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Hausse du revenu moyen par habitant à 26.492 dirhams en 2011
Grâce aux mesures prises par les gouvernements précédents : Des indicateurs socio-économiques s'améliorent Le taux de pauvreté passe de 15,3% en 2001 à 8,9% en 2007
Publié dans L'opinion le 05 - 08 - 2013

Les mesures prises par les gouvernements précédents n'ont pas manqué de se répercuter positivement sur des indicateurs socio-économiques du Maroc. Telle est la conclusion qu'on peut tirer du tableau de bord de la DEPF (Direction des Etudes et des Prévisions Financières) rendu public le vendredi dernier, et qui analyse un certain nombre d'indicateurs relatifs à la démographie, l'éducation, la formation, l'emploi, la santé, le niveau de vie et les équipements de base.
Parmi ces indicateurs, il y a le revenu par habitant, appréhendé par le PIB par tête aux prix constants, qui fait état d'une progression annuelle moyenne de l'ordre de 3,3% l'an entre 2001 et 2012. En termes nominaux, le revenu moyen par habitant s'est établi en 2011 à 26.492 dirhams contre 15.798 en 2001, soit un taux de croissance annuel moyen de l'ordre de 4,8%. Sous l'effet de cette croissance du revenu, la dépense annuelle moyenne par habitant a augmenté, de 9.290 en 2001 à 15.170 dirhams constants en 2012, soit un taux de croissance annuel moyen de l'ordre de 4,6%.
L'amélioration du pouvoir d'achat a été confortée par la maîtrise de l'inflation grâce, en partie, à la prise en charge par les pouvoirs publics de la hausse des prix des matières premières (céréales, sucre et produits pétroliers) sur le marché international.
En outre, la nette amélioration des revenus trouve appui dans les mesures prises dans le cadre du dialogue social. Il s'agit, notamment, de l'augmentation du SMIG, de la revalorisation des salaires des fonctionnaires et des agents des Etablissements et Entreprises Publics, de la réduction de l'impôt sur le revenu ainsi que le renforcement de la couverture médicale de base.
Cette amélioration globale du niveau de vie a réduit la pauvreté et la vulnérabilité de manière significative entre 2001 et 2007. La pauvreté est passée en effet de 15,3% à 8,9% au niveau national (de 7,6% à 4,8% en milieu urbain et de 25,1% à 14,4% en milieu rural).
La vulnérabilité, quant à elle, est passée de 22,8% à 17,5% au niveau national (de 16,6% à 12,7% en milieu urbain et de 30,5% à 23,6% en milieu rural).
D'autres indicateurs du développement socio-économiques se sont, eux aussi, améliorés sur la période 1999-2012 compte tenu de l'amélioration du taux de croissance supérieur à la moyenne de la zone MENA entre 2007 et 2012 (4,3% après 3,8% entre 1999 et 2005 et 3,2% entre 1990 et 1998). C'est le cas du taux de chômage qui a baissé de 13,8% en 1999 à 9% en 2012. La DEPF attribue cette baisse à certaines mesures mises par l'Etat pour promouvoir l'emploi : programmes« Idmaj », « Taehil » et « Moukawalati », contrat d'Insertion Amélioré (CIAM), contrat d'intégration professionnelle...
Autre performance soulevée : amélioration des indicateurs relatifs à la généralisation de l'enseignement. Une mesure commandée par le programme d'urgence de l'éducation et de la formation, doté d'une enveloppe globale de 34 milliards de DH. Ainsi, Les taux spécifiques de scolarisation sont passés entre les années scolaires 2007-2008 et 2012-2013 de 91,4% à 99,6% pour l'enseignement primaire, de 71,3% à 85,1% pour l'enseignement secondaire collégial et de 48,1% à 58,5% pour l'enseignement secondaire qualifiant.
De même, une amélioration des indicateurs de l'enseignement supérieur a été relevée. Une performance qui est due à l'application des dispositions de la réforme du secteur. A titre d'exemple, l'effectif global des étudiants de l'enseignement supérieur universitaire a atteint 360.668 en 2010-2011 contre 289.900 en 2004-2005, soit un accroissement annuel moyen de 3,7%.
En matière de santé aussi, le Maroc a réalisé des progrès significatifs grâce à l'amélioration des conditions de vie et à l'intensification des programmes de prévention contre les maladies. A titre indicatif, l'espérance de vie à la naissance a gagné près de 5 ans en une décennie en passant de 70 ans en 2001 à 74,9 ans en 2011.
Néanmoins, au niveau de la prévoyance sociale, le système de retraite est confronté à un ensemble de problèmes qui menacent son équilibre. En effet, les déficits commenceront à pointer à quelques années d'intervalles pour les différents régimes. La CMR aurait enregistré ses premiers déficits dès 2012, soit près de 315 millions de DH. « Si rien n'est fait dès 2011, la CMR commencera à puiser dans les produits financiers avant de passer aux réserves », largue la DEPF.


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