JUSTE après les demi-finales, « en simples », et la finale, en « double », du Grand Prix Hassan II, on a changé de décors pour prendre la direction d'un grand palace de la ville ocre où allait se dérouler l'assemblée générale ordinaire de la FRMT. Après un passage obligé pour remplir les formalités de présence auprès du duo Fouad Chitaoui et Mounir Chnaoui qui restent la colonne vertébrale du staff administratif de la fédération, toutes les composantes de cette « AGO » ont pris place dans la salle réservée à cet effet et placée sous haute surveillance par crainte d'intrus pouvant entraver les travaux de l'assemblée tant attendue par ses assises et son dénouement final. Prévue à 18 h 00 du samedi 15 avril, ce n'est qu'une demi-heure après que le président en exercice, Fayçal Laraïchi, qui était entouré par quelques fédéraux et des représentants du ministère de tutelle et du Comité Nationale Olympique Marocain, n'ouvre le bal en annonçant la bienvenue à l'assistance et en lui signifiant que le quorum est atteint (131/136) pour que les assises puissent connaître leur dénouement normal. De bouche à oreille Mais c'était sans compter sur la première intervention du président du club d'El Jadida, Maître Mohamed Benhamou, qui allait couper la parole au président de la FRMT pour lui signifier que la tenue de ladite assemblée n'est pas réglementaire et qu'elle ne répond pas aux statuts en vigueur. Une vice de forme inhérent à l'ordre du jour où manquait le point concernant la tenue de l'assemblée extraordinaire élective (en raison de la fin de mandat de l'actuel bureau fédéral) qui va bloquer le démarrage de l'assemblée, malgré les maintes répliques du président Laraïchi et de son secrétaire général, Docteur Zouhair, qui persistent et signent qu'ils sont dans la légalité la plus totale. Encore une fois, c'était sans compter sur l'intervention, de bouche à oreille, du directeur des Sports auprès de M. Laraïche pour le remettre à l'ordre. C'est le pire qui va commencer en soulevant la séance, le temps de se réunir à huis-clos, pour revenir après avec la pire des décisions, celle de reporter, carrément, ladite assemblée qui, effectivement, s'avère illégale, suivie du mea culpa du président de la FRMT vis-à-vis de l'assistance qui applaudira son fair-play et son respect de la démocratie. C'est le tournant de la soirée et une première dans les annales du tennis national qui n'a jamais connu une telle défaillance administrative du genre. C'est là où les représentants des clubs lointains (Oujda, Nader, Laâyoune, Dakhla, Agadir...) se sont levés, comme un seul homme, pour insister sur la tenue de l'assemblée, tout en prenant compte de ladite défaillance administrative, et ce, afin de leur éviter un nouveau déplacement dont les frais ne sont pas négligeables physiquement et matériellement. A l'applaudimètre... Un sacrifice qui va être pris en considération par l'assistance qui accepta, à l'applaudimètre, de poursuivre les assises et de confier, à la fin des travaux, le soin au Bureau sortant d'arrêter la date et le lieu de la prochaine assemblée élective. C'est le soupir de soulagement pour l'équipe du président Laraïchi qui allait retrouver son souffle en commençant par la lecture du rapport moral, par le biais du secrétariat général, Mohamed Zouhair. Vu le retard qu'a pris l'assemblée, il aurait pu éviter à l'assistance cette fastidieuse lecture, d'autant plus qu'elle avait reçu dans les délais, les différents rapports pour passer, directement, à leurs délibérations. Un rapport qui a bien détaillé l'ensemble des activités de la FRMT, durant la saison écoulée, tant sur le plan national que sur le plan arabe, africain et international où l'autosatisfaction a eu, toujours, sa place dans tous les compartiments dudit rapport. Pour passer après aux activités des différentes commissions, aux relations avec les clubs, et les instances de tutelle pour clôturer avec l'éthique et la discipline en mettant à l'index quelques dossiers concernant l'arbitrage et les quelques comportements impulsifs, de certains joueurs, parents et même de certains dirigeants, sur lesquels la FRMT, s'est prononcée en conformité avec ses textes pour la préservation des valeurs nobles du sport, en général, et du tennis en particulier. Les chiffres et les lettres Ce rapport moral qui a été précédé par le P.V. de la précédente assemblée générale ordinaire, tenue le 5 mars 2016 à l'Institut Royal de Salé. Là aussi, l'assistance a eu à supporter sa fastidieuse lecture où personnel ne prêtait attention. Du secrétaire général, on est passé chez le Trésorerie, Mohamed Benhadi, qui s'est lancé dans la lecture de ses chiffres et lettres pour arriver à la conclusion suivante :Les résultats financiers au titre de l'exercice 2015/2016 ont ainsi enregistré un montant global des produits d'exploitation de 28.789.271,41 MAD contre 24.095.601,25 MAD en 2014/2015, enregistrant une augmentation de 4.493.670,16 MAD. Le résultat net pour cet exercice est un excèdent de 3.418.665,53 MAD contre un déficit de -114 428,85 MAD DH en 2014/2015. Un bilan qui a eu l'approbation du commissaire aux comptes que l'assemblée générale a voté pour sa reconduction dans ses fonctions au chevet de la trésorerie de la FRMT. L'impasse sur le rapport technique D'habitude, on donne même la parole au DTN qui se noie dans son rapport d'activité, parsemé d'autres satisfactions, et de louanges à l'adresse de sa direction et ses composantes. Heureusement que cette année, on a fait l'impasse sur la lecture de ce rapport et ses 25 pages pour donner la parole à l'assistance pour la délibération des différents rapports et autres suggestions et critiques le cas échéant. Vingt deux (22) intervenants se sont relayés au micro pour parler de tout et de rien. Des interventions qui n'avaient, dans la majorité ces cas, rien à voir avec les deux rapports qui sont passés d'ailleurs comme une lettre à la poste sans la moindre contestation plausible. Tout le monde est beau et tout le monde est joli pour bien passer le message à qui de droit dans l'optique des prochaines élections. L'hypocrisie totale Une avalanche d'hypocrisies qui, du jour au lendemain, a changé la donne de ladite assemblée qui, aux yeux de certains, s'annonçait houleuse et sans issue. C'est ce qui a facilité la tâche au président Laraïchi qui n'a répondu que sommairement aux questions et interventions dont la plupart avait l'intérêt personnel comme dénominateur commun. Et c'est dans un brouhaha, causée par la fatigue et le sommeil, que la séance s'est levée aux alentours de 23 h 00, après la lecture du télégramme d'allégeance et de loyauté adressé à S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste et le Glorifie, tout en chargeant l'actuel Bureau de préparer et d'arrêter les formalités de la prochaine assemblée élective.