Le Chef du gouvernement préside la réunion de la Commission interministérielle chargée du déploiement du programme de reconstruction et d'aménagement des zones sinistrées par le séisme d'Al Haouz    Guerre au Moyen-Orient : pétrole, marchés et diplomatie sous tension    Détroit d'Ormuz : Berlin et Londres écartent toute mission de l'OTAN    De la Panenka ratée au titre : le destin irréel de Brahim Diaz avec le Maroc    Justice : une nouvelle circulaire pour renforcer la protection des personnes vulnérables    Aïd Al-Fitr : l'ONCF met en place un dispositif spécial    Guerre en Iran : les prix mondiaux des engrais sous pression    Le Zimbabwe se lance dans la course à l'intelligence artificielle    GPBM : Jour férié dans les banques le 23 mars à l'occasion de l'Aïd el-Fitr    Camps de Tindouf : Le Polisario veut étouffer une agression raciste    Les défenses saoudiennes détruisent des drones iraniens    Sénat américain. Le Polisario organisation terroriste à la solde des mollahs d'Iran    Rencontre entre Duke Buchan et Ryad Mezzour pour renforcer la coopération économique maroco-américaine    Le président du Ministère public émet une circulaire sur la mise en œuvre de la procédure de conciliation    Youssef Hajji nommé deuxième entraîneur adjoint de Mohamed Ouahbi    Rome : Neil El Aynaoui séquestré lors d'un cambriolage armé à domicile    CAN 2025 : couverture mondiale record, les audiences en hausse de 61 %    Fès : le stade Hassan II entame sa métamorphose pour accueillir 18 .000 spectateurs    Maroc : Averses orageuses, neige et fortes rafales de vent jusqu'à mercredi (alerte orange)    Marruecos: Detención de un socio de Taghi, cerebro del asesinato del periodista Peter R. de Vries    Aéroport de Casablanca : Arrestation d'un Franco-tunisien recherché par la France    Moyen-Atlas : l'ANEF lance un chantier de reboisement à Timahdite    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    Crescendo N'The Kasbah Groove Machine célèbre la musique marocaine en famille    "Bnat Lalla Mennana 3" remet la Hadra chefchaounia sous les projecteurs    Ligue des champions : soirée décisive pour les derniers billets des quarts    Mondial 2026 : la FIFA écarte l'idée de délocaliser les matchs de l'Iran au Mexique    Trump demande à la Chine de repousser d'un mois sa visite d'Etat    Liban: plus d'un million de déplacés, Israël annonce des "opérations terrestres limitées"    Le Sénat américain face au "Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026"    Pharmacies et distribution des médicaments: L'avis du Conseil de la concurrence    IA et recrutement : l'Université Al Akhawayn et Jobzyn réunissent dirigeants et experts RH pour décrypter les mutations du marché du travail    WhatsApp prépare les "Guest Chats" pour discuter sans compte    Auto Hall: Le résultat net consolidé grimpe à 100 MDH en 2025    Guerre en Iran : Israël annonce avoir éliminé Ali Larijani    KESSA dévoile ses 30 lauréats pour sa première édition    Sahara : Des membres du Polisario pénètrent dans la zone tampon    DGAPR: Les détenus autorisés à recevoir les paniers-repas une seule fois à partir du 2e jour de l'Aïd Al-Fitr    El Kaabi en tête : les 10 Marocains qui marquent le plus cette saison    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Laylat Al-Qadr : SM le Roi préside au Palais Royal de Rabat une veillée religieuse    Polisario, le Front aux connexions dangereuses    Justice : le parquet appelle à renforcer le recours à la médiation et à la conciliation    France: Consulat mobile en faveur des Marocains établis dans le département du Jura    Cyberattaque : Microsoft corrige des vulnérabilités dans Windows 11    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    DS automobiles lance le « DS Café culturel » à Casablanca    Tiznit accueille une veillée ramadanesque entre Madih et Samâa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Rapport : A qui profite le système d'impôts et de subventions au Maroc ?
Publié dans L'opinion le 09 - 11 - 2023

Le système d'impôt au Maroc est globalement sans ambiguïté favorable aux populations pauvres, affirme un rapport du Policy Center for the New South (PCSN), qui présente un diagnostic détaillé du système marocain de taxation et de subvention.
Le rapport, élaboré à l'aide de la méthode de décomposition de « Shapley », souligne que le système des impôts et des subventions du Maroc est globalement sans ambiguïté favorable aux populations pauvres. Le document, qui mesure la contribution de chaque composante du système fiscal marocain, indique qu'entre un revenu marchand et un revenu observé, la pauvreté diminue au niveau national, dans les zones rurales et urbaines. Les impôts sur le revenu semblent, en outre, progressifs, alors que la taxe sur la valeur ajoutée est clairement régressive, augmentant la pauvreté et les inégalités.
Les subventions explicites de certains produits tels que la farine, le gaz butane et le sucre, réduisent la pauvreté, ajoute PCNS, en proposant de profiter du débat actuel autour de la suppression de la Caisse de Compensation au Maroc, pour approfondir ce travail, en réalisant une analyse d'impact pour mieux comprendre les conséquences d'une éventuelle suppression, en s'intéressant à la fois aux effets directs et aux effets induits sur la pauvreté et les inégalités. Cette analyse devrait également proposer des mesures compensatoires pour les ménages pauvres et vulnérables qui seraient affectés par sa suppression.
Cependant, les subventions implicites liées à l'enseignement (primaire et secondaire) sont clairement favorables aux populations démunies. Les résultats obtenus à partir de la méthode de décomposition de Shapley montrent que les subventions dédiées à l'enseignement primaire et secondaire contribuent fortement à la réduction de la pauvreté et des inégalités, ce qui n'est pas le cas des subventions à l'enseignement supérieur.

Egalité fiscale
En termes d'inégalités, les impôts et les subventions sont progressifs. Les impôts sur le revenu ont un impact redistributif plus important dans les zones urbaines, tandis que les subventions ont un effet plus marqué dans les zones rurales. Le rapport montre que les effets de la TVA et des subventions directes (passage du revenu disponible au revenu consommable) sont plus faibles que ceux associés aux services publics. En ce qui concerne la pauvreté, une réduction au niveau national, ainsi qu'en milieux urbain et rural, s'observe principalement entre revenu consommable et revenu observé.
A titre d'exemple, les subventions à la santé et à l'éducation réduisent l'incidence de la pauvreté de plus de 60% en milieu rural (-61,46 %) et de 40,51% en milieu urbain, selon le même rapport.
En termes fiscaux, la TVA en- traîne sans surprise une augmentation de la pauvreté (évolution entre le revenu disponible et le revenu consommable). Or, la même source montre que les plus pauvres paient moins de TVA, puisqu'elle est directement liée aux quantités consommées, qui sont plus faibles pour les pauvres. Les impôts sur le revenu accroissent également la pauvreté, mais uniquement dans les zones rurales. Cette augmentation reste faible, ce qui peut s'expliquer par le fait que les ménages ruraux qui paient les impôts sur le revenu ne sont pas des ménages pauvres.
Les ménages urbains enregistrent une légère baisse de l'incidence de la pauvreté suite à l'introduction de l'impôt sur le revenu. Ce résultat surprenant s'explique par la relativité du seuil de pauvreté utilisée dans cette étude. À seuil de pauvreté constant, la technologie de l'informatique (IT) réduit les revenus, ce qui implique une augmentation de l'incidence de la pauvreté.
Ainsi, dans le cas des ménages urbains, la baisse du seuil de pauvreté relative est plus importante que l'augmentation de l'incidence de la pauvreté liée à l'introduction de l'impôt sur le revenu.
Par ailleurs, une analyse d'incidence du système fiscal marocain a évolué par son caractère favorable aux pauvres en utilisant le concept de courbes d'incidence. Ces courbes montrent, pour les deux domaines, selon la même source, que le système est clairement favorable aux pauvres, puisque presque tout le monde y gagne.

Le rural tire profit
Le PCSN note, par ailleurs, qu'en milieu urbain, la moitié la plus pauvre de la population a vu ses revenus augmenter, et ce, plus que la moyenne de l'ensemble de la population, avec des taux de croissance supérieurs à 25% pour le quintile le plus pauvre. Dans les zones rurales, un peu plus des 40% les plus pauvres ont gagné plus que l'augmentation moyenne. Là encore, les taux de croissance sont supérieurs à 25% pour le quintile le plus pauvre. Pour ce qui est de la contribution de chaque impôt et subvention, le rapport précise que plus d'un quart des Marocains ne paient pas d'impôt sur le revenu. En milieu rural, plus de 50% de la population en est exonérée.
Cela confirme, selon les auteurs, que l'IR est progressif, car à mesure que le niveau de revenu observé augmente, la part de ce revenu payée en IR augmente également. En effet, la part payée par le premier quintile de la répartition des revenus observés dans le total des impôts sur le revenu est de 1.43%, tandis que les 20% les plus riches paient plus de 60% des recettes publiques provenant de cet impôt.
Logiquement, les habitants des zones urbaines paient plus de TVA que ceux des zones rurales. Par ailleurs, ces derniers bénéficient moins des compensations sur les produits subventionnés, précise le rapport qui constate que la TVA représente entre 5% et 6% du revenu final des ménages, quels que soient le quintile ou la zone. En revanche, les 20% de Marocains les plus pauvres paient 8,06% de la valeur totale de la TVA payée au Maroc. En milieu urbain, le quintile supérieur des particuliers ne paie que 2,97% de la TVA collectée dans les villes. Les 20% des ménages ruraux les plus pauvres paient un cinquième (20,79%) de la TVA payée par tous les ménages ruraux, tout comme les autres quintiles.
Ceci dit, le PCNS précise que bien que la subvention santé soit progressive, ses effets sont relativement faibles. La contribution à la réduction de la pauvreté est égale à 5,9%, alors que celle à la réduction des inégalités n'est que de 1,0% au Maroc, apprend-on de même source. Cette subvention ne contribue ainsi que très peu à la réduction de la pauvreté et des inégalités en milieu rural.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.