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La CDG pose le débat sur la polysémie du vieillissement
Publié dans PanoraPost le 16 - 01 - 2020

Le processus de vieillissement prend des formes de plus en plus diverses dans notre société, comme cela est devenu un avis partagé par tous.
En marge de la conférence organisée à Rabat par l'institut de recherche CDG sous le thème : « Les grandes tendances de la société du vieillissement »,
François-Xavier Albouy, directeur de recherche, Chaire «Transitions démographiques, Transitions économiques», à la Fondation du Risque - Institut Louis Bachelier en France et Abderrahim Oulidi, Expert en retraite, actuariat et risk management ont porté un regard croisé sur les cas marocain et français en matière politique de gestion des retraites.
De vie professionnelle à la retraite, la mutation peut parfois occasionner des troubles. Selon François-Xavier Albouy, de nombreuses personnes ont même vécu la transition vers la phase post-professionnelle de manière étonnamment positive. Surtout quand ils se rendent compte qu'ils peuvent gérer cette situation.
« Dans une société vieillissante, de plus en plus de personnes doivent faire face aux défis du vieillissement.», fait savoir professeur Albouy. Il ajoute que «les défis concernent le processus de vieillissement physique, les restrictions, les pertes, etc. Et en même temps, nous constatons que toutes les personnes âgées ne perçoivent pas la vieillesse comme un fardeau spécial ou même le désespoir de vieillir. Et le point de vue des ressources demande maintenant quelles options les gens ont pour faire face à ces défis du processus de vieillissement de telle manière qu'ils ne soient pas déprimés par la solitude ou le désespoir de la vie et du sens jusqu'à la dépression.».
Pour le cas du Maroc, la gestion des retraités pose toujours problème malgré une volonté affichée par les autorités. Sur le plan démographique, le Maroc est souvent présenté comme un pays « jeune » dans la mesure où près d'un habitant sur trois a moins de 15 ans. Mais si le Maroc est « jeune », ce sera de moins en moins vrai dans les années à venir. En effet, alors que les personnes âgées de 60 ans et plus (au nombre de 3 millions de personnes) ne représentaient que 11% de l'ensemble de la population marocaine. Dix ans plus tard, en 2030, cette part devrait atteindre 15,4 % et compter 5,8 millions d'individus.
En 2040, un marocain sur cinq aura plus de 60 ans. En d'autres termes, le poids relatif de la population âgée au Maroc sera équivalent, dans 30 ans, à celui de la population âgée en France aujourd'hui.
En 1851, les plus de 60 ans représentaient en France 10,2 %. Ce phénomène de vieillissement de la population marocaine devrait par la suite se poursuivre de sorte qu'en 2050 un marocain sur quatre aura plus de 60 ans.
Pourtant, le vieillissement de la population représente, sans doute, «la caractéristique démographique la plus spectaculaire que connaîtra le Maroc dans les trois ou quatre prochaines décennies ». Après avoir relevé le défi de la maîtrise de la fécondité, «le Maroc devra en relever un nouveau, celui de l'accompagnement économique et social du vieillissement de sa population.», a déclaré M. Oulidi.
Pour le Maroc, le vieillissement est là, prévient M. Oulidi il explique que le vieillissement est la transition démographique rapide et se reflète à partir d'un certain nombre d'indicateurs comme la faible reproduction car aujourd'hui, la famille marocaine est passée de sept enfants en moyenne à deux enfants et le risque de baisser d'ici 2050. Ensuite l'espérance de vie au Maroc a augmenté de 20 ans qui passe de 50 ans il ya 20ans à 80 ans d'ici 2050. Tous ces facteurs sont liés au taux urbanisation. En 1960, le Maroc avait 30% de taux d'urbanisation, aujourd'hui il est 63% et en 2050, il sera de 73%. Tous ces facteurs font poser un certain nombre de questions à préparer une politique sociale envers les jeunes et envers les personnes âgées et profiter d'une fenêtre démographique entre le rapport entre les inactifs et les actifs et pour corriger les éléments contrecoups de cette démographie, il faut l'aubaine d'démographie c'est-à-dire améliorer la qualité de l'enseignement, créer des emplois pour les jeunes et surtout les femmes.
Concernant la démographie des caisses de retraites M. Oulidi révèle que le rapport de dépendance et des cotisations de retraites se dégradent dans le temps notamment dans le secteur public du fait du manque d'emploi dans le public. Pour parer à cela, il faut aller vers un système universel, pilotable qui respecte les particularités de chacun. « Techniquement les résultats existent : il faut les mettre sur le papier et voir comment les financer et mettre en application ».
De la transition démographique au vieillissement démographique
La rapidité du processus de vieillissement démographique que connaîtra le Maroc est à mettre en relation avec la rapidité de la transition démographique survenue dans le pays a indiqué M. Oulidi. Il fait savoir que, la baisse de la mortalité et les progrès de la longévité qui en découlent entraînent un vieillissement par le sommet de la pyramide des âges. Par ailleurs, la transition de la fécondité est une autre composante du vieillissement car elle agit sur la base de la structure par âge.


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