Fondation Mohammed VI : Lancement de la 9e édition du Concours des Jeunes Nouvellistes    Shobee frappe fort avec "Machi M3ana", un retour explosif qui secoue le rap marocain    « Une expérience-limite de la lettre » : Larbi Cherkaoui repousse les frontières du signe    Maroc : 11 structures saisissent l'ONU contre Israël et sa loi sur la peine de mort visant les Palestiniens    Aéroports du Maroc : Le trafic passagers en hausse de 7,9% en février    Le Maroc réitère son soutien constant aux pays arabes frères face aux agressions iraniennes    OMC : l'échec de Yaoundé, miroir d'un commerce mondial en miettes    Ismaël Saibari sort du silence et s'explique face aux supporters marocains    Morocco FM Bourita holds talks with AU Commission Chair in Rabat    Lamine Yamal frente a los cánticos islamófobos de aficionados españoles    Marruecos: Nasser Bourita recibe al presidente de la Comisión de la UA    Le Président de la Commission de l'Union Africaine, M. Mahmoud Ali Youssouf, a salué, mercredi à Rabat, le rôle central du Royaume du Maroc, sous le Leadership éclairé de SM le Roi Mohammed VI, dans le soutien et la défense des causes africaines.    Nancy : Un forum économique France - Maroc pour l'action et la complémentarité    Droits humains : La présidente de la GANHRI renforce le rôle des institutions nationales    Le Maroc au cœur du tournage de la série biblique «The Old Stories: Moses»    CV, c'est vous ! Ep-91. Yasmine Laraqui, une artiste pluridisciplinaire !    CdM 2026 : les 48 pays qualifiés désormais connus    Classement FIFA : le Maroc maintient sa 8e place mondiale    Attijariwafa bank appelle à la vigilance face à la recrudescence de messages frauduleux    Confiance numérique: Barid Al-Maghrib, 1er opérateur national agréé en horodatage qualifié par la DGSSSI    CPS de l'UA: le Maroc plaide pour le renforcement de l'APSA    Le temps qu'il fera ce mercredi 1er avril 2026    Tanger : le tiktokeur "Moulinex" condamné à 6 ans de prison pour exploitation d'un mineur    Colère des techniciens de l'ambulance, sit-in à Rabat face au blocage des recrutements    Bourita s'entretient avec le Président de la Commission de l'UA    Les Houthis du Yémen revendiquent une troisième attaque de missiles sur Israël    Tourisme : près de 21,4 MMDH de recettes voyages à fin février    Lamine Yamal réagit fermement aux chants racistes et islamophobes après Espagne–Égypte    Espagne–Égypte : Lamine Yamal marqué par des chants islamophobes en tribunes    NASA mission Artemis 2 relance la conquête lunaire avec un vol habité historique    Maroc : le Conseil de la concurrence décrypte la hausse des prix des carburants    Mondial 2030 : la France accélère son partenariat économique avec le Maroc    Namibie. Hausse des prix du carburant dès avril    Genève: Le CNDH met en avant la politique migratoire du Maroc et son action en matière de suivi    Espagne–Maroc : un tunnel clandestin au cœur d'une vaste enquête sur le narcotrafic    Inclusion scolaire des adolescents : une initiative régionale lancée    Maroc-USA : Youssef Amrani désigné « Ambassadeur de l'année »    Maroc–Paraguay (2-1) : les Lions de l'Atlas confirment avec un deuxième succès en amical    Maroc–Paraguay : Ouahbi salue des automatismes prometteurs après la victoire (2-1)    Coupe du monde 2026 : Walid Regragui pressenti pour remplacer Hervé Renard en Arabie saoudite    Gitex Africa 2026 : plus de 50.000 participants attendus    Festival : Luis Fonsi, Busta Rhymes et MC Solaar annoncés au Timeless 2026    Présidence à Djibouti : la bataille électorale est lancée    Guerre au MO : l'Algérie ajuste sa position après un mois de silence    Climat et santé. L'urgence d'une réponse convergente    UE : 1,5 milliard d'euros pour dynamiser l'industrie de défense    IA : le Maroc accueillera le festival [IN]VISIBLE en 2027    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Changements climatiques : Le printemps s'installe plus tôt que prévu
Publié dans L'opinion le 24 - 02 - 2021

Après une vague de froid, des températures en hausse par rapport à la normale sont observées sur l'ensemble du territoire. Un changement de température qui tire ses racines des variations météorologiques. Eclairage.
Il y a quelques semaines, le Maroc avait connu un temps hivernal inhabituel ayant régné sur les quatre coins du Royaume. Cette vague de froid a amené à la prise d'une panoplie de mesures ayant permis aux habitants des régions montagneuses, enclavées et délaissées d'y faire face et d'en atténuer les effets.
A la surprise générale, le froid est en train de nous quitter plus tôt que prévu pour laisser place à un temps ensoleillé et à des températures printanières. Un changement brusque qui n'a rien d'inhabituel aux yeux de Houcine Youaabed, responsable de la communication à la Direction Générale de la Météorologie (DGM). « Depuis presque dix jours, la météo est caractérisée par un temps stable sur la quasi-totalité du Royaume, avec une augmentation de presque 2 à 3 degrés par rapport à la normale », a-t-il indiqué. A ce propos, il nous a expliqué que « cette hausse de température est due au fait que notre pays soit d'abord sous l'influence des anticyclones des Açores, une zone de haute pression atmosphérique, et, ensuite, à une remontée d'air sec et chaud, provenant généralement du Sud-Est ».
Un phénomène météorologique « courant »
Ce phénomène est, en effet, lié aux variations météorologiques que le pays connaît régulièrement, a indiqué M. Youaabed, tout en précisant que la vague de froid observée récemment, atteignant jusqu'à -3 et -5 degrés, était due à une dépression atmosphérique venant d'Europe, et précisément de France. Le responsable à la DGM a également souligné que « cette augmentation de température ne peut pas être perçue comme étant une anomalie météorologique, tout en notant qu'une baisse de température accompagnée de pluies et de chutes de neige sur le Haut et le Moyen Atlas, et probablement dans le Rif sont prévues prochainement ». Toutefois, ces changements, qui viennent à l'improviste, interpellent sur la situation climatique du Maroc, comme en témoigne un nouveau rapport de l'institution de Breton Woods, intitulé « Climat Risk country profil ». En effet, la Banque Mondiale (BM) a dressé un sombre tableau révélant que le Royaume est très vulnérable à la variabilité et au changement climatique, qui impactent déjà plusieurs domaines, en particulier l'eau, l'agriculture et la santé.
« Des vagues de chaleur en hausse »
Au cours des dernières décennies, l'institution s'alarme de plus en plus suite à l'augmentation de la fréquence et l'intensité des événements extrêmes tels que de fortes pluies, entraînant des inondations dans certaines régions ainsi que des sécheresses et des vagues de chaleur dans d'autres. Elle prévoit ainsi que les températures en Afrique du Nord augmenteront de 1,5°C à 3,5°C d'ici 2050, et potentiellement 5°C d'ici la fin du siècle. « Les taux de réchauffement devraient être plus rapides à l'intérieur du pays», a souligné la même source. Pendant ce temps, les projections de la Banque Mondiale montrent une diminution significative des précipitations annuelles à travers le Maroc entre 10% et 20%, et jusqu'à 30% au Sud. «Même sans changement des précipitations, l'évaporation augmentera en raison de la hausse des températures et donc l'humidité de surface du sol diminuera conduisant à de graves pénuries, notamment d'eau», a-t-elle noté.
Siham MDIJI
Trois questions à Saïd El Khatri
« Il faut agir maintenant pour garantir une planète propre aux générations de demain »
Saïd El Khatri, Directeur des Systèmes d'Observation (DSO) chez la DGM, a répondu à nos questions sur la hausse des températures enregistrées au Royaume.
- Quelle analyse faites-vous de cette hausse « subite » de température ?
- Les températures varient doucement durant ces trois mois, à savoir février, mars et avril. Rien n'est désormais inquiétant. Les premiers indicateurs pour l'année courante montrent que la saison prochaine serait de normale à un peu plus chaude que le niveau habituel. Concernant la climatologie du mois de février, si nous prenons Casablanca, la température minimale normale est aux alentours de 10 degrés et la maximale près de 18 degrés, pour évoluer doucement de 2 à 3 degrés de plus. Ce n'est qu'en été qu'une augmentation de plus de 7 degrés se fait sentir, par rapport à février, pour atteindre le maximum en août avec des valeurs de près de 20 et 26 degrés pour les températures minimales et maximales respectivement.
- Ce scénario pourrait-il durer ?
- Notre pays se situe dans une zone très vulnérable aux changements climatiques. Il est placé précisément sur la rive Sud de la Méditerranée. En effet, nous avons déjà enregistré des hausses de températures « anormales » et nous présumons qu'il y aura une augmentation de chaleur assez sensible dans les prochaines années. La variation entre février et l'été est plus importante à l'intérieur du Maroc. A Taza, par exemple, elle passe de 7/17 en février à 21/36 en août.
- Devons-nous accélérer la transition écologique pour prévenir ce genre de phénomènes ?
- Le Royaume est connu à l'échelle internationale pour être bien avancé en matière d'adaptation, d'atténuation et de lutte contre le changement climatique. D'abord, ce n'est pas un pays polluant, ensuite parce qu'il a pris plusieurs mesures pour réduire le gaz à effet de serre dans l'atmosphère, comme en témoigne sa stratégie d'énergies renouvelables. Mais comme nous partageons tous le même globe, toute l'humanité est appelée à faire des actions en la matière en réduisant l'émission de gaz à effet de serre qui reste une condition sine qua non pour juguler l'augmentation de la température. Autrement, l'existence de l'être humain reste en danger.
Recueillis par S. M.
Repères
Maroc-UE : vers une lutte commune contre le changement climatique
Sous le thème « Green Deal Européen : Enjeux et impact sur la relance économique au Maroc », un webinaire, tenu jeudi 11 février, a permis aux décideurs et experts en développement durable de mettre en avant la lutte conjointe du Maroc et de l'Union Européenne (UE) contre le changement climatique, ainsi que l'impact de leurs efforts en faveur de la transition énergétique sur leurs économies. Ces derniers ont rappelé les nombreux partenariats stratégiques et projets communs visant la protection de l'environnement. Ainsi, ils ont mis en exergue les avancées réalisées par le Maroc, ainsi que les efforts du pays en matière de substitution d'énergies fossiles et de l'économie verte dans plusieurs domaines.
Des jeunes marocains tirent la sonnette d'alarme
68% des Marocains, âgés de moins de 18 ans, ont exprimé leur inquiétude sur le changement climatique, qu'ils considèrent comme une urgence mondiale, c'est ce qu'a révélé une enquête, dénommée « Peoples Climate Vote », réalisée par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec la prestigieuse université d'Oxford. D'abord, 52% d'entre eux souhaitent la mise en place de politiques climatiques plus ambitieuses. Ensuite, 44% prêchent pour l'usage de l'énergie solaire, éolienne et renouvelable. Ainsi, 47% militent pour la conservation des forêts et des terres, tandis que 44% défendent l'utilisation de voitures et bus électriques plus propres ou des vélos.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.