La 5G et la numérisation au cœur d'un partenariat prometteur entre le Maroc et la Finlande    Sahara marocain : la Finlande appuie l'autonomie sous souveraineté marocaine    Maroc-Finlande : confirmation d'un partenariat dynamique et privilégié    La Finlande reconnaît le leadership de SM le Roi dans la consolidation du statut du Royaume en tant que partenaire fiable et essentiel de l'UE    La Royal Jordanian suspend ses vols vers plusieurs pays en raison de la fermeture de leurs espaces aériens    Trois militaires américains tués et 5 autres blessés dans l'offensive contre l'Iran (Centcom)    La FRMF solidaire avec Omar El Hilali, victime de propos "offensants" en Liga    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Iran : les Gardiens de la Révolution ciblent le porte-avions US Abraham Lincoln    La Protection civile au Maroc célèbre la Journée mondiale de la protection civile sous le thème : la gestion des risques environnementaux pour un avenir durable    Nicolás Maduro arrêté, Ali Khamenei mort... le tour viendra-t-il à Abdelmadjid Tebboune, Saïd Chengriha et Brahim Ghali ?    Addoha accélère sa rentabilité et renforce sa visibilité pour 2026    Botola Pro D1 : résultats et suite du programme de la 14è journée    Depuis la Turquie, Munir El Haddadi rassure sur son sort    Naufrage d'un navire panaméen au large des côtes de Laâyoune    King Mohammed VI: The Security and Stability of Gulf States Are an Integral Part of Morocco's Security and Stability    Qatar : 16 blessés et des dégâts matériels limités depuis le début de l'attaque iranienne (officiel)    Alerte météo : chutes de neige de mardi à jeudi dans plusieurs régions    L'UE condamne les attaques iraniennes au Moyen-Orient    Tanger : Les autorités interdisent une manifestation pro-Palestine    Inquiétude au Maroc face à l'escalade américano-israélienne contre l'Iran    Algerian army kills two Moroccans near Figuig    Protest in solidarity with Iran banned in Tangier    Progress and Socialism Party and the Justice and Charity Movement condemn the American-Israeli attack on Iran    L'armée algérienne annonce la mort de deux Marocains à Beni Ounif    Zakaria El Ouahdi au PSG : rumeur crédible ou simple observation de marché ?    WAFCON 2026 : report stratégique ou simple contrainte organisationnelle ?    CAN 2026 femenina: Ghizlane Chebbak al mando de una selección «experimentada»    Le Roi, Amir Al Mouminine, se recueille sur la tombe de Feu Mohammed V    Mohammed Al-Taflati : Le savant marocain devenu le mufti d'Al-Qods    OCP : chiffre d'affaires en hausse de 17% en 2025    Diaspo #429 : Youness Bouchida, l'audace et l'initiative pour le Made in Morocco    Les députés britanniques proches du Polisario intensifient leurs actions parlementaires    Morocco's Ghizlane Chebbak leads experienced squad for AFCON 2026 at home    La FM6SS et AstraZeneca renforcent leur collaboration pour faire progresser la prise en charge des maladies rares au Maroc    Sénégal : entre accusations dans la rue et demande officielle de grâce royale    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    Fès lauréate du 6è Mayors Challenge    ADM améliore son chiffre d'affaires consolidé de 20 % en 2025    Le temps qu'il fera ce samedi 28 février 2026    Maroc : près de 12 milliards de DH de recettes touristiques en janvier    Royal Air Maroc annule des vols en raison de la fermeture de l'espace aérien au Moyen-Orient    Bamako. La Biennale fait rayonner la photographie africaine    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Multiplicité des frontières, barrières tarifaires, faiblesse des infrastructures africaines...
Publié dans L'opinion le 17 - 04 - 2015

Le développement des exportations marocaines des produits halieutiques sur le continent africain demeure tributaire d'une stratégie adaptée et de la levée de plusieurs contraintes et difficultés, exogènes et endogènes, dont il convient d'esquisser la portée.
Barrières tarifaires entravant le développement de l'échange maroco-africain et faible efficacité des accords commerciaux
entre pays africains
La multiplicité des frontières nationales peu étanches, qui est l'une des caractéristiques du continent africain, font obstacle au commerce intracontinental. En effet, l'obligation de traverser plusieurs frontières et de se conformer à des régimes commerciaux différents entraîne une faiblesse de l'intégration des marchés. Ainsi et à titre d'exemple, le transit des transporteurs nationaux par la première frontière mauritanienne peut occasionner des retards allant jusqu'à 3 jours à cause des lourdeurs bureaucratiques, ce qui rend impossible la conservation des produits périssables notamment le poisson frais, congelés et surgelés.
Le commerce intra-africain continue à se heurter à des droits de douane assez élevés. Selon le rapport 2013 de CNUCED sur le commerce intra-africain, l'exportateur vers les marchés extérieurs au continent est soumis à un taux de protection moyen de 2,5 % seulement. En revanche, pour accéder à un marché du continent, l'exportateur subit un taux de protection appliqué moyen de 8,7%.
Les taux varient selon les pays et les produits, les plus élevés frappant surtout les échanges entre les pays subsahariens et les pays d'Afrique du Nord. Ainsi, à titre d'exemple, les exportations marocaines au Nigéria subissent un taux de protection moyen de 65,7 % alors que les exportations nigérianes au Maroc ne sont soumises qu'à un taux moyen de 17,6 %.
Coûts élevés de la logistique e
t infrastructures insuffisantes
De même, l'application insuffisante par les pays africains, dans l'ensemble, des accords commerciaux régionaux constitue un véritable frein au commerce intra-africain.
Les coûts de transaction (transport et assurance) qui sont élevés en Afrique handicapent fortement la croissance du commerce intracontinental, d'autant plus que la route demeure le principal moyen de transport de marchandises dans ce commerce. Dans l'ensemble, il est constaté une cherté du transport qui nuit à l'expansion du commerce plus que les restrictions tarifaires ou non tarifaires au commerce. Selon le même rapport (le commerce intra-africain, CNUCED 2013), les coûts de transaction sont, en moyenne, plus élevés pour le commerce intra-africain que pour les échanges avec le reste du monde. Ainsi, le coût moyen du transport en Afrique représente 7,7% de la valeur totale des exportations, c'est-à-dire le double de la moyenne mondiale qui est de 3,7%.
Outre les contraintes précitées, le développement des exportations vers les pays d'Afrique fait face à une contrainte majeure liée à la faiblesse et à la qualité de l'infrastructure aussi bien routière que portuaire. Concernant le cas de l'infrastructure routière, qui constitue actuellement le principal moyen de transport de marchandises entre le Maroc et les pays d'Afrique, elle demeure basique. En effet et à titre d'exemple, après l'axe routier liant le Maroc à la Mauritanie, ce dernier reste relié au Sénégal via une piste de 500 Km.
Faible pouvoir d'achat et importations africaines concentrées sur les poissons frais
Le pouvoir d'achat relativement faible caractérisant une grande partie des pays d'Afrique ne permet pas la consommation des produits à haute valeur commerciale tel que le poulpe, dont le Maroc constitue un important producteur et exportateur sur le marché mondial. De plus, pour les crustacées, les principaux pays africains importateurs de ces produits, ont recours à des produits de l'aquaculture provenant de l'Asie à des prix plus compétitifs que ceux des produits du Maroc capturés en mer.
Rude concurrence, notamment,
par les pays de l'Asie et de l'Europe
Sur un autre volet, l'essentiel des importations des principaux pays africains importateurs des produits halieutiques est constitué de poissons frais (63% du total des importations halieutiques). Ce produit nécessite, pour que sa qualité ne soit pas altérée, un court délai de transit et un respect rigoureux des conditions de la chaine de froid.
A côté de grands pays importateurs de produits halieutiques, plusieurs marchés émergents deviennent des partenaires de plus en plus intéressants pour les exportateurs mondiaux dont le continent africain.
De même, l'amélioration de la production de capture de pêche de certains pays, à travers des accords de pêche ou l'augmentation de leur production aquacole, contribue significativement au renforcement de leur présence sur les marchés demandeurs de produits halieutiques à l'échelle mondiale.
Par ailleurs, suite à l'essor de l'aquaculture, l'Afrique est devenue un marché en expansion pour les espèces d'eau douce élevées en Asie. Certains pays asiatiques, tels que la Thaïlande, la Chine, le Vietnam, l'Indonésie et l'Inde, deviennent de plus en plus des fournisseurs importants des principaux pays africains importateurs de produits halieutiques (notamment l'Afrique du Sud et l'Egypte).
A noter que moyennant des accords de pêche dans les zones maritimes africaines, plusieurs pays étrangers (Pays Bas, Russie et Espagne en particulier) contribuent actuellement de manière importante à la satisfaction de la demande africaine en produits halieutiques, dont notamment le poisson frais). De plus, plusieurs pays étrangers s'intéressent à la réalisation des investissements dans le domaine de transformations des produits de la pêche, tel le cas du groupe étatique chinois (Poly Technologies Inc. de la Chine) qui a signé en 2010, avec la Mauritanie un protocole d'accord d'investissements dans le domaine de la pêche. Ces investissements comprennent une usine moderne de transformation de poisson d'une capacité de production de 44.000 tonnes par an et, également, la construction de bateaux adaptés à la pêche côtière et artisanale et le développement de nouveaux produits à haute valeur ajoutée à partir des espèces pélagiques dont, notamment, les sardines.
Enfin, il y a lieu de mentionner que cette situation est due, en partie, à l'articulation insuffisante des politiques de pêche entre les pays d'Afrique rendant difficile la bonne gouvernance des aires de pêche africaines. En effet, malgré plusieurs initiatives d'intégration économique engagée dans différentes régions africaines, le secteur de la pêche demeure géré, essentiellement, à l'échelle des pays. Cette faible articulation des politiques de pêche entre les pays d'Afrique est reflétée, également, au niveau de la négociation des accords de pêche qui se fait, sans aucune coordination entre pays africains.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.