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Magnitude : 6,8 ou 7,2... l'Institut National de Géophysique tranche
Publié dans L'opinion le 12 - 09 - 2023

Le séisme qui a frappé la région d'Al-Haouz a suscité des évaluations de magnitude sismique variées, avec des estimations allant de 6,8 à 7,2 sur l'échelle de Richter, selon divers experts. L'Institut National de Géophysique, quant à lui, évalue la magnitude à 7 degrés. Détails.
L'évaluation de la magnitude sismique du récent séisme, qui a secoué la région d'Al-Haouz, continue de susciter un débat parmi divers experts, avec des estimations qui fluctuent entre 6,8 et 7,2 sur l'échelle de Richter.
Cette diversité d'estimations s'explique, en partie, par la complexité inhérente à la mesure de la magnitude sismique, qui peut être influencée par divers facteurs, tels que la localisation des stations sismiques, les méthodes de calcul utilisées et même les caractéristiques géologiques du sol.
Toutefois, l'Institut National de Géophysique, en tant qu'autorité compétente dans ce domaine, a officiellement déclaré une magnitude de 7 degrés sur l'échelle de Richter pour ce séisme particulier.
Après un échange avec le directeur Nacer Jabbour, (lire trois questions), il a expliqué que : « L'Institut a émis une déclaration formelle qui a officiellement fixé la magnitude à 7 degrés sur l'échelle de Richter. D'autres institutions scientifiques déterminent leurs chiffres en fonction de la localisation des capteurs, des stations d'observation utilisées et des méthodes de calcul spécifiques. Cependant, ces divergences ne suscitent aucune préoccupation particulière ».
Cette déclaration met en lumière l'importance de la rigueur scientifique dans l'évaluation des séismes, tout en soulignant la nécessité d'une coordination et d'une communication efficaces entre les experts pour fournir des informations précises et fiables en cas d'événements sismiques majeurs.
Les divergences de chiffres sur l'échelle de Richter peuvent donc être attribuées à plusieurs éléments. Mais la rapidité de diffusion de ces informations est fréquemment liée à la facilité de communication offerte par les réseaux sociaux dans notre ère moderne.
Causes géologiques sous-jacentes du séisme au Maroc
Selon Moussa Masrour, professeur de géologie à l'Université Ibn Zohr d'Agadir, la prédictibilité des séismes au Maroc repose sur le contexte géologique du pays, situé à la jonction de deux plaques tectoniques majeures : la plaque africaine et la plaque eurasienne.
Ces deux plaques sont en constante convergence depuis des millions d'années, et cette tendance à se rapprocher perdurera. En conséquence, on peut anticiper la survenue régulière de séismes, non seulement au Maroc, mais également dans l'ensemble de la région méditerranéenne.
À titre illustratif, il convient de noter selon le professeur que la topographie montagneuse de la région d'Amizmiz est un élément distinctif, et la carte géologique révèle clairement une concentration de failles géologiques. Ces caractéristiques ont exacerbé les effets du séisme.
Parallèlement, il est important de souligner que la prédominance de constructions en terre a également contribué à augmenter le nombre de victimes. À ce jour, il demeure impossible pour la science de prédire avec précision la survenue d'un séisme ou son intensité. Cependant, il est possible de cartographier les zones à haut risque sismique en se fondant sur la structure géologique.
Pour l'avenir, il est impératif de délimiter rigoureusement ces zones à risque sismique au Maroc, de promulguer des réglementations exigeant des normes de construction antisismiques, et d'organiser régulièrement des campagnes de sensibilisation visant à éduquer la population sur les mesures à prendre en cas de séisme.

3 questions au directeur Nacer Jabour, « Nous avons observé une baisse significative de l'activité sismique »
Directeur de L'Institut National de Géophysique, Nacer Jabour a répondu à nos questions sur les divergences de chiffres sur l'échelle de Richter et les mesures prises par l'Institut pour surveiller les risques sismiques dans les régions à la suite du séisme.

- Pouvez-vous expliquer les raisons derrière les divergences de chiffres sur l'échelle de Richter et comment ces informations se diffusent si rapidement, à votre avis ?
- Il est courant de constater des confusions sur les réseaux sociaux, principalement en raison de la rareté d'experts dans le domaine. La répartition géographique des stations sismiques constitue un facteur important, car la position précise de ces capteurs peut influencer la mesure de la magnitude.
Il convient de noter aussi que la confusion découle en partie du fait que divers instituts et laboratoires ont tendance à utiliser des méthodes de calcul légèrement différentes pour estimer la magnitude d'un séisme, ce qui peut engendrer des résultats divergents. De plus, les caractéristiques du sol jouent un rôle significatif, car certains types de sols ont la capacité d'amplifier les ondes sismiques, ce qui peut affecter la magnitude perçue du séisme.
- Quelles sont les mesures prises par l'Institut National de Géophysique pour surveiller et évaluer les risques sismiques dans la région à la suite de ce séisme ?
- L'institut maintient une surveillance continue de l'activité sismique dans les régions à l'aide de stations sismiques réparties stratégiquement à Agadir et dans d'autres endroits. Cela permet de détecter rapidement toute activité sismique potentielle.
Les données sismiques collectées sont analysées en profondeur pour déterminer la sévérité des secousses, leur profondeur, leur emplacement précis et d'autres paramètres essentiels. Nous avons d'ailleurs observé une baisse significative de l'activité sismique.
- Quels sont les enseignements tirés de ce séisme en particulier, et comment contribueront-ils à renforcer la préparation aux séismes à l'avenir ?
- Les séismes comme celui-ci mettent en évidence l'importance de la sensibilisation du public aux risques sismiques. Cela peut conduire à des campagnes éducatives et à des exercices d'évacuation pour mieux préparer la population à réagir en cas de séisme. C'est aussi un signal d'alarme en faveur de l'amélioration des infrastructures, ce qui nécessite une mobilisation collective de toutes les parties prenantes en vue de renforcer la sensibilisation.


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