Le Conseil des droits de l'Homme a adopté, à l'unanimité de ses membres, une résolution présentée par le Maroc sur l'éducation et la formation aux droits de l'Homme, la première du genre sur cette importante thématique. Cette résolution "omnibus" a recueilli le soutien le plus large des Etats lors de la 31e session du conseil qui a pris fin jeudi soir, puisqu'elle a été coparrainée par 111 pays des différents groupes régionaux. Le texte soumis par le Royaume reconnaît le rôle central joué par l'éducation et la formation aux droits de l'homme dans la contribution à la promotion, la protection et à la réalisation effective de tous les droits humains. Introduisant le texte de la résolution, l'Ambassadeur Mohamed Auajjar, Représentant permanent du Maroc à Genève, a souligné le rôle préventif de l'éducation aux droits de l'Homme vis-à-vis des violations des droits de l'homme ainsi qu'à l'égard de l'extrémisme violent. Il a également indiqué que l'éducation aux droits de l'homme a un effet transversal dans la promotion de la dignité humaine, de la justice sociale et de la tolérance. "En tant que telle, elle représente un important investissement pour une société stable, sûre, et juste dans laquelle l'ensemble des droits de l'homme de tout individu sont valorisés et respectés", a-t-il dit. La résolution du Maroc appelle à la transversalisation de l'éducation aux droits de l'Homme dans le travail du système des Nations unies, à travers une coopération renforcée entre l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation et la culture et le Haut-commissariat aux droits de l'Homme, dans un contexte de mise en œuvre des Objectifs de développement durable. Lors de cette rencontre, ouverte jeudi sous la présidence de l'Egypte, la délégation marocaine a répondu dans le cadre d'un droit de réponse aux propos de M. Kobler en réitérant le rejet catégorique du Maroc de tenter de faire passer des positions relatives à des affaires qui ne figurent pas à l'ordre du jour de la Conférence des ministres de la Défense de la CEN-SAD qui déploie actuellement des efforts inlassables pour la réactivation de son action au service de ses membres, à un moment où le secrétaire général des Nations Unies se devait de ne pas tenter de contaminer ce processus ouvert. La délégation marocaine a également déploré la surenchère du SG de l'ONU suite à une crise qu'il a lui-même provoquée, ainsi que ses tentatives visant à favoriser l'escalade pour justifier des déclarations et des attitudes intolérables qui vont à l'encontre des principes de neutralité, d'impartialité et d'objectivité et qui sont contraires aux décisions du Conseil de Sécurité. Ce genre de réunion ne peut, selon la délégation marocaine, constituer l'occasion de faire passer de faux-discours et des messages fallacieux à l'encontre d'un Etat actif et engagé au sein des Nations Unies et qui contribue à la consolidation de la sécurité et de la stabilité dans son espace régional, comme reconnu et attesté par la communauté internationale. «Le secrétariat général des Nations Unies devrait agir de manière constructive dans le respect de ses membres et éviter les actions contre-productives qui menacent la stabilité et la sécurité régionales», a, par ailleurs, affirmé le Conseil dans un rapport publié à l'issue de ses travaux de deux jours. Dans la «Déclaration de Sharm El Cheikh» (voir encadré), le Conseil a mis en garde contre toutes les formes d'ingérence politique dans les affaires intérieures des Etats ou de soutien aux groupes séparatistes et autres mouvements rebelles dans les pays membres. La Conférence des ministres de la Défense a examiné plusieurs thématiques, notamment la lutte contre le terrorisme dans l'espace sahélo-saharien, le cadre juridique et institutionnel de la Communauté, le projet stratégique pour la sécurité et le développement de cet espace, ainsi qu'un projet de protocole pour la création d'un conseil permanent de paix et de sécurité. La réunion a, en outre, examiné le renforcement de la coopération militaire entre les pays membres de la Communauté des Etat du Sahel et du Sahara. Quelque 27 pays africains et arabes, dont le Maroc, ont pris part à cette 5è Conférence, outre des pays européens à savoir la France, l'Italie, la Grèce, Chypre et l'Espagne. Le Maroc a été représenté à cette conférence, à laquelle ont aussi participé plusieurs instances et organisations régionales et internationales, par une délégation conduite par le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de l'Administration de la Défense Nationale, Abdeltif Loudyi.