec. Ce projet, élaboré par la fondation du même nom, vise à construire d'énormes centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen Orient, pour le marché local mais surtout pour exporter de l'électricité vers Europe. L'objectif, partagé par un consortium de grandes entreprises de la région, est de fournir 17% de l'électricité du marché européen d'ici 2050.
Le Maroc de demain vivra-t-il de son soleil ?
Selon Abdelaziz Bennouna, ce projet pourrait être le levier de l'industrialisation du Maroc. En plus de l'exportation d'électricité, la construction même de ces centrales créerait de nombreuses filières industrielles. Jusqu'à 70% des équipements nécessaires pourraient être produits au Maroc, estime-t-il, et cela aurait des conséquences importantes sur le pays. «Le Maroc qui exportera du courant ne sera plus le même Maroc qu'aujourd'hui», la consommation par habitant par an pourrait aisément dépasser les 3 à 4000 kw/h.
Le principal obstacle pour la mise en place du projet reste le prix de l'électricité, explique cependant Thiemo Gropp, directeur et co-fondateur de la fondation Desertec, d'où l'importance d'exporter de l'électricité vers l'Europe. De telles centrales solaires nécessitent d'importants investissements, que le seul marché local ne pourrait rendre rentable ; l'électricité y resterait subventionnée dans un premier temps.
Les prix élevés ne mettent-ils pas en cause la viabilité globale du projet ? Thiemo Gropp estime que non. La comparaison avec les prix actuels du charbon et du nucléaire est faussée. Ces derniers n'incluent pas les effets externes, c'est-à-dire les coûts qu'induisent la pollution et les risques que comporte le nucléaire.
Cet article a été précédemment publié dans Yabiladi Mag n°6
3 questions à Thiemo Gropp
Thiemo Gropp, co-fondateur et directeur de la fondation Desertec.
La catastrophe de Fukushima influence-t-elle le projet Desertec ?
On constate un regain d'intérêt pour les énergies renouvelable, parce qu'elles sont des sources d'énergie sures. Il est tragique que seul un accident aussi dramatique puisse faire évoluer les attitudes mais, historiquement, les origines du projet Desertec sont liées à l'autre grande catastrophe nucléaire, celle de Tchernobyl, en 1986. Aujourd'hui, rien de ce qui n'est arrivé au Japon n'était imprévisible.
Les révolutions dans différents pays d'Afrique du Nord mettent-elles en danger le projet ?
En Afrique du Nord, le secteur de l'énergie et la politique énergétique jouent un rôle majeur, notamment pour assurer la paix sociale. La fondation considère que des mouvements de démocratisation dans la région constituent une opportunité pour le projet Desertec. L'inégalité des chances était une des causes des contestations et un nouveau paysage énergétique peut pallier ces inégalités. De nouvelles capacités devront être créées en matière de formation, et des pays comme le Maroc peuvent même s'industrialiser en s'orientant sur les énergies renouvelables.
Quelle importance le Maroc a-t-il pour le projet Desertec ?
Le Maroc est important pour le projet du fait qu'il existe déjà une interconnexion électrique avec le continent européen. Des négociations sont en cours pour préparer la construction d'une centrale solaire de grande capacité (500MW) qui pourrait devenir une référence pour le projet Desertec dans son ensemble. Ce sera aussi un test pour voir, notamment, comment gérer la mise en place de si grandes centrales, comment distribuer l'électricité en Espagne et en Europe, et si l'on trouve des acheteurs en Europe. Les premiers appels d'offre pourraient être publiés fin 2012.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.