C'est entre deux gouttes (dame pluie oblige) que l'on a joué, samedi, les finales du tournoi national de la ville d'Oujda. Dotée de « Grade 2 » cette compétition a mis, en ébullition, durant quatre jours, les courts du S.T.C.O qui fut le point de mire des joueurs et joueuses représentants la majorité des clubs du Royaume. Fidélité et attachement ! C'est dans ce sens que le président du club, M. Zahraoui, a axé son intervention, précédant la remise des prix, en ne tarant pas d'éloges envers toutes els composantes de cette kermesse tennistique pour leur fair-play et leur combativité, sans oublier de mettre en exergue les efforts du comité d'organisation et le dévouement des parents et proches qui ont accompagné leurs progénitures. Et de conclure son speech par la lecture du télégramme adressée au Cabinet Royal où l'ensemble du comité et des membres du club présentent à notre Auguste Souverain, S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu l'Assiste et le Glorifie, leur fidélité et leur attachement au Trône Alaouite. L'art et la manière ! Donc, c'est en jouant à cache-cache avec les pluies bienfaitrices, qui ont arrosé, hamdouli Allah, la capitale de l'Oriental, que l'on a pu clôturer en apothéose, ce « Grade 2 » avec la consécration d'Ali Karj de l'O.C. Ben M'Sik et de la « néo-riadiste » Mouna Idlkadi qui étaient euphoriques. Cette dernière qui a atterri à Oujda avec comme seul objectif, celui de défendre son titre de l'édition précédente. Elle ne jurait que de ce « Challenge » qu'elle va réussir avec l'art et la manière en coiffant au poteau deux « Jdidiyates » à la fois. En demi-finale, elle avait à prendre sa revanche sur Nada Zine qui l'avait battu à Marrakech. Pour la « Riadiste », ce fut un plat qui devait se manger à chaud ! Et ce le fut dans les règles de l'art moyennant deux sets soldés par 6/4 suivi d'un cuisant 6/0. En finale, elle devait croiser une autre joueuse d'El Jadida en la personne d'Abir Moncef, en tête de série n° 1, qui avait sorti, en demi-finale, la « finaliste de l'édition 2015, Yasmine Bengebara du RTCF, sur le score de 6/4-6/2. Là aussi, Mouna Idlkadi a sorti son grand jeu pour étaler tout son nouveau répertoire richement varié et corrigé sous la férule de son nouveau coach «Aziz ». Une belle prestation qui allait donner ses fruits par le biais de deux manches expéditives (6/1/6/2) qui se passent de tous commentaires. Ismaïl... une révélation Chez les Messieurs, on a commencé par le tableau des « qualifs » pour faire dégager les huit rescapés pour compléter le tableau final à 32 cases. En fin de course, ont validé leur billet, Ismaïl Kadda, Badr Hana et Omar Nausiri du club organisateur, Ayman El Hassani de l'ACSA, Mohamed Echcherki du « Narjiss » », Mohamed El Ghaddouri (CTA), Ahmed Lemseffer de la B.P et le jeune Stadiste Ismaïl Alaoui qui reste la révélation de ce tableau des « qualifs ». Un jeune qui n'a besoin que d'un bon suivi et d'un encadrement à la hauteur de ses ambitions. Aux côtés d'Ismaïl, il faut, également, saluer le joli parcours de Lemseffer de la BP qui, après avoir transité par l'anti-chambre des « qualifs », s'est frayé un parcours sans fautes, dans le tableau final où il ne fut stoppé qu'au stade des demi-finales par le Ruciste Yousseff Bellamine, après avoir éliminé, en quarts, l'Usémiste Walid Mountassir, tête de série n° 1 du tableau. Dans la moitié inférieure du tableau, Ali Karj, de l'OCBS, a défendu avec brio son statut de n° 2 du tournoi. En queue de poisson Sans perdre le moindre set, il a déroulé jusqu'en finale. Il n'a trouvé des difficultés qu'en croisant, en demi-finale, Hicham Tazi (SCF), un accrocheur de taille qui a besoin de se débarrasser de quelques kilos. La technique est là, mais l'handicap de sa vélocité d'antan commence à lui jouer de mauvais tours. Après ce, tout le monde s'attendait à une finale « Karj / Bellamine » de haute facture. Malheureusement peine perdue pour le public qui a bravé la pluie et le froid pour s'offrir en contre partie, une finale à sens unique qui allait même se terminer en queue de poisson. Ali aligna cinq jeux d'affilée, avec aisance, jusqu'au moment où le Ruciste fut contraint d'abandonner pour cause de blessures à son bras. Heureusement pour les organisateurs car, juste après, Dame pluie s'est invitée de nouveau sur les courts du S.T.C.O pour bien arroser la cérémonie de remise des prix. Alors toutes nos félicitations qui n'a lésiné sur aucun moyen pour mener avec brio, sa mission où toutes les satisfactions sont permises.